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Barcola, 4-3-3, Kvara, etc, 15 pensées rapides sur Auxerre/PSG
Au lendemain d'un Auxerre/PSG (0-1) logiquement gagné malgré un scénario longtemps frustrant, retour en 15 pensées rapides sur le match, les performances de certains acteurs ou encore la séquence actuelle du PSG.

- Si le réalisme face au but est forcément le grand thème du moment, il faut tout de même noter la bonne dynamique d'ensemble du jeu parisien depuis quelques matchs, avec la défaite contre le Paris FC comme point de départ ce qui peut apparaître paradoxal. Mais depuis ce match, le PSG a retrouvé de la présence défensive, concédant très peu d'occasions, une réelle efficacité au pressing et se crée tout de même un nombre très conséquent d'occasions.
- À 0-0, il était tout de même très amusant de lire qu'un score pareil à Auxerre est la preuve d'un projet sportif qui n'avance pas alors que le PSG champion d'Europe 2024/2025 avait signé exactement ce même score au cours d'un match très similaire.
- Après ses 11 arrêts et sa performance exceptionnelle la saison précédente, le gardien d'Auxerre Donovan Léon a légèrement baissé en gamme mais a tout de même sorti une sacrée partie face au PSG. Qu'est-ce que le club de la capitale a bien pu faire au gardien icaunais, pas spécialement auteur d'une grande saison ?
- Même quand il rate beaucoup d'occasions, Bradley Barcola est toujours un élément important si ce n'est capital de l'attaque du PSG. Tant que l'équipe parisienne n'aura pas un autre joueur en mesure d'attaquer aussi bien la profondeur que lui, il sera forcément un candidat au onze de départ.
- Le PSG actuel illustre à la perfection la dichotomie entre le jeu et les résultats. Sur la séquence Paris FC (0-1), Lille (3-0), Sporting (1-2), Auxerre (1-0), le PSG a concédé deux défaites, gagné péniblement à Auxerre et joué réellement une (très) bonne mi-temps contre le LOSC. Mais il s'agit probablement dans le contenu de la meilleure séquence parisienne de la saison avec quatre rencontres dans l'ensemble véritablement dominées, avec un nombre minimal d'occasions franches concédées et pas mal de créées.
- Bien que privé de nombreux milieux de terrain comme il en a convenu après le match, Luis Enrique est donc resté fidèle à son 4-3-3, quitte à placer Ibrahim Mbaye en milieu relayeur droit. Un contraste fort avec ses débuts à Paris, lorsque l'entraîneur parisien alignait une sorte de 4-2-4 sur la pelouse de Newcastle en octobre 2023. Désormais, le système est figé et ce sont les joueurs qui s'adaptent, alors que l'entraîneur parisien suivait plutôt la tendance inverse à ses débuts dans la capitale.
- Voir Barcola prendre l'axe de l'attaque pendant une grosse vingtaine de minutes a été intéressant mais cela semble surtout très circonstanciel. Il y avait de l'espace dans le dos de la défense de l'AJA et personne ne sait mieux attaquer ce genre d'espaces que lui dans l'effectif parisien. Pour en faire une solution pérenne à ce poste, il va falloir que l'habituel ailier développe beaucoup d'aspects de son jeu.
- Ce n'est même plus relevé tant cela semble une évidence mais la qualité technique de Vitinha dans des situations compliquées reste tout bonnement hallucinante. Le milieu portugais ne perd littéralement jamais la balle sous pression et il a des gestes d'une justesse rare lorsque les espaces sont très comprimés. A chaque fois que le ballon est dans un entre-deux entre lui et le joueur adverse, c'est lui qui repart avec.

- Apparu comme un raté Choupo-Motingesque au premier abord, l'occasion loupée de Désiré Doué n'est pourtant pas si facile à convertir, notamment car le ballon est en l'air et un défenseur bien placé. Mais pour un 14e du Ballon d'Or, cela fait tout de même désordre.
- Après plusieurs semaines très faiblardes dans ce domaine, le PSG a enfin retrouvé un peu de dangerosité sur les coups de pieds arrêtés. Vitinha, sur les coup-francs, et surtout Kvaratskhelia sur les corners, ont été de bons tireurs. A méditer pour la suite, Paris se cherchant encore un tireur attitré et performant pour les coups de pied de coin.
- S'il n'aime vraiment pas jouer sur l'aile droite, Kvaratskhelia est tout de même absolument incroyable lorsqu'il décide de partir en dribble depuis ce côté, avec un style unique et des déboulés ravageurs. S'il a finalement été privé de but par un tacle salvateur de Diomandé, le Géorgien a tout de même été tout proche de marquer un but aussi fantastique que face à l'Atalanta en début de saison.
- Si vous ne comprenez pas les notes de la presse du jour, il faut que vous sachiez qu'il y avait du Chablis de disponible au buffet des journalistes.
- Joueur fuyant et particulièrement dur à cadrer, Senny Mayulu souffre en revanche depuis quelques matchs de l'impact physique mis par ses adversaires, ces derniers ayant visiblement trouvé l'antidote pour faire souffrir le jeune Parisien. La progression du joueur de 19 ans passe donc aujourd'hui, entre autres, par une meilleure gestion des contacts ou un renforcement musculaire. Cela peut prendre du temps mais il s'agit d'une étape tout à fait logique de la post-formation d'un joueur finalement lancé jeune, et surtout très fluet, dans le monde professionnel.
- Âgé de 19 ans lui aussi et plus vieux de quelques semaines seulement, Warren Zaïre-Emery rappelle d'ailleurs à chaque duel qu'il est une comète en terme de développement musculaire. Le milieu relayeur reconverti arrière droit est littéralement un tronc d'arbre à partir du moment où il a réussi à poser son appui au sol.
- Le très bon match d'Ilya Zabarnyi est évidemment rassurant, mais il s'explique possiblement aussi par le profil très Premier League de Lassine Sinayoko, attaquant massif et puissant qui a dû rappeler à l'Ukrainien les pluvieux après-midis du Vitality Stadium de Bournemouth. Un duel engagé et franc, bien loin de certains attaquants malins et fuyants qui lui causent tant de soucis.
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