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Un médecin du PSG et Tuchel expliquent la prévention des blessures

Publié le dimanche 26 janvier 2020 à 17:45 par Philippe Goguet
Alors que le PSG a perdu son vice-capitaine Marquinhos sur blessure ce mercredi, un docteur du club et l’entraîneur Thomas Tuchel est revenu sur le travail fourni en amont pour éviter les fameuses blessures. Il est notamment question de gestion au quotidien, de minutes de jeu données avec parcimonie ou encore de prévention en amont.

Le rôle du staff médical expliqué

À quelques semaines d’un Dortmund/PSG que le club parisien espère jouer avec tous ses meilleurs joueurs disponibles, la perte de Marquinhos en milieu de semaine est forcément un coup dur et la prévention des blessures un sujet toujours plus d’actualité au sein du club parisien. Dans France Football, le bien nommé Dr Paris qui travaille dans la section féminine du club a notamment décrit le rôle des médecins : « Dans les clubs, le personnel médical sert de garde-fou. Les joueurs sont des athlètes de haut niveau hyper préparés, surveillés, suivis, qui font très attention à la récupération. »

Mais pour décider, entraîneur et médecin ne sont pas seuls comme il l’explique ensuite : « Les staffs médicaux se sont fortement étoffés : quatre ou cinq médecins, plusieurs kinés et ostéopathes, des podologues, etc. S’il y a un risque de lésion, une échographie ou une IRM est faite sur-le-champ. Ce qui permet une prise de décision sereine pour le match suivant. Les joueurs jouent toujours presque avec la douleur. Le haut niveau, c’est la gestion permanente du risque. Cette gestion s’organise au quotidien entre l’entraîneur et le staff médical qui le conseille. »

« C’est de la stratégie dans la gestion du risque »

Avec même un certain impact sur les choix de l’entraîneur : « Notre collaboration consiste à élaborer un équilibre entre l’entraînement et les soins. Il faut respecter cet équilibre. C’est de la stratégie dans la gestion du risque. On se met d’accord. Par exemple, untel peut jouer 20 minutes et être performant ; s’il joue plus, on risque de le perdre pour six semaines. Si nous percevons un risque immédiat, nous mettons le joueur au repos. Nous ne faisons pas n’importe quoi. »

Tuchel fataliste

Ce samedi, c’est l’entraîneur de la section masculine Thomas Tuchel qui a confirmé cette façon de faire : « On fait toujours attention. Chaque jour, on parle avec les kinés et les médecins avant et après l'entraînement. On trouve des solutions pour gérer les minutes (en match) mais c’est comme ça. » Lors du récent match à Reims, il avait ainsi laissé au repos trois joueurs qui avait beaucoup joué dernièrement à savoir Idrissa Gueye, Thiago Silva et Colin Dagba.

«Cela n'existe pas une équipe qui joue vingt matchs en deux mois et qui n'a pas de blessure»

Cela n’a pas suffi puisque c’est Marquinhos qui s’est blessé, une nouvelle que Tuchel a accueilli avec un certain fatalisme : « On a maintenant trois joueurs blessés, ce sont trois joueurs de trop mais, dans chaque équipe qui joue autant de matchs que nous, il y a des blessés. Cela n'existe pas une équipe qui joue vingt matchs en deux mois et qui n'a pas de blessure. Malheureusement, c'est comme cela. Il n’existe pas d’équipe qui joue deux coupes plus la Ligue des Champions comme nous et n’a pas de blessure. On n'aime pas avoir des blessures mais c'est la réalité. »

Après ce constat, l’entraîneur a simplement rappelé que le club fait pourtant tout ce qui est en son pouvoir pour éviter au maximum les blessures : « On peut seulement dire qu’on fait tout chaque jour, on parle, on fait des vérifications, on fait tout ce tout ce qui est possible pour contrôler la situation mais c’est toujours facile de dire que ce n’est pas suffisant. On parle toujours des blessés mais c’est peut-être parce qu’on a fait cela qu’on n’a pas trop de blessés. » Une version qui peut aussi s’entendre vu que le PSG n’a eu pour l’heure à gérer que des absences se comptant en semaines.

Également interrogé sur la prévention des blessures ce samedi en conférence de presse, Angel Di Maria a quant à lui commenté de façon laconique la possible prévention des blessures : « On travaille tous les jours pour être à 100% et ne pas avoir de soucis physiques. C'est vrai qu'on enchaîne tous les trois jours, qu'on a pas mal de blessés en ce moment, mais on se prépare au mieux au quotidien. Ce n'est pas facile d'éviter les blessures, mais on fait le nécessaire pour ne pas en avoir. » Visiblement, les plus concernés ne sont donc les plus inquiets.



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