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PSG/Monaco (1-2), les performances individuelles

Publié le samedi 5 septembre 2026 à 2:49 par Philippe Goguet
Pas totalement dominant mais jamais vraiment dominé, le PSG s'est malgré tout incliné contre Monaco ce vendredi soir (1-2). Retour sur les performances individuelles des Parisiens au cas par cas.
Pas totalement dominant mais jamais vraiment dominé, le PSG s'est malgré tout incliné contre Monaco ce vendredi soir (1-2). Retour sur les performances individuelles des Parisiens au cas par cas.

Safonov : Son entraîneur l'a encore épargné en conférence de presse d'après-match mais le Russe est pourtant bien fautif sur le second but monégasque, une fois de plus trompé à son premier poteau. Et comme souvent cette saison, les occasions de se rattraper n'ont pas été nombreuses. Le reste de son match est dans sa lignée du moment, donc avec une excellente occupation de l'espace, mais des pieds pas très affûtés pour relancer.

Hakimi : Les semaines passent mais les matches de Hakimi se ressemblent toujours un petit peu. Le Marocain a clairement des jambes, en témoignent ses gros efforts en fin de match pour arracher le nul, mais la fiabilité technique n'est toujours pas au rendez-vous, ou seulement de façon irrégulière. Sa relation technique avec Akliouche est encore perfectible, bien que meilleure, mais c'est surtout dans les gestes offensifs que Hakimi doit faire mieux.

Marquinhos : Le capitaine parisien a passé deux mi-temps assez différentes, et bien à l'image de son équipe. En première période, il a plutôt tranquillement géré les affaires courantes et sa lecture du jeu a suffit pour annihiler les offensives monégasques, avec en prime un vrai but d'attaquant pour ouvrir le score. Sa seconde mi-temps est en revanche moins aboutie en tout, moins dominée, et Marquinhos se fait même salement déposer sur le deuxième but de Monaco. Son manque de vitesse s'est fait sentir sur les contres.

Pacho : Contrairement aux matches précédents, il n'a pas eu besoin de décrocher en permanence pour suivre son adversaire direct et sa première période est excellente face à Brunner, qu'il a totalement éteint dans les duels et empêché d'avoir le moindre poids dans le jeu. Le jeune Allemand a été plus mobile après la pause, ce qui a réduit la domination d'ensemble de Pacho, et l'Equatorien est aussi malheureux sur quelques actions. Il a eu du mal à finir, bien qu'Abline n'ait pas réussi à le mettre dans le mal comme il a parfois réussi par le passé.

Zaïre-Emery : De nouveau positionné en arrière gauche, le jeune Parisien a une fois de plus tenté de faire ce qu'il pouvait et il s'en est beaucoup mieux sorti dans les duels, imposant sa puissance pour récupérer des ballons. A la relance, il a en revanche toujours été un peu gêné par le fait de jouer à gauche mais son pied droit lui a permis de trouver des solutions à l'intérieur. Dans la moitié de terrain adverse, il n'a en revanche pas du tout existé.

Hernandez l'a remplacé et il a récolté un avertissement très vite mais son entrée, bien que loin d'être exempte de tous reproches, a redynamisé un couloir gauche qui en avait besoin. Le champion du monde 2018 n'a pas vraiment verrouillé son côté, mais il a apporté un peu de vie et de présence à son ailier.

Vitinha : Dans un rôle franchement pas clair entre sentinelle et relayeur droit, le Portugais a signé un premier acte très discret, si ce n'est quand il fallait se défaire du pressing de Monaco. Mais cette position bâtarde et peu claire, rappelant celle qu'il occupe parfois avec Beraldo, ne l'a pas aidé. C'est en fin de match, quand Paris courait après le score, qu'on l'a le plus vu et son talent pour trouver des partenaires a été utile, bien qu'insuffisant. Mais quelle étrange partie dans l'ensemble pour le métronome parisien.

João Neves : De retour dans le onze de départ, le Portugais a la plupart du temps évolué dans le rôle le plus axial du milieu. Responsabilisé à la relance, avec un succès assez modéré, mais surtout en charge de surveiller Golovine, Neves a comme toujours beaucoup couru et sa présence s'est faite ressentir. Mais le jeune milieu manque de coffre à cet instant de la saison et il est bien en vue, et en difficulté, sur les buts de Monaco, signe que l'essence manquait sérieusement dans le moteur malgré sa bonne volonté habituelle.

Fabian Ruiz : Positionné sur le côté gauche du milieu, alternant entre une position très excentrée et parfois très centrale, le milieu espagnol a signé un premier acte marqué par un grand nombre de ballons récupérés mais un impact offensif finalement assez moyen, même si c'est bien lui qui lance Kvaratskhelia sur le but parisien. Comme d'autres, il a peu à peu disparu après la pause, ne parvenant plus vraiment à défendre avec efficacité ni à attaquer avec clairvoyance. 

Dro l'a remplacé poste pour poste et il a signé d'entrée une belle percée balle au pied. Son dynamisme a fait du bien au PSG mais ses limites physiques se sont bien faites vues dans les duels à l'approche de la surface adverse.

Doué : Dans un rôle particulièrement libre sur le terrain, le talentueux attaquant parisien a été vu à peu près partout, il a pris des coups de bon nombre de joueurs adverses, il a réussi des actions plutôt valorisées et valorisantes de façon régulière, mais il n'a au final que peu fait de différences. Quelques décalages par ci, des frappes assez peu réussies dans l'ensemble par là, mais du mal à peser de façon constante.

Ferran Torres l'a remplacé pour la fin de match et, dans un rôle pas très clair sur le côté droit, il s'est d'abord signalé par une jolie passe. Il a en revanche totalement disparu ensuite, si ce n'est sur le but de l'égalisation qui lui est refusé pour un hors-jeu antérieur.

Akliouche : Positionné la plupart du temps dans l'axe, mais pratiquement comme un quatrième milieu plutôt que comme un attaquant, l'ancien Monégasque a beaucoup touché le ballon, montrant comme toujours un volume de jeu et une disponibilité franchement appréciables, mais il n'a pas produit grand-chose de positif pour son équipe pour autant. En cause, un nombre bien trop important de touches de balle qui ont surtout ralenti le jeu parisien et laissé à Monaco le temps de s'organiser. Les bonnes intentions sont là, criantes, mais la réalisation est encore bien loin d'être au même niveau.

Dembélé l'a remplacé et il a comme souvent mis bien du temps à se lancer, ratant ses dix premières minutes. Il s'est franchement mis en route en fin de match et, avec une passe décisive annulée pour un petit hors-jeu mais surtout deux frappes proches de l'égalisation, il a montré tout le poids qu'il a dans l'attaque parisienne. 

Kvaraskhelia : De nouveau titulaire et positionné très à gauche au point de se retrouver parfois très coincé le long de la ligne de touche, le Géorgien a montré un certain renouveau technique, avec notamment des contrôles de balle bien plus propres et quelques jolies actions. Sa passe décisive est impeccable et l'impression générale heureusement meilleure dans l'ensemble. Mais le déchet a encore été énorme dans les dribbles, avec des rushs balle au pied qui n'ont strictement rien donné la majeure partie du temps, si ce n'est des balles de contre pour Monaco.

Godts l'a remplacé poste pour poste et le Belge a clairement du ballon, avec une belle technique et une vraie élégance. Toujours prompt à provoquer et à tenter de faire des différences, il peine toutefois beaucoup dans le dernier geste et a pour l'heure bien du mal à être concret dans le dernier tiers du terrain. Il ne se cache clairement pas, mais ne fait pas encore de vraies différences.


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