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PSG 2.0 : Luis Enrique poursuit sa quête d’imprévisibilité

Publié le mardi 14 avril 2026 à 18:31 par Victor Lefaucheux
Avant le match retour contre Liverpool, un article particulièrement intéressant sur le jeu de position que perfectionne Luis Enrique au PSG a été proposé sur Sky-Sport Suisse par Victor Lefaucheux, un analyste tactique bien connu de notre site. En voici un extrait de quelques paragraphes.
Avant le match retour contre Liverpool, un article particulièrement intéressant sur le jeu de position que perfectionne Luis Enrique au PSG a été proposé sur Sky-Sport Suisse par Victor Lefaucheux, un analyste tactique bien connu de notre site. En voici un extrait de quelques paragraphes.

En surclassant Liverpool de façon spectaculaire, et inédite à ce niveau, le PSG a fait étalage de ses variations, toujours plus nombreuses. Dans une évolution de son schéma et de son animation, Luis Enrique active des leviers qui lui permettent de prendre à revers y compris les blocs les mieux organisés préventivement. Une quête d’imprévisibilité nécessaire et quasi-utopique face à laquelle les Reds - battus 2 à 0 - font presque une bonne affaire en limitant ainsi la casse avant le retour, malgré une rupture défensive littéralement inéluctable face à tant de variations.

Luis Enrique cherche toujours à perfectionner son PSG 

6 dehors

C’était le premier enseignement du prometteur hiver 2025, après un automne ingrat, et le premier acte tactique fondateur de la révolution Lucho au PSG : 5 joueurs extérieurs et 5 joueurs intérieurs, plutôt que 5 joueurs en base et 5 joueurs finisseurs.

Intégré au "cinq intérieur", Vitinha – mobile et tonique - se distingue donc des autres références au poste par une grande mobilité et une activité plus haute que celle d’un pur 6. Sa projection en finale avant de servir Doué en est le meilleur exemple.

L’idée fondamentale de ce jeu de position 2.0 à la sauce Lucho : les cinq joueurs extérieurs qui sont donc autour du (et non devant le…) bloc adverse garantissent de sécuriser la possession.

À l’inverse, le cahier des charges des joueurs intérieurs est quant à lui basé, sur la proximité. C’était déjà un élément important de la submersion de Liverpool, l’an dernier.

L’organisation du PSG face à Liverpool l’an dernier : on voit le 433 suffoquer face à tant de lignes de passe intérieures, alors que Vitinha est légèrement plus bas

Bien sûr, en 2026, et surtout en C1, les adversaires ont tout le loisir de disséquer les habitudes offensives du PSG. Et d’anticiper préventivement, avec le plus grand soin, l’annihilation de ses circuits favoris. Vainqueur au Parc en novembre, le Bayern avait assigné Gnabry et Kimmich au marquage exclusif du métronome Portugais.

Illustration du type d’adaptation adverse que les variations du PSG cherchent à annihiler : le Bayern avait donné pour mission stricte à Kimmich et Gnabry de neutraliser Vitinha

Ainsi, Lucho et son staff, dans une quête d’imprévisibilité et de contrôle, ont fait évoluer la formule offensive du PSG sur deux aspects :

- La pointe basse quitte en quelque sorte le groupe des cinq intérieurs, pour rejoindre les extérieurs.

-> 6 dehors et 4 dedans, donc.

- Une aptitude de la quasi intégralité du XI à permuter les positions, non-seulement au sein de chaque groupe, mais également entre les positions intérieures et extérieures.

-> La "nouvelle" pointe basse (parmi les quatre intérieurs) n’est jamais la même. 6-(1-3), donc.


6 dehors – 4 dedans. Presque tous les joueurs se relaient à ce poste de "nouveau 6" alors que la pointe basse du cinq intérieurs a changé d’équipe

L’an dernier, l’un des enseignements négatifs du malheureux match aller (également sur-dominé par les Parisiens) était l’incapacité de Vitinha à servir convenablement les joueurs intérieurs, alors que leur proximité et leur mobilité avaient fait le nécessaire pour confondre l’adversaire.

Ainsi, si le PSG a continué à multiplier ses options offensives dans ce qui convient d’appeler un 3-1-2-2-2-0 (les intérieurs sont en gras), il a particulièrement fait en sorte de n’offrir aucun repère individuel fixe à l’adversaire, et spécialement dans cette position de pointe basse.

Inéluctable erreur adverse : le calvaire de Gravenberch

Sortie de ce contexte, la décision de Gravenberch de lâcher le marquage de Kvara sur le 2-0 pourrait être assimilée à une erreur grossière du Néerlandais… on va le voir, le cauchemar que vont lui faire traverser les incessantes permutation d’un PSG en ultra-contrôle avec ce joueur extérieur supplémentaire ne pouvait augurer d’une autre fin.

Assigné au joueur (…) dans sa zone, Gravenberch, 6/8 droit du 5212 de Slot, lâche la course de Kvara sur le 2-0

Sur les six minutes, d’une possession toute exclusive, qui précèdent le second but, la position de "pointe basse" va être échangée pas moins 15 fois, avec des "6 temporaires" tels que Doué, Kvara ou encore Dembélé. Cet échange incessant entrainant mécaniquement une rotation des autres positions extrêmement difficile à gérer pour les défenseurs et les milieux rouges.

La suite de cet article passionnant est à retrouver sur le site de Sky-Sport Suisse ici.

NB : Cet extrait a été publié avec l'autorisation de l'auteur et de Sky-Sport Suisse.


Vous pouvez retrouver les commentaires de l'article sous les publicités.
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