Le PSG a enchaîné une troisième victoire consécutive toutes compétitions confondues ce dimanche en battant Marseille dans le Classique (1-2). Comme à Brest dimanche passé, la prestation parisienne n'a pas été pleinement convaincante.
Le PSG a eu du mal face à un OM agressif
Peu de personnes, supporters ou simples observateurs, auraient prédit avant la rencontre que le PSG buterait autant sur l'OM ce dimanche soir. Au vu des dynamiques complèment opposées des deux équipes ces derniers matchs (deux victoires pour Paris, quatre défaites pour Marseille), la tendance était clairement à une victoire, nette, des doubles champions d'Europe en titre au Vélodrome.
Mais dans un mélange d'imprécisions, de manque d'inspiration et de bousculades phocéennes, Paris a souffert pour remplir sa mission dans le stade marseillais (1-2). Une heure d'une copie collective assez fade et de prestations individuelles variant entre le moyen, le passable et le décevant. La possession a été stérile et les éclairs trop peu lumineux. On a ensuite cru que le match avait tourné à l'heure de jeu. Quand Ferran Torres, qu'on attendait titulaire, est entré à la place de Khvicha Kvaratskhelia.
Sur l'un de ses premiers ballons touchés, l'homme en forme du moment a signé son 7ème but en six matchs, à la réception d'un centre dans la surface de réparation, bien sûr. Le champion du monde a concrétisé le temps fort de Paris, mais celui qu'on n'attendait encore moins, Angel Gomes, a remis les compteurs à zéro en trompant Safonov (72ème). Une réaction qui n'a pas plu à Marquinhos.
Marquinhos, un autre but qui vaut cher
Le capitaine parisien continue de marquer des buts importants pour le PSG cette saison. Après sa tête égalisatrice à Lille (2-2) et son ouverture du score contre Monaco (1-2), Marquinhos a surgi dans les six mètres juste après l'égalisation d'Angel Gomes pour redonner l'avantage à son équipe (1-2, 74ème). Le recordman de matchs joués sous les couleurs parisiennes est actuellement le deuxième meilleur buteur de son équipe en Ligue 1 avec trois réalisations qui valent chères
Car ce soir, tout autre résultat qu'une victoire aurait été une contre-performance pour le Paris Saint-Germain. Il lui fallait se rassurer lui-même, après un début de saison poussif sur la scène nationale. Grâce à cette victoire, le PSG remonte à la 6ème place en Ligue 1, avec cinq points de retard sur le leader Monégasque. Il lui fallait, aussi, enfoncer son rival éternel en lui infligeant une cinquième défaite consécutive toutes compétitions confondues. Une première dans l'histoire de l'OM. Evidemment que Marquinhos l'avait dans un coin de sa tête.
Des ailes moins virevoltantes
Bruno Genesio avait bien préparé son coup. L'entraîneur de l'OM avait compris que depuis deux matchs, les côtés étaient (re)devenus les points forts du PSG. Ce soir, il a donné une consigne claire à ses joueurs : le marquage à deux sur Désiré Doué et Khvicha Kvaratskhelia, alignés respectivement à droite et à gauche de l'attaque parisienne. Une stratégie qui a, un temps, été payante pour Marseille. Les deux attaquants parisiens ont eu un mal fou à faire des différences tout au long de la rencontre.
A gauche, le Géorgien a surtout dû combiner avec Nuno Mendes ou Fabian Ruiz pour créer du danger, car quand il était seul face à deux joueurs, sa seule option était de ressortir derrière. Il aura fallu attendre la 49ème minute pour enfin le voir tirer, et la 59ème pour que Ferran Torres le remplace. Sur l'autre aile, c'était peut-être un peu mieux pour Désiré Doué, qui s'est parfois beaucoup compliqué la vie mais qui a eu le mérite d'être décisif sur le but de Ferran Torrres.
Face à cette difficulté, Ousmane Dembélé a terminé la première période à droite, pour tenter d'apporter quelque chose. Il est resté sur le côté après l'entrée de Ferran. Sans plus de réussite que ses partenaires, et sans davantage de succès que ce qu'il a réalisé dans l'axe. Décisif lors des deux derniers matchs, le Ballon d'Or a manqué une balle de but de la tête (42ème), et vu sa belle remise dans l'axe réduite à néant face à l'imprécison de Kvaratskhelia (52ème). Une prestation très brouillon.