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OM/PSG (1-2), les performances individuelles

Publié le lundi 21 septembre 2026 à 2:33 par Philippe Goguet
Malgré une première période très pauvre et une égalisation concédée peu après l'ouverture du score, le PSG s'est imposé sur le terrain de l'OM, et de façon logique dans l'ensemble. Retour sur les performances individuelles des Parisiens au cas par cas.
Malgré une première période très pauvre et une égalisation concédée peu après l'ouverture du score, le PSG s'est imposé sur le terrain de l'OM, et de façon logique dans l'ensemble. Retour sur les performances individuelles des Parisiens au cas par cas.

Safonov : Le gardien russe a encore été trompé à son premier poteau mais l'erreur est moindre vu l'angle que s'était ouvert Angel Gomes après avoir effacé Pacho. Pour le reste, Safonov a été très propre dans son but, toujours bien placé sur les tentatives lointaines de l'OM. Avec ses pieds, il n'a jamais hésité à allonger lorsqu'il sentait la menace approcher, parfois un peu trop vite toutefois.

Zaïre-Emery : De retour au poste d'arrière droit en l'absence de Hakimi, le toujours jeune Parisien (20 ans) n'a pas franchement marqué des points ce dimanche soir. Il a rarement été mis hors de position ni même spécialement été dominé dans les duels mais il a été dans l'ensemble d'une neutralité terrible. Son manque de repères offensifs s'est bien fait sentir et l'absence de connivence avec Doué devant lui n'a pas aidé, particulièrement en première période.

Marquinhos : Le capitaine est décidément l'homme des buts qui soulagent en ce début de saison et Paris lui doit les trois points avec cette réalisation en deux temps. Mais défensivement, l'histoire a été bien moins belle. En début de partie, Marquinhos a même été particulièrement dans le dur, pris dans son dos ou débordé par Paixao. A ses difficultés défensives s'est ajouté un déchet pour le moins important à la relance avec de nombreux ballons rendus en tentant de relancer proprement. Le Brésilien est heureusement monté en puissance en seconde période et ses interventions vers l'avant grâce à sa bonne lecture du jeu et son sens de l'anticipation ont souvent permis au PSG de jouer haut.

Pacho : Qu'il serait injuste de retenir du match de l'Equatorien ce dribble subi face à Angel Gomes sur l'égalisation, quand bien même le colosse parisien s'est fait avoir comme un bleu. Car si cette erreur bien visible ternit très largement son match, Pacho a été impeccable durant tout le reste de la rencontre. Des duels gagnés au sol comme dans les airs, des couvertures sur le côté, des sauvetages dans la surface, le central gauche parisien a étalé toute sa panoplie.

Nuno Mendes : Le dragster portugais a formidablement représenté ce PSG vainqueur grâce à une seconde période accomplie, mais capable de frôler l'égalisation à la dernière seconde après une perte de balle très évitable. Après une première période où Nuno Mendes est peu à peu monté en régime, provoquant déjà le premier avertissement de Weah et quelques coups de chaud dans la surface adverse, il a été absolument intenable en seconde période. Ses rushs sur son côté n'ont jamais pu être stoppés et ses excellents centres et remises ont forcément payé, Marquinhos convertissant l'un de ses bijoux. Il fait même expulser Weah et aurait pu être passeur décisif à au moins trois reprises.

Vitinha : Ce n'est pas encore ce dimanche qu'on a retrouvé le Vitinha qui dirige absolument tout au sein de l'équipe parisienne et l'attaque à deux de l'OM a bien contribué à lui couper sa relation avec le reste de ses partenaires. Le petit Portugais a mieux réussi à peser en seconde période, mais sa première période a été anonyme et plus marqué par quelques jolis coups de patte défensifs que par un quelconque danger offensif. Comme les autres, ce fut mieux après la pause, mais pas transcendant pour autant vu le niveau qu'il a pu atteindre.

João Neves : Si Vitinha peine à monter en puissance, son compère portugais de l'entrejeu est quant à lui en train de retrouver peu à peu l'intégralité de ses moyens et de son influence sur le terrain. Son impact défensif est désormais bien établi et il a été fort utile en début de match quand l'OM était entré dans la partie sans peur. Capable d'équilibrer tout le bloc parisien par ses jallissements et son contre-pressing, Neves a même réussi à avoir du poids dans la surface adverse en seconde période, surgissant sans succès sur des coups de tête et se loupant sur un centre en retrait. 

Fabian Ruiz : Après un début de match très propre et marqué par une intervention défensive impeccable dans sa surface sur un contre, l'Espagnol a bien représenté ce PSG qui se met à déjouer et, fait rare, joue un peu à l'envers. Quelques passes faciles qui n'arrivent pas, des difficultés à combiner et l'impression de voir une équipe qui balbutie avec un Ruiz qui court dans le vide au pressing. 

Akliouche l'a remplacé poste pour poste pour la dernière demi-heure et lui non plus n'a pas vraiment su trouver sa place dans ce rôle de relayeur gauche parfois très avancé. Passé en fausse pointe pour la fin de match, il a été plus trouvé mais a de nouveau raté une énorme occasion. 

Doué : Positionné à droite de l'attaque, il a été d'assez loin le meilleur joueur offensif parisien en première période même si ses frappes n'ont pas trouvé mouche et qu'il a eu régulièrement du mal à faire des différences par le dribble. Mais lui se déplaçait, envoyait des transversales efficaces, créait des décalages et se projetait dans la surface. Son début de seconde période est excellent, avec des occasions créées en nombre, mais c'est depuis la gauche qu'il a finalement réussi à être décisif d'un centre superbe sur la tête de Ferran Torres. Ses difficultés dans les tirs restent un point noir.

Beraldo l'a remplacé pour la fin de match afin d'étoffer le milieu de terrain et le Brésilien a signé une excellente entrée. Prompt à récupérer à des ballons très haut, il s'est aussi signalé par une belle capacité à les distribuer.

Dembélé : Initialement positionné dans un rôle axial qu'il a souvente quitté pour tenter d'être le meneur de jeu de l'équipe, le Ballon d'Or a régulièrement été trouvé mais qu'il a mal utilisé la balle... Ses petits centres plongeants n'ont pratiquement jamais été dangereux et son match comporte un nombre hallucinant de ballons perdus ayant offert des contres. C'est même sur l'un d'eux que Marseille a égalisé et Dembélé ne s'est pas beaucoup battu pour les récupérer. A son crédit toutefois, une formidable remise pour Kvara qui aurait pu marquer, mais cela ne peut pas effacer l'énorme sensation de gâchis permanent dans son utilisation du ballon.

Godts l'a remplacé pour un gros quart d'heure et le Belge plein d'envie a réussi à se signaler. Un carton jaune provoqué, une passe en profondeur délicieuse pour Neves et quelques jolies actions à son crédit.

Kvaratskhelia : Titulaire presque surprise sur le flanc gauche de l'attaque, le Géorgien n'a pas retrouvé son coup de rein qui a fait des ravages la saison passée mais il a au moins été utile collectivement en donnant plusieurs bons ballons à ses partenaires côté gauche, particulièrement Nuno Mendes. En seconde période, il commençait enfin à se mettre en position de marquer avec plusieurs frappes consécutives au moment où Luis Enrique a décidé de dire stop.

Ferran Torres l'a remplacé pour une grosse demi-heure et l'ailier entré à droite n'a pas mis bien longtemps à couper plein axe un centre parfait de Doué pour ouvrir le score. Pas souvent trouvé dans le jeu, l'Espagnol a pourtant bien failli signer un doublé tant sa capacité à être au bon endroit au bon moment et à déclencher vite est précieuse. Le super-remplaçant a encore frappé.

 


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