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Les nuits d'Europe du PSG racontées par ses supporters : les années Luis Enrique

Publié le samedi 30 mai 2026 à 12:40 par Rédaction
Ce samedi 30 mai 2026, le Paris Saint-Germain disputera sa troisième finale de Ligue des Champions, pour ce qui sera sa cinquième finale européenne. Depuis près de quarante ans, nos rouge et bleu nous ont fait vibrer en coupes d’Europe, en attendant un nouvel exploit contre Arsenal ? Pour patienter jusqu’au match, CulturePSG vous propose de revivre douze grandes nuits européennes parisiennes, racontées par ses forumeurs. Aujourd’hui, pour le dernier de nos quatre articles dédiés, focus sur le PSG de Luis Enrique en Europe.
Ce samedi 30 mai 2026, le Paris Saint-Germain disputera sa troisième finale de Ligue des Champions, pour ce qui sera sa cinquième finale européenne. Depuis près de quarante ans, nos rouge et bleu nous ont fait vibrer en coupes d’Europe, en attendant un nouvel exploit contre Arsenal ? Pour patienter jusqu’au match, CulturePSG vous propose de revivre douze grandes nuits européennes parisiennes, racontées par ses forumeurs. Aujourd’hui, pour le dernier de nos quatre articles dédiés, focus sur le PSG de Luis Enrique en Europe.

La première partie sur les années 1990 est disponible ici.

La deuxième partie sur les années 2000 est disponible ici.

La troisième partie sur les années 2010 est disponible ici.

22 janvier 2025 – Phase de ligue de Ligue des Champions (J7) – PSG / Manchester City – Par cyba79

La Ligue des champions 2024-2025 est la soixante-dixième édition de la Coupe d'Europe des clubs champions et cette édition connaît un changement de format. La traditionnelle phase de poules laisse place à un mini-championnat de trente-six équipes dans lequel chaque équipe joue huit matches. Les huit premières places sont qualificatives pour les huitièmes de finale, et les seize suivantes pour les barrages.

Avant cette septième journée, nous sommes virtuellement éliminés, étant classés 25èmes du classement. Après la cruelle défaite au Parc 2-1 face à l’Atlético Madrid lors de la 5ème journée, les joueurs ont su rebondir avec une victoire salutaire (3-0) sur la pelouse de Salzbourg mi-décembre. Ce match au cours duquel Désiré Doué inscrira son tout premier but sous les couleurs parisiennes permet aux hommes en rouge et bleu d’avoir leur destin entre leurs pieds. Notre adversaire du jour, lui, est 22ème avec un point de plus que nous au compteur, et une victoire nous permettrait, comme les hirondelles, d’entrevoir la possibilité de migrer au printemps vers le gratin européen. 

Le premier souvenir que j’ai de ce match, c’est la météo so British ce soir-là, et étant d’un naturel profondément optimiste, une heure trente avant le coup d’envoi, j’ai ce bref échange avec un habitué du forum :
- Rjay : J'associe les soirs de pluie comme celui-ci à nos plus cruelles désillusions.
Ce à quoi je lui réponds :
- Ne sois pas pessimiste Rjay, il y a des soirs de pluie magiques.

La première mi-temps est largement dominée par notre équipe, mais le réalisme fait défaut. Je suis confiant mais une pointe d’inquiétude m’habite tout de même car le scénario cruel d’un match sans réussite comme celui contre l’équipe de Diego Simeone traverse mon esprit. Le pressing exercé par nos joueurs est bon et Luis Enrique semble avoir trouvé des schémas de relance adaptés pour contrer et mettre en danger l’équipe de Pep Guardiola.

Juste avant la mi-temps, je crie de soulagement quand Hakimi ouvre le score mais je suis rapidement dégoûté après l’annulation du but par la VAR, car durant l’action, Nuno Mendes est hors-jeu sur une passe de Lee. L’image 3D de ce genou qui dépasse est cruelle. Quand ça veut pas !.. Mi-temps, 0-0. Durant la pause, j’y crois en pensant à la théorie du ketchup : si on ouvre le score, on les poutrera. Je compte sur le retour de Dembélé à la place de Lee pour amener cette folie et sa maîtrise technique afin de débloquer le verrou anglais. Côté anglais, quand je vois que Grealish va faire son entrée pour la seconde mi-temps, je me dis que ce serait tellement PSG si il nous plantait un but alors qu’il ne met plus un pied devant l’autre depuis le sacre en C1 des Citizens un an et demi auparavant.

A la cinquantième minute, je suis dépité lorsque ma mauvaise pensée se réalise et, calice jusqu’à la lie, ce même Grealish est également passeur décisif trois minutes plus tard pour servir Haaland. 0-2 au tableau d’affichage. Je ne vais pas vous cacher que ma nature très optimiste en prend un gros coup, mais je n’ai pas vraiment le temps de gamberger car Barcola, tel une gazelle, sème Nunes depuis le rond central avant de servir Dembélé qui a fait le pas de recul parfait pour se démarquer avant de crucifier Ederson. 

On revient à 1-2 et j’y crois dur comme fer, je poste sur le forum ce message dans le topic du match : « Ça sent le soufre et le retournement de situation pour nous ». Je retrouve des couleurs, est-ce l’heure du ketchup ? OUI, à la 60ème minute, les mouches ont changé d’âne, comme disait Thierry Roland, et Barcola égalise après un service de Doué, la barre transversale nous ayant été favorable après le tir de notre numéro 14. On prend, d’autant plus qu’on le mérite sur l’ensemble du match.

Notre équipe est déchaînée, et après une main non sifflée de Haaland dans sa surface, on continue à les pilonner, p*tain on va le faire, allez allez PSG comme dirait un de nos anciens entraîneurs d’origine basque. La connexion portugaise va faire merveille, et à la 78ème, Neves reprend victorieusement de la tête un coup-franc parfait de Vitinha, ça y est on est devant, mais il ne faut rien lâcher. Un quatrième but serait bienvenu pour le goal average et soulager nos cœurs fébriles de supporters. La délivrance viendra dans les arrêts de jeu par Ramos, après un nouvel appel à la VAR pour un possible hors-jeu. Je revois encore la course de notre attaquant portugais vers les tribunes après la validation du but ! 4-2, et la fin du match arrive dans la foulée.

Si je devais retenir, une seule image de ce match, c’est Barcola au milieu de terrain qui sonne la révolte en se jouant de Nunes. Quelque part, cette soirée a constitué le premier match du reste de notre saison 2024-2025. Ce soir-là, à 0-2, beaucoup ont dû penser qu’on était maudits, et il est probable que ces mêmes personnes ont eu le même sentiment quand Balogun inscrivait son second but cette saison, en barrage aller à Louis II. Puisse la conclusion de cette campagne de C1 être la même que l’an passé. J’ai vraiment un coup de cœur pour ce match qui m’a fait vivre tant d’émotions en passant de la frustration au dépit, de l’espoir à la joie pour finir par la délivrance et une sensation de légèreté. La météo pluvieuse a ajouté du sel à ce match qui par sa dramaturgie et sa finalité pourrait être qualifié de match « fondateur » dans la quête de notre première C1.

Comme à mon habitude, j’ai regardé ce match seul, en streaming sur mon ordinateur avec des commentaires russes, car depuis plus de 15 ans je ne supporte plus les commentaires français à l’égard de notre Club. Le PSG c’est mon refuge et mon plaisir perso, je n’aime pas être parasité devant les matchs, j’aime être dans ma bulle et les seules personnes avec qui je partage ces moments, ce sont les membres du forum CulturePSG, avec qui j’ai tant plaisir à échanger.

Le fait de regarder les matches en interagissant avec eux, avec vous, me donne un sentiment d’appartenance à un groupe de passionnés qui, eux seuls, peuvent comprendre mon amour pour notre club. J’ai le souvenir que ma femme et ma fille dormaient profondément quand João Neves a inscrit son but de la tête, et j’ai dû prendre énormément sur moi pour ne pas hurler de joie. Je me suis levé d’un seul coup au risque de faire tomber le PC portable sur mes genoux, et j’ai serré fort les poings de rage en mimant Rashidi Yekini qui envoyait le ballon dans les filets d’un stade texan à la Coupe du Monde 1994. Oui, on peut être un peu con quand on est supporter, et ça peut nous mettre dans un état second, mais au fond c’est aussi pour ce genre d’émotions que le sang rouge et bleu coule dans nos veines.

Résumé vidéo : 

Composition du PSG : Donnarumma - Hakimi, Marquinhos, Pacho, Mendes - Neves, Vitinha, Ruiz (Zaïre-Emery, 61e) - Doué (Ramos, 61e), Lee (Dembélé, 46e), Barcola (Hernandez, 81e). Entraîneur : Luis Enrique.

Buts : Grealish (50ème), Haaland (53ème), Dembélé (56ème), Barcola (60ème), Neves (78ème), Ramos (90ème).

31 mai 2025 – Finale de Ligue des Champions – PSG / Inter Milan – Par Vasco

Après tant d'années...

Un chant de supporters a-t-il déjà aussi bien porté son nom en ce soir du 31 mai 2025, où le PSG du maestro Luis Enrique dispute la seconde finale de Ligue des Champions de son histoire contre l'Inter Milan ? Après sa première finale perdue contre le Bayern lors d’un Final Four « covidesque », notre équipe a une nouvelle occasion de remporter le Saint-Graal du football européen, trophée tant convoité par l’actionnaire qatari depuis l’acquisition du club à l’été 2011.

Après une première demi-saison qui faisait douter les plus optimistes, et le match contre City qui fut un déclic, les pauvres Brestois vont eux aussi faire les frais du renouveau parisien avec un score cumulé de 10-0 lors d’un nouveau et premier seizième de finale aller-retour. Aux tours suivants, notre PSG continue sur sa lancée, et renverse les cadors de la Premier League :Liverpool, Aston Villa puis Arsenal.

C’est donc avec le plein de confiance, et ironie du sort, dans l’antre de son adversaire d’août 2020, que Paris va devoir une nouvelle fois faire usage d’une maîtrise parfaite de son art du football, et montrer qu’il n’y a rien de mieux sur la planète football en ce printemps 2025.

Loin de Munich, après un barbecue très frugal, on s’enferme avec mes filles et des amis dans un sous-sol transformé en un volcan prêt à entrer en éruption, on attend fébrilement le coup d’envoi. Je ne suis pas certain d’avoir déjà été aussi tendu. J'ai même presque envie de virer tout le monde et de m’enfermer seul avec Luis Enrique et ses gladiateurs. La musique de la Ligue des Champions me fait hérisser les poils… On y est, c'est maintenant : Messieurs, délivrez-nous ! Monsieur Kovacs siffle le début du match et il n’y a déjà plus d’ongles à ronger.

Après quelques minutes d’observation, nos Parisiens, comme à leur habitude, confisquent le ballon et font courir les joueurs milanais. Il faut vraiment attendre dix minutes avant de voir les Italiens enchaîner quelques passes, sans succès. Les premières tentatives des rouge et bleu ne sont pas couronnées de succès, mais à la douzième minute, une nouvelle récupération haute de Pacho, suivie de huit passes réussies, permettront à Hakimi après un sublime mouvement Ruiz-Vitinha-Doué d’ouvrir le score on ne peut plus logiquement. Classe, le Marocain ne célèbre pas face à son ancien club. A contrario, dans le sous-sol, c’est le chaos, tout le monde se prend dans les bras. Moi, je hurle et j’embrasse ma plus jeune qui se demande un peu si son père n’est pas devenu taré.

Si les Italiens n’y sont pas, c’est avant tout à cause du fameux contre-pressing « enriquesque » des joueurs de la capitale et d’une précision chirurgicale dans leur schéma de passes. Statistique incroyable : avant ce but (le premier pour le PSG en finale de C1), l’Inter n’avait été mené que 17 minutes durant cette campagne 2024-2025.

Par la suite, la pression parisienne s’avère sans relâche, et on sent dans les regards adverses une sorte d’impuissance. Les Interistes tentent timidement de réagir mais sans réellement être dangereux, et c’est après la première tentative offensive milanaise que Paris place une contre-attaque éclair. Pacho, en évitant acrobatiquement un corner, relance directement sur Kvaratskhelia. Le Géorgien passe à Dembélé qui remonte le terrain sur le côté gauche avant de servir Doué à l’opposé. Sa demi-volée détournée par Di Marco laisse Sommer impuissant ! Nouveau n’importe quoi à la maison, nouvelle embrassade, nouvelle « gênance » de mon ado qui commence enfin à se prendre au jeu. Si elle n’avait pas compris ce que le PSG représentait pour son géniteur, elle en prend finalement conscience, un soir de finale.

Après vingt minutes, Paris mène logiquement 2-0. Et on se demande si on pourra garder le rythme, on se dit qu’il y aura forcément un coup de mou à venir. Cela étant, les hommes de Luis Enrique dominent le reste de la première mi-temps, et les joueurs retournent au vestiaire. Quant à nous, on remonte à la surface s’enfiler une bière bien méritée. On aura bien sué...

Le début du second acte commence sur les chapeaux de roue, et les deux équipes vont avoir chacune l’occasion de faire trembler les filets adverses. Paris continue de presser et le gardien interiste va toujours avoir un Dembélé, hargneux au pressing, plus que déterminé à ses trousses, lui laissant très peu de temps à chaque fois de relancer vers les siens. L’équipe d’Inzaghi continue de se montrer sans oxygène et inefficace. Le but du K-O arrive à la 63ème minute, après une nouvelle démonstration collective ponctuée par un but de Désiré Doué. Le génial Vitinha va toucher quatre fois le ballon sur cette action expresse de huit passes, dont la dernière savamment dosée permettra au héros du soir d’inscrire son second but et d’écrire un peu sa légende. Au sous-sol, c’est le délire total, je n’ai plus de voix et je commence à y croire tout doucement. Faut pas déconner, ils ne peuvent pas remonter trois buts après avoir autant pris le bouillon !

C’est à ce moment-là que Luis Enrique décide de sortir l’ancien Rennais, averti pour avoir accroché son maillot sur le poteau de corner. Barcola prend alors sa place. La soirée cauchemardesque des Italiens ne s’arrêtera pas là puisque dix minutes plus tard, Kvaratskhelia scellera définitivement le sort d’une rencontre que nos Parisiens ont dominé de la tête et des épaules. Lancé par Dembélé dans la profondeur, l’ancien de Naples gagne son face à face et fait sortir le banc parisien jusqu’au point de corner, joueurs et staff comme un seul homme. Luis Enrique finira dans les bras de Zaïre-Emery, et mon autre fille sautera dans les miens. 4-0 !

L’Inter essaie de sauver l’honneur, et Donnarumma stoppe son premier tir à la 75ème. Mais les Parisiens sont toujours à fond, à l’image de Kvaratskhelia qui continue à s’arracher pour annihiler les montées de Dumfries. L’entraîneur parisien permet alors à trois nouveaux joueurs de profiter de la fête en faisant rentrer Mayulu, Zaïre-Emery et Ramos. Une minute plus tard, Warren porte le ballon depuis son camp, passe à Mayulu qui s’appuie sur Barcola qui lui remet le ballon et marque un but somptueux, tant par la réalisation que par cette succession de passes entre entrants, qui conclut une action qui aura débuté dans les pieds du portier parisien. La folle course de célébration du titi Mayulu restera gravée dans les mémoires.

5-0, le réalisateur incruste des images de la coupe qui commence à être gravée au nom du club de la capitale, notre club ! On lit alors sur les visages du staff et de certains joueurs une émotion extrême. Notre capitaine courage Marquinhos n’attendra pas le coup de sifflet final pour fondre en larmes, réalisant avant même la fin du match la portée de ce qu’a accompli son équipe en ce 31 mai. Kimpembe, qui comme Marqui aura été de toutes les désillusions européennes depuis 2017, ne peut lui non plus retenir ses émotions, ponctuant ainsi sa très belle aventure parisienne par le sacre ultime.

A la maison, la joie est indescriptible. J’embrasse mes filles et je les envie un peu, elles n’auront pas attendu la cinquantaine pour voir mon PSG non pas sur le toit de l’Europe, mais plus haut encore. Je continue à regarder béat les images des joueurs et du staff en communion totale avec les supporters présents à l’Allianz Arena.

A 850 kilomètres de là, la Tour Eiffel s’illumine de bleu et rouge tandis que le Parc des Princes offre un feu d’artifice à ceux qui assistaient au match depuis le stade, lors d’une soirée mémorable du côté de la Porte de Saint-Cloud comme à Munich, et à bien d’autres endroits encore. Paris et sa banlieue fêtent une nouvelle libération. On l’a fait, putain, on l’a fait... La coupe aux grandes oreilles est enfin à nous, après tant d’années.

Résumé vidéo : 

Composition du PSG : Donnarumma – Hakimi, Marquinhos, Pacho, Nuno Mendes (Hernández, 78ème) – João Neves (Zaïre-Emery, 84ème), Vitinha, Fabián Ruiz (Mayulu, 84ème) – Doué (Barcola, 66ème), Dembélé, Kvaratskhelia (Ramos, 84ème). Entraîneur : Luis Enrique.

Buts : Hakimi (12ème), Doué (20ème et 63ème), Kvaratskhelia (73ème), Mayulu (86ème).

11 mars 2026 – Huitième de finale aller de Ligue des Champions – PSG / Chelsea – Par Daaz

Après avoir brillamment conquis le titre de Champion d'Europe tant attendu la saison précédente, le PSG s'avance vers Chelsea, son bourreau du mois d’août, qui l'a privé d'un incroyable et inédit septuplé qui aurait magnifié cette extraordinaire cuvée 2024/2025. La Coupe du Monde des Clubs ne passionnait pas les foules mais je faisais partie de ceux qui y accordaient une véritable importance. Par son statut d'équipe s'étant dressée entre l'Histoire et nous, Chelsea s'était donc hissé très haut dans ma liste personnelle de clubs à battre, et même à corriger. Il fallait à mes yeux impérativement calmer, dès ce match aller, leurs joueurs et leurs supporters un peu trop bruyants, et leur démontrer que leur statut de champion du monde n’en faisait pas les cadors qu’ils pensaient être.

Malheureusement, le contexte est loin d'être idéal à l'aube de cette double confrontation. Épuisés par les conquêtes de la saison précédente et devant composer avec les blessures et les méformes depuis le début de celle-ci, les Rouge et Bleu ratent complètement la fin de leur phase de ligue de la C1, en ne prenant que deux points sur les trois derniers matchs, les condamnant ainsi à disputer les barrages, une nouvelle fois, après avoir pourtant occupé le top 5 lors des sept premières journées. Ils y retrouvent un adversaire bien connu, l'AS Monaco, dont ils parviennent à se défaire, non sans mal. En championnat, les prestations moyennes s'accumulent et les Parisiens viennent de livrer la pire d’entre elles face à cette même ASM, sanctionnée par une cinglante défaite 3-1 au Parc. L’équipe semble loin de son meilleur niveau et la réalisation du back-to-back, objectif annoncé et assumé par Luis Enrique et ses troupes dès le début de saison, paraît bien compromise.

Le jour du match, c’est donc l’estomac un peu noué que je retrouve un groupe d’amis dans un petit bar parisien qui est devenu notre QG pour les joutes européennes du PSG. L’occasion est spéciale, les nouveaux papas ont obtenu l’autorisation de sortir et même certains vivant désormais loin de Paris sont présents. Tout est réuni pour passer une excellente soirée, il ne reste plus au PSG qu’à performer.

La partie débute idéalement, avec une ouverture du score somptueuse de Barcola à la 10ème minute, mettant fin pour lui à une disette de plus d’un an en C1. Toutefois, Chelsea est bien dans le match, la partie est équilibrée et loin de la leçon que j’espérais. Après de belles situations des deux côtés, Malo Gusto égalise vers la demi-heure de jeu. La mi-temps approche et à la 40ème minute, le match peut prendre une très mauvaise tournure quand Palmer se retrouve en position parfaite pour aligner Safonov. Mais le Tsar repousse la frappe et suite au dégagement du ballon, Dembélé est superbement lancé dans la profondeur par Doué. Au terme d’une longue course, le Ballon d’Or se joue de Fofana et conclut superbement. 2-1 à la mi-temps, je suis satisfait mais pas non plus totalement rassuré.

Mes craintes sont avérées quand, juste avant l’heure de jeu, le détestable Enzo Fernández égalise suite à une transversale ratée de Nuno Mendes. Sa stupide célébration a le don de m’énerver, mais pas autant que les « Come on !!! » que j’entends s’élever du comptoir, à ma grande surprise, ce lieu n’étant d’ordinaire jamais fréquenté par des supporters adverses. Cherchant les auteurs de ces cris de célébration, je découvre un groupe de seniors légèrement éméchés qui avaient su rester discrets jusque-là. L’enjeu de la rencontre prend alors une tout autre dimension pour moi. Hors de question que ce qui était censé être une bonne soirée entre potes et une mise au point sur le terrain se transforme en une défaite à la maison au milieu de supporters anglais avinés. Intérieurement, je suis en train de bouillir mais je parviens (plus ou moins) à me contenir.

Vient alors le dernier quart d’heure. Le choix du novice Rosenior de changer de gardien numéro 1 juste avant cette rencontre se retourne contre lui lorsque Jörgensen, sous le pressing de Barcola, commet une perte de balle immédiatement sanctionnée par un lob délicieux de Vitinha. Kvaratskhelia, récemment entré en jeu et sans doute piqué par le fait d’avoir démarré cette partie sur le banc après plusieurs matches moyens, est déchaîné. A la 86ème minute, il reçoit un bon ballon côté gauche. A ce moment-là, je hurle « Kvara, fais-nous de la magie ! » et comme s’il m’avait entendu, il rentre dans l’axe et d’un enroulé superbe devenu sa signature, marque le but libérateur du 4-2. Sentant la double confrontation lui échapper, Chelsea tente alors de revenir et dans le temps additionnel, les esprits s’échauffent lorsqu’un ramasseur de balle est bousculé par Neto. L’arbitre ne sanctionne pas ce geste scandaleux mais le PSG, lui, ne se montre pas si clément : lancé par Vitinha, Hakimi déboule sur son côté droit puis sert Kvaratskhelia qui marque, avec une nouvelle fois la complicité du gardien adverse.

Le coup de sifflet final est donné, le PSG s’impose finalement 5-2 et est quasiment déjà qualifié avant même le retour, après avoir fait complètement exploser Chelsea en un quart d’heure. Je suis bien sûr aux anges après cette mise au point tant attendue, mais la véritable satisfaction est ailleurs. Car lors de ce match, et en particulier dans ce quart d’heure de grâce, le PSG a retrouvé les vertus qui l’ont couronné roi d’Europe. J’ai alors la conviction que nous venons d’assister au tournant de notre campagne européenne, à l’équivalent du PSG / City de janvier 2025 qui avait lancé l’équipe vers les sommets. C’est précisément suite à ce match que le back-to-back, qui n’était alors qu’un espoir un peu lointain, est soudain devenu une possibilité bien plus réelle à mes yeux. Nos performances des tours suivants contre Liverpool, puis le Bayern Munich, ont confirmé cette possibilité d’un nouveau printemps radieux. Reste maintenant la dernière marche, celle du Arsenal Football Club, à gravir.

Résumé vidéo : 

Composition du PSG : Safonov - Hakimi, Marquinhos, Pacho, Mendes - Zaïre-Emery (Hernández, 78ème), Vitinha, Neves - Doué (Kvaratskhelia, 62ème), Dembélé (Lee, 69ème), Barcola (Mayulu, 77ème). Entraîneur : Luis Enrique.

Buts : Barcola (10ème), Gusto (28ème), Dembélé (40ème), E.Fernández (57ème), Vitinha (74ème), Kvaratskhelia (86ème et 90+4ème).

La première partie sur les années 1990 est disponible ici.

La deuxième partie sur les années 2000 est disponible ici.

La troisième partie sur les années 2010 est disponible ici.


Vous pouvez retrouver les commentaires de l'article sous les publicités.
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