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Le match, Dembélé, son avenir, etc, la conf' complète de Luis Enrique après PSG/OM (5-0)

Publié le lundi 9 février 2026 à 1:11 par Philippe Goguet
Après un PSG/OM (5-0) qui a ravi le public et les observateurs, l'entraîneur parisien Luis Enrique était pourtant plutôt calme et mesuré en conférence de presse. Il est revenu sur le match, sans en faire trop, s'est enflammé pour Ousmane Dembélé et a même été taquin avec la presse espagnole qui l'interrogeait sur son avenir. Voici ses propos complets, retranscrits et traduits par nos soins.
Après un PSG/OM (5-0) qui a ravi le public et les observateurs, l'entraîneur parisien Luis Enrique était pourtant plutôt calme et mesuré en conférence de presse. Il est revenu sur le match, sans en faire trop, s'est enflammé pour Ousmane Dembélé et a même été taquin avec la presse espagnole qui l'interrogeait sur son avenir. Voici ses propos complets, retranscrits et traduits par nos soins.

Est-ce qu'au-delà du résultat, si vraiment on le met de côté, c'était le meilleur match de votre équipe cette saison ?

« Pendant la saison, je me rappelle de matchs meilleurs que celui d'aujourd'hui »

« Non. À Lisbonne (contre le Sporting, 1-2), je pense qu'on a joué un très bon match, incroyable. Mais comme le résultat n'était pas bon... Quand nous jugeons un match, si tu as les occasions, si tu as marqué aujourd'hui ce nombre de buts, et on a aussi fait quatre poteaux, je pense qu'on a mérité encore (plus), et on a créé beaucoup d'occasions. Et ce n'est pas difficile (NDLR : il veut probablement dire facile) quand on fait ça contre une équipe de ce niveau. Mais pendant la saison, je me rappelle de matchs meilleurs que celui d'aujourd'hui. »

Vous parliez de qualité individuelle ce soir, de confiance également. Il y a un joueur qui sort probablement gonflé de confiance, c'est Ousmane Dembélé. On l'avait vu même avant qu'il ne marque, dans son attitude très agressive, dans son pressing, parler beaucoup aux joueurs. Est-ce que vous êtes satisfait, au-delà de ses buts et de sa rencontre, de ce qu'il a dégagé sur le terrain ce soir ?

« Ousmane est un joueur différent. Avec le ballon, et ici à Paris, il a ajouté sans le ballon »

« Hier, vous m'avez demandé si Ousmane était irrégulier. Incroyable, c'est incroyable ! Ok. J'aime les joueurs irréguliers comme Ousmane. Parce que c'est incroyable ! Ousmane, pour moi, et je l'ai dit dès le premier joueur quand il est arrivé, c'est un joueur différent. Avec le ballon, et ici à Paris, il a ajouté sans le ballon. De la manière qu'il presse, de la manière dont il joue, de la manière dont il montre sa capacité et son niveau, c'est toujours très régulier. Et cette saison, parce qu'on a commencé la saison avec beaucoup de joueurs blessés, c'est difficile d'avoir ou de retrouver son niveau. Mais à chaque fois qu'il est en condition, il est très spécial. C'est pour ça que c'est lui le Ballon d'Or. »

Dans la période où votre équipe a eu un peu moins d'efficacité, même si le contenu était bon, comme Lisbonne ou Newcastle, est-ce que vous avez été satisfait du comportement de vos joueurs dans le groupe ? Plusieurs fois, durant les rencontres, on les voit parler, échanger, se dire les choses. Est-ce que ça, ça vous rend fier, une équipe qui se parle comme ça ?

« Je pense que quand tu fais un match comme le match qu'on a fait aujourd'hui, c'est très important pour la confiance. On a fait beaucoup de matchs de très haut niveau, mais il y a des matchs sans l'efficacité. Et pour gagner des matchs de football, tu as besoin de ça. Mais si je parle autant de la manière l'équipe presse, de la manière dont l'équipe joue avec le ballon, on peut être plus lucide ou moins, mais je suis content et je pense qu'on continue dans la trajectoire de l'année dernière. Arrive le meilleur moment de la saison et ce résultat, c'est important, je me répète, en termes de confiance. »

On a vu les supporters en folie, vous en parlez juste avant justement, en disant qu'ils méritaient cette victoire, ils ne vous ont pas lâché, ils ont poussé. Est-ce que vous auriez un mot à leur adresser ?

« On est habitués à ça, et je me rappelle que ce n'est pas facile d'avoir des supporters de ce niveau »

« Bien sûr, je l'ai dit à Rafel (Pol, son adjoint) et à Borja (l'entraîneur des gardiens), avant de commencer le match quand on a vu le tifo. C'est incroyable le niveau des supporters à tous les matchs, spécialement ces matchs comme le Classique, mais à tous les matchs, c'est incroyable. On est habitués à ça, et je me rappelle que ce n'est pas facile d'avoir des supporters de ce niveau, ils sont là tout le temps, chaque match qu'on perd, chaque match où on a des problèmes, ils sont là et c'est un vrai plaisir d'avoir ces supporters. »

Vous avez vanté les mérites de Roberto De Zerbi lors du match au Trophée des Champions, en disant que c'était un excellent entraîneur. Est-ce que vous avez compris qu'il joue encore dans une défense à trois, alors que ces dernières semaines, il a été grandement en difficulté avec ce schéma tactique ? Est-ce que vous êtes étonné du manque de pressing, du manque d'envie, du manque de faim des joueurs, alors que c'est ce qu'il a réclamé tout au long de cette semaine ?

« J'ai parlé hier de De Zerbi et j'ai la même sensation. Le football, c'est difficile de trouver des solutions, cela dépend des matches. Mais pour moi, c'est un grand entraîneur que j'aime, parce que j'aime la manière qu'il a de gérer ses équipes, et c'est un vrai plaisir de le voir entraîner à ce niveau, de savoir qu'il joue pour gagner, pour attaquer. Pour moi, en tant qu'entraîneur, c'est un des meilleurs qu'il y ait dans ce championnat. Il a de l'expérience, il est jeune encore mais j'aime cette manière d'entraîner. Et spécialement, comme aujourd'hui, parce que les entraîneurs dépendent tout le temps des résultats, cela ne change rien de ce que je pense de lui. »

Un mot sur les gardiens, même si Safonov n'a pas eu grand-chose à faire ce soir. Votre vision est toujours la même : vous avez deux numéros un, il y a un challenge entre les deux gardiens ou c'est le genre de match qui vous convainc dans l'idée que peut-être qu'il faut...

« J'ai la chance d'avoir trois gardiens incroyables. Lucas Chevalier, Renato (Marin) et en ce moment, Motya (son surnom) Safonov. Trois gardiens de très haut niveau. Et plus que de parler individuellement de ce qu'ils montrent, l'important, c'est que les trois soient prêts pour aider l'équipe pour n'importe quel match. »

La dernière question est posée par un journaliste espagnol, en espagnol.

Au vu de la communion qui règne actuellement entre l'équipe et les supporters, de l'estime que porte à votre égard l'ensemble du club et tout le monde ici à Paris, est-il réaliste de penser que vous resterez au-delà de 2027 ? Est-ce un scénario que vous commencez à envisager ? 

« (il prend son temps puis répond en espagnol) Les Espagnols touchent toujours là, pam, dans la corde sensible, pam. (il passe en français) Je suis très content à Paris. Ici c'est Paris ! »


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