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Un autre regard sur PSG/Dortmund : Paris apprend à gagner sans le ballon

Publié le samedi 21 mars 2020 à 16:54 par Thibaut Brossard
Voici le deuxième article de notre série autour du récent match PSG/Dortmund (2-0), cette fois-ci basé sur la possession de balle et à quel point elle fut un mauvais indicateur de l'équipe dominant le match.

Posséder n’est pas gagner. Lors de la double confrontation franco-germanique, cet adage s’est une nouvelle fois révélé vrai. 

Avec deux équipes ayant fait de la possession du ballon un véritable leitmotiv (PSG est leader de Ligue 1 avec 61.58 % de possession, Dortmund 3ème de Bundesliga avec 58.5 %), on aurait pu s’attendre à ce que cette maîtrise du ballon constitue la clé du succès : l’équipe qui aurait le ballon pourrait imposer son jeu et au final empocher la qualification. Que nenni ! C’est l’inverse qui s’est produit. Paris a eu la possession à l’aller et a perdu. A contrario, Dortmund a davantage eu le ballon au retour et a perdu. 

Au Signal Iduna Park, les Parisiens ont même eu jusqu’à 57 % de possession en 1ère mi-temps, pour seulement 48 % après la pause, soit une moyenne sur le match de 53.1 %. Verratti étant responsable à lui seul de 10 % de la tenue de balle parisienne, pour un incroyable total de 138 ballons touchés. En face, aucun joueur de Dortmund n’atteint la barre des 100 puisque c’est Witsel qui domine avec 91 ballons joués.

67 % de possession pour les Allemands en 2ème mi-temps au Parc

Changement de décor au retour, en l’absence de Verratti, avec une possession majoritairement allemande (53 %) mais avec deux mi-temps très contrastées : la possession est en effet rouge et bleue lors des 45 premières minutes (58 %) avant de très nettement basculer côté allemand en 2ème période (67 %). C’est d’ailleurs la mi-temps où l’écart de possession a été le plus fort entre les deux formations. Sans que cela ne se traduise par des occasions nettes puisque les joueurs de Lucien Favre n’ont cadré aucun tir lors de cette période au Parc des Princes.

A l’inverse du match aller, on retrouve majoritairement des joueurs de Dortmund au classement des joueurs avec le plus de ballons joués, même si c’est Juan Bernat qui trône tout en haut du podium.

Paredes, le suppléant de Verratti, n’a touché « que » 78 ballons au retour. Un maigre total comparé à celui de l’Italien à l’aller, comme un symbole de la mainmise allemande sur le ballon.

Deux fois moins de ballons pour Haaland au retour par rapport à l’aller

Mais posséder la balle pour en faire quoi ? A Paris, le plan de jeu allemand n’a pas paru spécialement clair et les joueurs pas spécialement à l’aise avec le ballon. Pour preuve, ce sont plutôt les défenseurs qui ont monopolisé la sphère : 246 des 751 ballons joués, soit 33 % du total (contre 178 des 722 à l’aller, soit 25 %).

A contrario, le géant Erling Haaland, si dominant à l’aller, et omniprésent dans le jeu allemand avec 50 ballons joués, n’a touché que 23 maigres ballons au retour !

Le PSG a donc gagné le match retour sans avoir la possession, démontrant au passage pour la première fois de la saison qu’il était capable de s’imposer sans pour autant monopoliser le ballon. En effet, la seule fois jusque-là où les Parisiens n’avaient pas eu le cuir la majorité du temps (46.6 %), ce fut à Madrid pour un match nul arraché par miracle (2-2). Une nouvelle arme dans le jeu parisien, inutile en championnat mais indispensable pour voyager en Ligue des Champions…

Les autres épisodes autour de PSG/Dortmund :

  1. La fausse domination du BVB dans les tirs 
Vous pouvez retrouver les commentaires de l'article sous les publicités.
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