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30 pensées rapides sur OM/PSG (1-2)
Au lendemain d'un OM/PSG gagné mais frustrant, retour sur la partie en 30 pensées rapides à propos du match, de ses acteurs, de quelques uns des intervenants extérieurs et autres.

- Dans cette victoire du PSG ni très belle ni très glorieuse, le goût de la victoire n'est vraiment pas à négliger, surtout avant une trêve internationale de trois semaines. Imaginez-vous trois semaines sans match après avoir perdu un Classique, en étant avant-dernier du classement et avec Neal Maupay dans l'effectif.
- Vu que le Classique répond rarement au scénario attendu, l'OM a opposé une résistance bien plus farouche qu'anticipée. Bruno Genesio a bien des soucis à gérer mais il a une nouvelle fois prouvé une vraie capacité à gêner le PSG avec bien moins de talent.
- A l'image de ce qu'il a pu faire dans le passé pour des gros matches, Luis Enrique s'est tourné vers ses valeurs sûres au moment de composer son onze de départ et ce sont exactement les onze titulaires de la demi-finale retour à Munich qui ont commencé la partie au Vélodrome. Autant dire que le rendu n'a pas été le même.
- La première période lénifiante des Parisiens au Vélodrome, remplie d'imprécisions techniques, de mouvements lents et joué sur un faux rythme, est forcément à lier au contexte d'avant-match annonçant une victoire facile. La Ligue 1 n'est pas très belle mais elle ne se gagne pas dans un fauteuil messieurs.
- La théorie de Luis Enrique sur les équipes qui s'ouvrent avec la fatigue est évidemment juste, mais comment explique que le PSG a eu plus d'occasions dans les premières minutes de la seconde période, donc juste après le repos qui a permis à l'OM de recharger les batteries, qu'au cours des 45 premières ? Peut-être aussi que les doubles champions d'Europe se sont surtout un peu bougés...
- Jusqu'à quand Pierre-Emile Højbjerg va pouvoir multiplier les sales coups sur des joueurs du PSG dans la plus totale impunité ? A chaque OM/PSG, le Danois se permet des actes violents, des coups de coude notamment, sans jamais être averti. Les arbitres ont-ils pitié de son niveau ?
- Si la première période a été vraiment insuffisante de la part des Parisiens, la seconde a en revanche été d'un très bon niveau général, malgré un but et quelques occasions concédés. Mais dans l'expression offensive, Paris a livré ce qui est probablement sa meilleure mi-temps en Ligue 1 cette saison et les 3,86xG créés le prouvent bien. Enfin des occasions franches !
- 5,09xG créés pour deux buts inscrits seulement, c'est aussi un grand classique du PSG en ce début de saison et le réalisme, sorte d'alpha et omega du football moderne, est probablement le plus gros frein actuel des Parisiens. Il est souvent compliqué de créer des occasions en Ligue 1 face à des défenses regroupées, mais si Paris décide en plus d'être deux fois moins efficace que ce que prédit le modèle statistique, il va être compliqué de gagner avec des scores larges.
- Heureusement, l'OM n'a pas fait beaucoup mieux avec 1,98xG produit pour un but seulement. Que quelqu'un prévienne Neal Maupay que ses énormes ratés n'en font pas un joueur que le PSG souhaite recruter pour autant.
- Quelle énorme seconde période Nuno Mendes a produit. Quand il évolue à ce niveau-là, le Portugais est une arme offensive de tout premier ordre. L'adversaire ne peut ni le laisser déborder vu sa capacité à aller jusque dans les 6m, ni le laisser centrer de par sa qualité de pied et il crée un souci de marquage individuel évident puisque ce n'est pas le latéral adverse qui peut aller le chercher.
- Le dynamisme du latéral gauche sur son côté tranche d'ailleurs beaucoup avec le reste de l'équipe. Le départ de Barcola, ailier aux jambes de feu, était d'ailleurs craint de par le manque de vitesse qu'il allait générer et cela se confirme malheureusement depuis avec une ligne offensive parisienne qui manque de mobilité et d'explosivité dans l'ensemble.
- Capables de déstabiliser n'importe quel joueur, Ousmane Dembélé et Khvicha Kvaratskhelia ont d'ailleurs bien du mal à dribbler ou percuter en ce début de saison. Ils ont toujours un vrai sens du jeu collectif, et heureusement, mais les jambes semblent bien lourdes.
- A l'inverse, c'est logiquement que le meilleur attaquant parisien est finalement le plus mobile de tous, à savoir Ferran Torres. Quand les autres jouent beaucoup avec le ballon dans les pieds, l'Espagnol est tout le contraire et il représente très bien l'autre facette du PSG, celle d'une équipe où toutes les joueurs changent de position en permanence pour tromper l'adversaire.
- Vu les performances globales du trio titulaire de la saison passée, l'Espagnol est en train de poser un sérieux CV pour les gros matches d'octobre...
- Présentateur phare de Ligue 1+, Thibault Le Rol aime nous rappeler qu'il n'aime pas les polémiques arbitrales mais il s'est jeté sur les images du penalty non-accordé à Amine Gouiri à la mi-temps. L'arbitre est à ( mètres de l'action tout au plus, il a une vision parfaite mais il ne serait pas en mesure de juger alors qu'il est l'une des références mondiales de l'arbitrage. Adil Rami sait mieux que lui, c'est évident.
- En revanche, la main dans la surface d'Egan-Riley sur un tir de Doué en début de match attend toujours son ralenti. Probablement car la chaîne n'aime pas les polémiques arbitrales !
- Bizarrement et contrairement à la fin de Lille/PSG (2-2), Ligue 1+ ne nous a pas compté chaque seconde d'arrêts de jeu après la rencontre alors que la tête de Nayef Aguerd qui a failli donner l'égalisation à l'OM a pourtant eu lieu plus d'une 1'30 après la fin du temps additionnel annoncé. Normal, car Thibault Le Rol n'aime pas la polémique, on vous le rappelle !!!
- Qui ne s'est pas dit, au moment de l'entrée de Ferran Torres, « c'est lui qui va débloquer la chose » ?
- Trois semaines de trêve internationale à venir, là, vraiment ?
- Espérons au moins qu'elles permettent à Ousmane Dembélé de se retrouver un peu. Le n°10 parisien a probablement signé hier son pire match avec le PSG. Le meneur parisien a pratiquement tout raté autour de la surface, lui qui est régulièrement très clairvoyant pour trouver des partenaires dans des zones pourtant compliquées.
- En marquant des buts aussi décisifs, Marquinhos a trouvé la meilleure méthode possible pour faire oublier ses errements défensifs. Le capitaine parisien est vraiment trop souvent sur un fil cette saison, face à des adversaires pourtant loin du plus haut niveau mondial, mais que peut-on reprocher à un capitanine qui ramène autant de points ? La question se reposera forcément plus tard, et la réponse risque de piquer.
- S'il a peiné à assumer son statut de doublure de Vitinha depuis le début de la saison lorsqu'il a débuté des matches, Lucas Beraldo est un entrant souvent pertinent. Face à des adversaires fatigués, la justesse technique du Brésilien s'exprime remarquablement bien.
- Si Kvaratskhelia peine franchement à réagir après ses passages réguliers sur le banc de touche, Désiré Doué a visiblement bien compris le message et livré un vrai bon match. Moins de superflu et d'actions individuelles inutiles, des actions tournées vers le collectif et une passe décisive superbe pour Ferran Torres.
- Qu'il s'agisse du premier ou du second but parisien, les centres délivrés par Désiré Doué ou Nuno Mendes sont absolument magnifiques et pratiquement indéfendables. Le Portugais en a d'ailleurs délivré plusieurs d'une qualité folle.
- Si le poste de gardien est souvent décrit comme le plus injuste du football, Willian Pacho pourra témoigner quant au fait que celui de défenseur central est pas mal non plus. L'Equatorien a livré un très bon match dans l'ensemble, mais se faire éliminer de la sorte par Angel Gomes efface pratiquement tout.
- La dernière occasion ratée par Maghnes Akliouche illustre malheureusement très bien le manque de confiance latent du joueur, avec une volée précipitée et non-cadrée quand bien même il avait largement le temps. A l'instar de la première saison de Désiré Doué, un premier but inscrit devrait lui faire le plus grand bien.
- A voir ses deux piges comme arrière droit contre Brest et Marseille, on peut se demander à quel point Warren Zaïre-Emery a encore envie de jouer arrière droit avec le PSG.
- Comme l'a justement souligné Layvin Kurzawa, il y a un côté très Edinson Cavani autour de Ferran Torres. Le n°9 floqué dans le dos, les buts de pur avant-centre et les cheveux bruns mi-longs renforcent évidemment la comparaison mais l'attrait pour la cage adverse, les appels incessants et la relative discrétion dans le jeu vont également dans le sens de cette comparaison.
- A cet instant de la saison, le baromètre du milieu du PSG est assez clairement João Neves. Vitinha et Fabian Ruiz ne seront jamais des joueurs neutres, mais c'est bien leur jeune coéquipier qui est la clé de voûte de l'édifice avec son gros moteur.
- Au moment de résumer ce Classique, il faut probablement citer le grand poète Serge Aurier qui, après un OM/PSG évidemment gagné, avait lâché l'une de ses plus belles punchlines : « Ils croyaient que... mais non »
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