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Guingamp, Häcken, Lyon, la trêve internationale à venir, les progrès de son équipe, la conf' de Jocelyn Prêcheur avant PSG/Guingamp

Publié le vendredi 16 février 2024 à 15:54 par Bruno Hermant
L'entraîneur du PSG féminin Jocelyn Prêcheur a répondu aux questions des médias lors de la conférence de presse avant la rencontre opposant le PSG à Guingamp, un match en retard de la 6e journée de D1 Arkéma. Le technicien des féminines du PSG a évoqué la rencontre, la gestion de l'effectif, le ressenti de son groupe dans les nouvelles installations du Campus PSG, la physionomie du match à venir contre Guingamp, la préparation des matchs de Ligue des Champions face à Häcken, l'état physique du groupe, le match à Lyon, la progression de son équipe. Propos en intégralité.

Demain, ce sera le match PSG/Guingamp. Commment abordez vous ce match ? Parce qu'il s'agit d'un match qui a été reporté...

« On l'aborde comme une fin de série par rapport à, pour reprendre l'expression des médias, le marathon qu'on a entamé depuis début 2024. Donc c'est le dernier. Au moins, après 4 déplacements, on est content déjà de rejouer chez nous. Et puis ça va être dans la continuité de la logique athlétique et par rapport à la fatigue (des joueuses) qu'on a eu jusque-là. Après un gros match dimanche contre Lyon en intensité, on a pu aussi faire une bonne gestion d'effectif cette semaine en Coupe. On a essayé de gérer les temps de jeu comme on a pu pour qu'on essaie d'avoir un maximum de peps et de jus. Même si c'est le 11e match.»

Pensez-vous devoir faire encore une fois tourner ? Parce qu'avec les internationales, peut-être pensent elles déjà aussi aux matchs de Ligue des Nations, par exemple les Françaises ou les Néerlandaises...

« On a réussi déjà à bien gérer un peu l'effectif cette semaine. Pour l'instant, on ne peut pas penser à la suite. La série n'est pas finie. On a obtenu nos deux objectifs sur cette série, pour l'instant, que ça soit en Ligue des Champions et en Coupe. On a encore un objectif à atteindre en championnat. Il y a ce match demain qui est important. On voit que le PFC est juste derrière nous. Donc on ne peut pas se permettre de penser à la suite. Il y a encore un match à faire et on le prépare sérieusement comme on a préparé les 10 premiers. Et surtout pas de relâchement avant ce dernier match. Après bien sûr, elles partiront en sélection mais non, d'abord, on se focalise sur ce match-là et on finit le travail. »

Une rencontre qui va se dérouler demain au Campus de Poissy, dans la nouvelle infrastructure. Comment se sentent les filles dans ce nouveau cadre ?

« Ah, ici, on est bien ! Ca y est, on est à la période de l'installation qui est terminée. En collaboration avec les équipes ici, on démarre déjà les petites améliorations qu'on a souhaité par rapport à l'usage au quotidien. On se rend compte qu'il y a des petites choses qu'on peut améliorer. Mais les équipes sont très réactives, ça se fait tout de suite donc on est vraiment dans un confort. Et puis maintenant, on se sent vraiment chez nous. Même sur les matchs à domicile, c'est l'avantage d'en avoir joué quand-même pas mal. Donc au moins on prend vite nos habitudes.

Et puis pour l'instant, on a fait carton plein chez nous. Des fois assez facilement, des fois un petit peu de manière un peu plus difficile. Demain on sait que ça va être encore un petit peu difficile par rapport, encore une fois à l'accumulation des matchs, face à une équipe de Guingamp qui est bien en ce moment. On prend beaucoup de plaisir et on se sent vraiment bien ici. Et on a envie de garder cette invincibilité chez nous.»

Face à Guingamp demain, à quel type de match vous attendez vous ? Encore une équipe qui va jouer en bloc bas regroupé derrière et qui essaie de retarder l'échance le plus longtemps possible ?

« Je pense qu'ils ont quand-même fait un gros coup le weekend dernier. On a bien analysé le match, ils l'ont joué de manière très intelligente contre Fleury. A Bordeaux, c'était aussi un match solide. J'ai trouvé que sur le plan tactique, sur le plan défensif, ils n'ont pas tant reculé que ça. Donc on verra si demain cela change ou pas. S'ils viennent nous chercher, s'ils sont un petit peu plus haut, à nous de nous adapter, on va préparer les différents scénariis tout à l'heure à l'entraînement. Puis, une fois qu'on aura bien présenté les caractéristiques de Guingamp, il faudra se centraliser sur nous, notre jeu. Essayer de retrouver un petit peu cette efficacité de début janvier. »

Dans moins d'un mois, vous affrontez Häcken, pour les quarts de finale de la Ligue des Champions. Est-ce que vous avez déjà commencé à préparer ces matchs ?

« Petit à petit. Déjà en termes d'organisation et de planning. On essaie de d'anticiper bien sûr tous les aspects logistiques. Après, objectivement, rentrer dans l'analyse d'Häcken, non, parce que là, avec un match tous les trois jours, c'était difficile. On était sur Lyon, on avait une grosse préparation sur le match de Lyon. Puis après, on a enchaîné Le Puy, ça allait très vite. Et là, Guingamp.

Mais une fois qu'on aura passé ce weekend, c'est sûr qu'on aura les échéances de mars à préparer. Avec déjà la réception du Havre, qui va pas être simple non plus. Et puis on attend aussi bien sûr le tirage lundi prochain des demi-finales de la Coupe de France. Avec en ligne de mire bien entendu ces matchs de Ligue des Champions. Et au milieu, ce déplacement pas facile à Montpellier. On va faire un déplacement en Suède, puis Montpellier, puis Paris en sept jours. Donc bien sûr, ça va se préparer, on anticipe la logistique. Et après il faudra préparer les axes de travail et la gestion de l'effectif pour arriver avec toutes nos forces sur ces deux échéances.»

Après déjà 10 matchs en 32 jours, pouvez vous nous faire un petit état de vos troupes ? Korbin Albert est déjà absente, partie avec la sélection américaine. Pour les autres, comment cela se passe ?

« Effectivement, Korbin est partie pour rejoindre sa sélection. Au niveau physique, pour le moment ça va. Je n'ai pas de gros pépins pour le moment au niveau du groupe. Si vous me passez l'expression, on va dire que ça couine un peu de partout, mais pas de grosses douleurs. Il n'y a qu'Amalie Vangsgaard qui risque d'être hors du groupe demain. Plus par précaution, ce n'est pas gênant. Mais comme il y a une inflammation, si on pousse un peu dessus, ça pourrait devenir gênant sur une période plus longue.

Elle allait en check ce matin, mais on prendra pas de risque avec elle sur le match de de demain. Pour qu'il n'y ait pas de problématique avec sa sélection mais surtout quand elle reviendra de sélection. Et après, pas de grosses blessures musculaires pour le moment sur le reste du groupe. Donc c'est plutôt une bonne chose.»

Pour revenir sur la rencontre à Lyon, le match était tactiquement quasi parfait. Bien sûr il y a eu quelques vagues en fin de match, puisque Lyon cherchait à pousser. Malheureusement elles sont revenues. Qu'avez vous pensé de cette prestation ? On a senti quand-même que le PSG était beaucoup plus préparé tactiquement par rapport aux précédentes rencontres face à Lyon.

« L'évolution de l'équipe est bonne. C'est vrai que sur ces matchs-là, ça permet aussi d'échelonner un petit peu la progression ou non de l'équipe, savoir si l'évolution est positive ou non. C'est vrai qu'on avait axé énormément à la préparation de ce match sur l'aspect défensif. Sur les axes de travail, on avait énormément travaillé offensivement sur la fin d'année 2023 et aussi en début d'année 2024. Et par rapport au fait qu'on prenait quand-même pas mal de buts récemment, on avait on avait axé la préparation de Lyon sur les aspects plutôt défensifs et un petit peu sur les attaques rapides. C'est vrai que ça a été une source de satisfaction. Contre Lyon, on a plutôt bien défendu, mais c'était voulu. Vous avez vu où on en était.

L'objectif était de savoir où on allait régler le problème : à la source et on allait les chercher ou on fermait vraiment les espaces plus bas. Il y a encore eu quand-même des petites choses à corriger. Mais globalement, c'est vrai qu'on a été plutôt bien. Il y a quand-même des choses intéressantes, et puis j'étais content, on a réussi à avoir des phases de maîtrise à un moment donné où on a pris un peu le contrôle du jeu. Donc ça, c'est toujours difficile, le message que vous envoyez à vos joueuses. Quand vous dites : on va se focaliser un peu sur les aspects défensifs, il ne faut pas qu'elles pensent qu'on y va pour subir, ce n'est pas le message. Donc on a trouvé un équilibre qui était pour nous.

J'ai trouvé qu'on a quand-même beaucoup souffert sur coup de pied arrêté, même si on sait que c'est un des points forts de l'OL. Il y a aussi des choses sur lesquelles il faut qu'on revienne, à retravailler. C'est positif sans être transcendant, sans être flamboyant. Mais il y a des choses, de bonnes choses à retirer. Et bien sûr beaucoup de petites pièces de progression, mais là au moins ce qui est bien c'est qu'on va se focaliser sur des détails. C'est un système sur lequel maintenant on commence à capitaliser aussi. Le noyau aussi de joueuses se dessine et on commence à être un petit peu plus réguliers. On est sur une série d'invincibilité (14 matchs) qui commence à être intéressante.

L'évolution est bonne, on ne s'enflamme pas. Les moments de vérité vont arriver en mars et puis on espère en avril, si mars se passe bien. Et puis bien sûr de toute façon, il y aura ces echéances quoiqu'il arrive en mai avec au moins ces playoffs, puisqu'on est quand-même bien parti pour les jouer. On a encore du du travail mais au moins l'évolution est bonne. Et si demain, on fait un bon match et qu'il y a pas de blessures, on aura atteint déjà les objectifs, je reprends votre terme, sur ce fameux marathon.»

C'est une révolution au niveau tactique, technique et aussi mentale face à aux filles de l'OL...

« C'était bien. Après, peut-être que le contexte aussi a favorisé la gestion mentale de ce match. Puisque ce n'était pas un match couperet. On va s'en servir d'exemple, notamment par rapport aux entames des deux matchs précédents qui n'avaient pas été bonnes. Par rapport à la gestion des émotions, il y avait des choses sur lesquelles il fallait qu'on rediscute et qu'on retravaille. On a vu qu'au moins, quand il n'y a pas cette épée de Damoclès sur nos têtes, on est capable de de répondre présent mentalement.

Maintenant, il faut qu'on soit aussi capable de le faire quand le match va être décisif. Et ça, ça va être important parce qu'à partir de mars, ça va être quasiment le cas pour chaque match. Même les matchs de championnat vont être importants pour notre objectif de 2e place.  Et sur les deux coupes de France et d'Europe, on sait que maintenant ce ne sont que des matchs couperet. C'est bien mais je pense qu'il va falloir encore qu'on bosse là-dessus. Et puis, même chose sur les aspects techniques et tactiques, continuer sur notre lancée. Et dès qu'elles vont revenir de sélection, dès qu'on aura fini un petit peu cette période de regénération, tout de suite se remette au travail pour préparer ces fameuses échéances.»


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