A la veille d'un PSG/OM qui sera loin d'être son premier, Marquinhos s'est montré offensif en conférence de presse, avec notamment une petite pique envers Marseille. Voici ses propos complets avant le Trophée des Champions.
Dans quelle mesure la défaite au Vélodrome (0-1 le 22 septembre) va impacter le match de demain ? Est-ce qu'il y a plus de motivation à cause de cette défaite ou, pour vous, elle est déjà passée ?
« Pour nous, c'est le moment de remettre les choses en place »
« Je pense qu'une défaite à Marseille, c'est toujours pas bien, ça ne passe pas aussi vite. Nous, on a la motivation. Ce sont toujours des matchs spéciaux contre notre rival. C'est un classico. Et un classico, on veut toujours gagner. Encore plus dans une finale comme ça. C'est une opportunité en or. On a beaucoup de victoires sur les derniers matchs contre eux mais le dernier, ils ont gagné. Alors pour nous, c'est le moment de remettre les choses en place, faire un bon match, faire le match qu'il faut pour gagner ce titre. Et ça dépend beaucoup de nous et de nos performances. On sait qu'on peut le faire. »
Je ne sais pas combien vous avez de titres, 38, 39, 40. Est-ce que devenir un des recordmans en Europe, c'est un truc que vous avez dans un coin de votre tête ?
« C'est toujours une motivation quand je vois ça. Franchement, depuis le début de ma carrière, c'était pas ça mon objectif quand je suis arrivé à Paris, d'être le recordman des titres. Maintenant qu'on est là, on va essayer de prendre toutes les opportunités qu'on a maintenant de gagner des titres. C'est l'un de nos objectifs de la saison, surtout quand on est dans un grand club et dans une grande équipe comme Paris Saint-Germain. Il faut toujours avoir faim, toujours envie de gagner à chaque match. Demain, ça fait partie de ce genre de match. Et pour moi, c'est une grande opportunité aussi de mettre encore un titre dans mon palmarès et c'est quelque chose qui me motive, qui me donne faim, oui. »
On se posait beaucoup la question avant le dernier match face à cet Olympique de Marseille si le Classique s'était de nouveau équilibré. Depuis Marseille est un peu plus en difficulté en championnat, est-ce que malgré tout, cette équipe te fait toujours aussi peur ?
« Ça ne me fait jamais peur, Marseille. Peur, non »
« Ça ne me fait jamais peur, Marseille. Peur, non. On respecte beaucoup l'adversaire, toujours. Peu importe l'adversaire, mais peur, on n'a pas peur de nos adversaires. Je pense que c'est un autre mot qu'on peut l'utiliser. On respecte beaucoup, on respecte nous-mêmes d'abord. Nous, notre état d'esprit, notre philosophie de toujours vouloir gagner, de toujours faire ce qu'il faut sur le terrain pour gagner les matchs. On sait que tous les matchs sont très importants. Même si on va jouer contre Marseille ou contre le dernier championnat, on va toujours essayer d'être performant et avoir la motivation. Mais chaque match a son histoire.
Je pense que même si Marseille est un peu en difficulté ces derniers temps en championnat, ça ne veut rien dire. On a l'expérience dans le football et on sait que surtout dans une finale, dans un match sec, tout peut toujours se passer. Alors c'est à nous de respecter nous d'abord, notre philosophie de jeu et tout ce qu'on doit faire sur le terrain. Et toujours respecter l'adversaire en mettant de l'engagement, en mettant de l'énergie, en faisant ce qu'il faut sur le terrain pour gagner ce match. C'est comme ça qu'on respecte nos adversaires. Mais peur, ce n'est pas le mot qu'on a pour nos adversaires. »
Roberto De Zerbi a dit qu'il faudra faire preuve de férocité extrême pour battre le PSG. Est-ce que vous attendiez un match très, très heurté physiquement demain ? Plus qu'un match, presque un combat ?
« Comme ça a été le dernier match. Là-bas, il y a eu beaucoup d'engagement, surtout en début de match. Nous, on attend ça et on est prêt pour ça. On sait que ça a été une des choses qui nous a mis en difficulté lors du dernier match, surtout sur le début. Nous, on sait comment ça va être le match demain, une finale. Marseille, on sait ce qu'ils vont faire pour essayer de gagner ce match. On connaît un peu leur philosophie aussi, ce qu'ils vont mettre en place. Aujourd'hui, on a encore un entraînement pour bien préparer tout ça. Mais physiquement, il faut qu'on soit prêts parce que de l'autre côté, ça va venir fort et c'est normal. C'est à nous de bien contrôler ce match, de rentrer avec le bon engagement parce que ça va être très important d'avoir cet état d'esprit au top pour qu'on puisse gagner ce titre. »
On est à 5000km de Paris, il y aura très peu de supporters parisiens venant de France ou des PSG fan club. Est-ce qu'il a encore de la saveur, ce Classique, ce PSG/OM, malgré la distance et peut-être les conditions ?
« C'est dommage que nos supporters ne soient par là. Mais on sait qu'ils seront toujours avec nous, derrière nous, en donnant de l'énergie. Ici, on a vu un peu quand on est sorti de l'hôtel, quand on est arrivé, qu'il y a beaucoup de supporters de Paris Saint-Germain. Alors je pense que demain, ce stade va être plein de supporters de Paris. Le Trophée des champions, je l'ai déjà joué dans pas mal d'endroits depuis que je suis arrivé ici au Paris Saint-Germain. C'est maintenant qu'a commencé ce débat.
Je pense que c'est une très bonne opportunité de montrer un peu la ligue, de montrer un peu le championnat français, de montrer la qualité qu'on a au monde entier. On a joué en Asie, on a joué déjà un peu partout dans le monde avec le Trophée des Champions. Et maintenant, c'est encore une opportunité. Et ça ne va pas changer. Ce match, il a une saveur toujours spéciale parce que ça montre que vous avez fait une très bonne saison la saison dernière. Vous avez gagné des titres pour pouvoir avoir l'opportunité d'être ici. C'est à nous maintenant de prendre cette opportunité, de faire ce qu'il faut pour gagner ce titre et ne pas le laisser à nos adversaires.
Parce que marquer l'histoire, c'est aussi gagner des titres, tous les titres qu'on peut et qu'on a l'opportunité. On a gagné, on a perdu des titres et on sait les deux côtés comment ça s'équilibre. Et c'est important de gagner pour qu'on puisse finir content demain soir et rentrer à Paris avec ce trophée. Parce qu'on a envie de rentrer avec lui. »
Pour aller justement un petit peu plus loin dans cette idée des habitudes de finale. Vous en avez gagné énormément, il y en a eu une qui a été perdue la saison passée. Mais je me souviens que vous disiez que c'était difficile après même quand on a déjà beaucoup gagné avant. Qu'est-ce qu'on retient justement de ces moments-là ? Et qu'est-ce que ça change d'avoir cette expérience de jouer des finales qui sont des matchs particuliers ?
« Même si notre équipe est très jeune, elle a beaucoup d'expérience sur les finales »
« Oui c'est vrai. Comme je l'ai dit, il y a les deux côtés de la balance, quand vous avez gagné et quand vous avez perdu. Et le sentiment est très différent l'un de l'autre. Et avoir cette expérience des deux côtés, ça te forge pour cette opportunité qu'on a demain. C'est pour ça que nous on n'a pas envie de perdre un match comme ça et c'est pour ça qu'on va rentrer sur le terrain pour tout faire. Même si notre équipe est très jeune, elle a beaucoup d'expérience aussi, beaucoup d'expérience sur les finales, sur les titres. Ces derniers temps, on en a joué beaucoup. On sait ce qu'il faut faire, comment il faut préparer, comment il faut être prêt et performant dans une finale pour que ça puisse tourner en ta faveur : tous les duels, toutes les choses que tu vas faire sur le terrain pour toi et pour ton équipe. Alors notre équipe elle est arrivée, on va faire notre dernier entraînement et on va se faire après pour avoir ce beau sentiment après le match et avoir un trophée avec nous. »
Tu as joué énormément de Classiques contre l'OM. Est-ce que tu peux nous dire ton meilleur et ton pire souvenir contre Marseille ?
« Le pire, déjà, ce sont les défaites, toujours. Le meilleur, je pense qu'on a gagné un Trophée des Champions contre eux, si je ne me trompe pas, à Lens. J'ai marqué quelques buts aussi contre Marseille, surtout là-bas. Chez eux, c'est toujours une bonne émotion de marquer là-bas contre ton adversaire. Alors je pense que ces deux moments, je pense que la finale qu'on a gagnée, marquée là-bas, et je pense que les pires moments, c'est toujours les défaites contre eux. »