Après une période relativement équilibrée mais malgré tout largement dominée au score, le PSG n'a fait qu'une bouchée de l'OM en seconde période, signant un écart historique entre les deux clubs. Retour sur les performances individuelles des Parisiens au cas par cas.
Safonov : Evidemment titulaire, le Russe a lancé son match avec une sortie loin de son but à contre-temps mais il s'est vite rattrapé avec un arrêt impeccable devant Gouiri à un moment clé, juste après l'ouverture du score. Très peu sollicité par la suite, il a signé un nouvel arrêt sur sa ligne en seconde période face à Paixao, jaillissant bien vers son poteau. Le reste de son match a surtout été du jeu au pied, avec quelques très bonnes passes trouvées mais aussi un vrai déchet sur du jeu long. Dans les airs, il a aussi fait sentir sa présence, de même que derrière sa défense sur des ballons longs.
Zaïre-Emery : De retour en défense après deux matches au milieu, le latéral droit s'est montré offensif sur les premières secondes mais cela s'est calmé par la suite. Toujours là pour équilibrer le bloc parisien, il a été utile dans un peu tous les domaines, sécurisant son couloir dans l'ensemble malgré un duel perdu face à Paixao sur l'occasion du Marseillais, participant régulièrement à sortir le ballon depuis l'arrière et apportant un soutien réel bien que limité aux attaques parisiennes.
Hernandez l'a remplacé pour la fin de match, s'accrochant rapidement avec Paixao avant de fermer l'axe de façon plus traditionnelle.
Marquinhos : Après un début de match qui l'a vu être un peu trop tendre face à Gouiri, au point d'être même dominé dans les airs, le capitaine est sérieusement monté en régime et il a été précieux pour son équipe par sa capacité à intercepter ou repousser des ballons chauds autour de sa surface. En seconde période, il a continué dans la même veine, avec un gros sauvetage devant Weah, et la fin de match en arrière droit lui a même permis de participer un peu à la fête offensive en montant sur son aile. Jusque-là, il avait dû se contenter de quelques passes longues bien senties.

Pacho : Très vite lancé dans son match, l'Equatorien semblait parti pour une de ses désormais habituelles démonstrations de puissance et il a dans l'ensemble rendu une nouvelle bonne, voire très bonne, copie. Mais Pacho s'est fait devancer par Gouiri sur la plus grosse occasion marseillaise du match et il a dans l'ensemble plus laissé tirer ses adversaires que d'habitude, signe d'un léger temps de retard. Avec le ballon, il a souvent assuré mais aussi lâché quelques passes bien senties vers l'avant qui ont permis d'initier des attaques.
Nuno Mendes : Quel match incroyable de la part du latéral gauche parisien ! Défensivement, il a éteint les rares Marseillais venus se frotter à lui, Greenwood se faisant même ridiculiser sur un duel, et il a permis de lancer bon nombre d'offensives depuis son côté. C'est dans le domaine offensif qu'il a d'ailleurs été tout bonnement phénoménal. Les montées n'ont pas été si nombreuses que ça mais elles ont pratiquement toutes débouché sur quelque chose de concret. Nuno Mendes finit avec une seule passe décisive mais il aurait pu en avoir trois ou quatre de plus vu la qualité des ballons donnés, il a frôlé un but et chacune de ses prises de balle vers l'avant a été un moment de souffrance pour l'OM. Un immense match.

Vitinha : Dans son rôle d'organisateur du jeu parisien devant la défense, le Portugais a encore une fois régalé face au pressing, se sortant de toutes les situations sans perdre un ballon. Il a logiquement pu lancer quelques offensives après avoir manipulé le marquage adverse et s'est même parfois retrouvé très loin de sa place attendue. Défensivement, il a aussi su avoir un rôle, notamment quand le PSG récupérait la balle très haut. Mais tout ceci aurait bien pu ne pas avoir lieu et son match s'arrêter au bout de quelques minutes à peine avec ce tacle vraiment pas maîtrisé sur Balerdi.
João Neves : Le milieu relayeur portugais enchaîne les parties et cela lui a fait le plus grand bien puisqu'il a signé une partie totalement dans ses standards les plus élevés. Une activité folle qui l'a vu être présent de sa surface à celle adverse, des choix de jeu pertinents, une belle capacité à amener le ballon vers l'avant, beaucoup de malice et d'engagement dans les duels et comme toujours bien peu de pertes de balle. Il provoque même le but du KO de l'OM en faisant marquer Medina contre-son-camp.

Mayulu : La petite surprise du onze de départ était le milieu le plus avancé des trois et il lui a fallu un long moment pour trouver sa place en phase offensive, probablement même toute la première période. Son premier acte l'avait en revanche vu être actif et intéressant au pressing, gênant bien avec ses grandes jambes ses adversaires. Sa seconde période est bien meilleure, avec toujours son activité défensive mais désormais un vrai poids offensif qui va grandir au fur et à mesure. Après avoir été trop lent pour conclure dans la surface, il a su combiner pour offrir à Doué puis Lee des balles de but, dont une que le Sud-Coréen a su exploiter.
Dro l'a remplacé et le tout jeune Espagnol n'a pas mis bien longtemps à montrer la technique fine qu'on lui présupposait. En quelques touches de balle, il a même su marquer des points mais a franchement souffert de l'impact physique marseillais, ceux-ci ne le ménageant pas.
Doué : Enfin titulaire et placé sur le côté droit cette fois-ci, le jeune Parisien a très bien lancé son match et il a rapidement su être concret avec cette passe superbe sur le premier but parisien. C'est depuis la gauche qu'il a pu la faire, l'ailier droit souffrant du fait que le jeu se déroule souvent de l'autre côté. Il est resté discipliné malgré tout et en a tiré les fruits en seconde période, Paris utilisant mieux la largeur. Inspiré balle au pied, il n'a alors manqué que d'un poil de réussite pour marquer.

Kvaratskhelia l'a remplacé poste pour poste et il ne lui a fallu que quelques secondes pour marquer un but superbe. Vite basculé à gauche, il a continué à faire de belles différences balle au pied et a même failli signer un doublé sur un coup de pied arrêté. Il est aussi tout proche d'être passeur décisif pour Nuno Mendes, signe qu'il n'a pas joué que pour lui.
Dembélé : Le Ballon d'Or a fait un match digne de son statut de joueur à part, et cela veut dire beaucoup dans une rencontre de L1. Pas forcément très impliqué dans le jeu puisque décrochant moins que d'habitude, Dembélé a donc fait beaucoup avec pas énormément de ballons. Un but facile d'une frappe précise pour lancer son match puis, surtout, ce chef d'oeuvre en solitaire pour faire le break. Une action symbolique des jambes retrouvées du n°10, aérien et léger dans ses prises de balle, capable de faire mal par la passe comme par le dribble. A ceci s'ajoute une passe décisive de plus et un pressing de tous les instants sur le gardien, parce qu'il reste un joueur très collectif.

Ramos l'a remplacé et il a fait sentir sa présence aussi bien dans la surface que loin de celle-ci, provoquant notamment un bon coup-franc excentré.
Barcola : L'ailier gauche a été un poison pour l'OM, que ce soit Weah ou Pavard face à lui. Ses appels, mais surtout sa capacité à passer dans les un-contre-un ont fait beaucoup de mal à la défense de l'OM. Barcola n'a pas toujours réussi à se mettre en bonne position de tir par la suite, bien qu'il ait trouvé le poteau en angle fermé, mais il a fait reculer l'OM à chaque prise de balle autant qu'il a permis au PSG de sortir de son camp en étant un point d'appui fiable côté gauche dos au jeu. Dans son match, il ne lui a manqué, comme trop souvent, qu'un but.

Lee l'a remplacé, se plaçant côté droit, et le Sud-Coréen a encore signé une belle entrée, se montrant de nouveau décisif avec cette fois-ci un but d'une frappe plus puissante que particulièrement bien placée. Comme à Strasbourg, il a fait parler sa technique, mais aussi sa patte gauche sur coup de pied arrêté avec une passe décisive toute proche sur un coup-franc excentré.