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Simone : «Mon souhait était de finir ma carrière à Paris»

Publié le jeudi 24 mars 2016 à 18:08 par Philippe Goguet
Attaquant du PSG de 1997 à 1999, Marco Simone est revenu sur son passage parisien dans une interview accordée au Figaro. Il révèle quelques détails sur ses deux ans à Paris et notamment la fin qu'il aurait voulue.

Débarqué du Milan AC au PSG à l'été 1997, l'attaquant italien Marco Simone était alors l'une sinon la plus grande star du championnat de France, tant en raison du montant de son transfert (32MF) que de son pedigree. S'il ne restera que deux ans à Paris, il va rester dans les mémoires avec deux trophées (Coupe de France et Coupe de la Ligue en 1998), plusieurs gestes et matches mythiques (PSG/OM 1999, PSG/Bucarest 1997, etc) mais aussi quelques clashes mythiques, notamment avec Charles Biétry qu'il traitera de menteur devant la presse dès l'arrivée de celui-ci à la tête du PSG.

Dans un long entretien accordé au Figaro, celui qui est désormais entraîneur du Tours FC (L2) a raconté sa vie parisienne et il en garde un souvenir « magnifique. Je me souviens de soirées tardives. Je devais me cacher (rires). Je vivais avenue Kleber, juste à côté de l’Etoile. J’ai beaucoup aimé. Quand j’étais en négociation avec le PSG, on a visité des appartements et Michel (Denisot) voulait que j’aille à côté du Camp des Loges à Saint-Germain en Laye. Je lui ai dit : "Michel, ce n’est pas possible, je veux habiter à Paris." On a regardé et il n’était pas très chaud pour l’appartement avenue Kleber. Je lui ai dit, à l’intox : "Si je n’ai pas celui-là, je ne signe pas." Et j’ai signé au PSG (rires). S’il n’y avait pas eu des soucis avec les dirigeants qui ont remplacé Michel Denisot (Ndlr : Charles Biétry), mon souhait était de finir ma carrière à Paris. »

«Biétry a brisé mon rêve de finir à Paris. Je n’ai pas un bon souvenir de cette personne.»

De Denisot à Biétry, beaucoup de choses ont changé au PSG lors de l'été 1998 et l'attaquant italien a clairement préféré le premier des deux : «J’ai encore de très bons rapports avec lui. Pour moi, c’était MON président au PSG. Après, cela s’est compliqué car je me suis retrouvé au milieu d’une guerre entre Biétry et Denisot, qui remontait à leurs années Canal +. J’étais le symbole du PSG, le joueur qu’a fait venir Denisot et quand il est parti, Charles a tout fait pour me mettre en difficulté et me faire passer pour une personne que je n’étais pas. Au niveau médiatique, il m’a ciblé car j’étais un pro-Denisot. Quand il est arrivé il a dégagé Le Guen, Roche, Fournier, Guerin, Rai … Le groupe des historiques. Mais j’étais intouchable et avec moi, il a fait un travail de finesse (sourire). Il a brisé mon rêve de finir à Paris. Je n’ai pas un bon souvenir de cette personne.»

« Pour les Italiens, Ibra n’est pas une star, c’est un grand joueur. »

Aujourd'hui, le PSG est rempli de stars et Simone est bien placé pour en parler car il a été l'une des plus grandes de la D1 à son époque parisienne : «Cette étiquette était "embêtante" car chez nous, en Italie, Maldini n’était pas considéré comme une star. C’était un champion, un fuoriclasse. Pour les Italiens, Ibra n’est pas une star, c’est un grand joueur. Messi non plus. Mais si ces gars-là viennent en France ce sont des stars car vous associez le côté show-business et tout le reste. J’ai bien vécu ce statut. On me demandait à l’époque: "Comment vous faites pour supporter cette pression ?" Ça me faisait sourire car il fallait venir en Italie pour savoir ce qu’était la pression. En France, c’était Disneyland (rires). Les supporters de Marseille, de la rigolade.»

L'intégralité de cet entretien est disponible ici.

Vous pouvez retrouver les commentaires de l'article sous les publicités.


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