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Au PSG, le repli défensif des attaquants est redevenu facultatif

Publié le jeudi 27 février 2020 à 16:58 par Nathan Menez
Dans un match compliqué face à Bordeaux, le repli défensif de la ligne d’attaque parisienne a été inégal. Les quatre joueurs offensifs ont été souvent coupables du manque de compacité du bloc, un des principaux soucis tactiques récurrents du PSG qui semblait pourtant avoir disparu ces derniers mois.

Un repli inégal mais une implication indéniable en première période

Cinq jours après le compliqué déplacement à Dortmund et alors que le PSG est revenu au 4-4-2, les quatre attaquants parisiens sont impliqués défensivement au début de ce PSG/Bordeaux. Cavani se montre très mobile, il court partout dans les premières minutes et vient compenser les errements de Kehrer à droite. Neymar aussi vient aider sa défense comme lorsqu’il suit un contre bordelais et relance vers Rico, le Brésilien est même applaudi par le Parc des Princes pour ce geste. Sur les offensives bordelaises, la ligne d’attaque du Paris SG est concernée, comme sur ce centre à la 17e minute où tous sauf Mbappé sont présents.

Après les vingt premières minutes de jeu, on voit beaucoup moins Neymar dans l’animation défensive et toujours pas Mbappé sauf à de rares exceptions. On le voit notamment continuer une course et aller au duel avec De Préville côté droit. Di Maria est en revanche très impliqué défensivement. Il récupère des ballons, se place souvent proche de Kehrer, n’hésite pas à défendre dans la surface et participe à la relance. On note aussi à plusieurs reprises la présence de Cavani juste devant la défense, alors que l'avant-centre parisien est théoriquement le joueur le plus en pointe du PSG.

Juste avant la mi-temps, on retrouve pourtant Neymar, Di Maria et Cavani en position basse et les trois se montrent très utiles dans le pressing. Le Brésilien récupère le ballon, lance Cavani et l’Uruguayen trouve Di Maria dans la profondeur. Pour une fois, le PSG fait bloc et se sert idéalement de sa vitesse offensive pour transiter.

Un bloc inexistant, Paris défend à six

En seconde période, le bloc parisien est définitivement coupé en deux. On ne voit quasiment plus Neymar venir aider défensivement, du moins concrètement. Les attaquants parisiens sont parfois placés proches des deux lignes derrière eux mais ne font plus les efforts. Des contre-attaques montrent même une équipe du PSG littéralement à la rue dans le repli, avec des Bordelais plus nombreux pour attaquer que les Parisiens pour  défendre !

D'autres scènes sont tout aussi grotesques, notamment lorsque Verratti se tue à la tâche et est simplement observé par ses partenaires d’attaque Neymar et Mbappé, parfois même à quelques mètres de lui...

En résumé, il n’y a plus que six joueurs qui forment l’animation défensive parisienne, à savoir les quatre défenseurs et les deux milieux. Neymar et Mbappé sortent facilement de leur match : le Brésilien quand il n’obtient pas ce qu’il veut de l’arbitre et le Français quand Cavani décide de frapper plutôt que de le servir. On retrouve ainsi les deux stars parisiennes complètement désintéressées par le jeu se poursuivant sous leurs yeux. Problème, cette non-implication se prolonge parfois aussi dans l'animation offensive, avec le même Verratti complètement isolé pour relancer.

Les rares implications défensives de la ligne d’attaque viennent de Cavani et Di Maria : le quatrième but est d’ailleurs initié par un bon pressing de l’Uruguayen conjointement avec Gueye, les deux dépossédant Pardo du ballon alors que Bordeaux allait relancer tranquillement. Finalement, Di Maria et Cavani sortent à un quart d’heure du terme tandis que les deux autres offensifs jouent les 90 minutes.

Le match face à Bordeaux a définitivement révélé (ou confirmé ?) les carences parisiennes en terme de repli défensif. La deuxième période est terriblement révélatrice du manque d’implication de Neymar et Mbappé. En revanche, Di Maria a su montrer qu’il était capable de courir beaucoup et de trouver une complicité défensive avec Kehrer. Cavani a lui aussi gagné des points puisque bien plus mobile et concerné par l'animation défensive en général qu'Icardi. L’entrée de l’Argentin est d’ailleurs démonstrative de son manque d’implication défensive, une tâche pourtant plus aisée lorsqu’on ne joue que quinze minutes.

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