Grand bonhomme de la victoire du PSG aux tirs au but face à l'OM jeudi soir, Lucas Chevalier pouvait savourer en zone mixte et régler quelques comptes au passage, notamment avec les journalistes et ceux qui l'ont critiqué.
Coupable d'une grosse erreur au Vélodrome le 22 septembre dernier lors de la défaite 1-0 du PSG face à l'OM, Lucas Chevalier a réalisé jeudi face à ces mêmes Marseillais son meilleur match sous les couleurs parisiennes. En plus d'avoir sorti plusieurs arrêts déterminants durant le match, notamment face à Balerdi en tout début de rencontre, le portier français a repoussé deux tirs au but lors de la séance fatidique.
De quoi forcément avoir un grand sourire après le match au micro du diffuseur Ligue 1+ : « Je savais que si on allait aux tirs au but, j'allais les sortir parce que j'étais trop déterminé aujourd'hui pour aider l'équipe et faire gagner ce trophée. Donc voilà, je suis content, toujours modéré, mais très content, pour moi et le Paris Saint-Germain. »
« J’ai beaucoup de qualités et aujourd’hui on l'a encore vu »
Lucas Chevalier s'est ensuite rendu en zone mixte et est d'abord revenu longuement sur son match face à l'OM, abouti, mais pas totalement parfait de son point de vue : « Oui, je pense qu’il s’agit de mon meilleur match depuis que je suis à Paris parce que j’ai été sollicité du début à la fin, j’ai eu des arrêts importants à faire même si tout n’est pas parfait. J’ai fait beaucoup d’arrêts donc les gens vont dire que c'est mon meilleur match, mais ce n’est pas que ça être gardien. Il y a quelques situations où je sais que je peux mieux faire, mais ça c'est un peu du travail invisible. En tout cas, je travaille pour être plus performant. Mais voilà, j’ai beaucoup de qualités et aujourd’hui on l'a encore vu. Les gens voyaient déjà à Lille, mais quand on le fait à Paris, c’est plus important pour les gens. »
Chevalier règle ses comptes avec les journalistes après PSG/OM
Heureux d'avoir montré ses qualités avec le PSG dans un gros match, Chevalier est ensuite revenu sur ses premiers mois compliqués à Paris, avec notamment la perte de sa place de titulaire après sa blessure à Monaco et les belles performances de Matvey Safonov. Et le gardien français en a profité pour régler ses comptes avec les médias, trop sévères avec lui à son goût.
« Vous, les journalistes, vous ne m'avez pas rendu la vie facile »
« Il y a eu un changement d’atmosphère, de dimension et j’ai eu beaucoup de leçons avec ça. Mais vous, les journalistes, êtes les premiers acteurs de cela, vous ne m'avez pas rendu la vie facile, il faut le dire aussi. Mais voilà, cela fait partie de la vie de sportif de très haut niveau. Si on veut passer des caps, l’exigence est au maximum. Je sais que je faisais des choses bien, d'autres moins bien. Mais je suis bien dans mes baskets, je sais de quoi je suis capable, je sais que je peux aider beaucoup le PSG et moi je ne lâcherai pas quoi qu'il arrive. Les gens peuvent penser ce qu’ils veulent, ça ne changera rien pour moi. »
« Je me suis senti peut-être un peu déstabilisé, mais je n’ai jamais été en situation de vulnérabilité »
Lucas Chevalier a toutefois reconnu qu'il avait été touché par les critiques : « Comment moi je me suis senti pendant deux mois ? Je me suis senti peut-être un peu déstabilisé parce que je n’ai jamais été dans cette situation, mais je n’ai jamais été en situation de vulnérabilité ou quoi que ce soit. J’ai juste encaissé la chose, c’est ce qu’il faut faire. Ça va peut-être m'arriver encore plus tard dans ma carrière où les gens vont essayer de me contester mais ça fait partie du truc. Aujourd'hui, je suis très content d'aider l'équipe et il y a beaucoup de matches. Je sais qu’ici il faut être bon tous les trois jours. Si je suis bon aujourd’hui, je vais être le meilleur gardien du monde et la semaine prochaine je peux être l’un des plus mauvais donc, pff, je vais essayer de donner le maximum à chaque fois mais sinon ne vous inquiétez pas, je vais très bien. »
Enfin, l'ancien Lillois a aussi été interrogé sur le soutien de Luis Enrique et a lâché une nouvelle réponse assez tranchée : « Bah écoutez, c’est eux qui m’ont choisi, c’est eux qui me voulaient, ils ont tout fait pour que je vienne, moi j’ai tout fait pour venir donc ça serait trop facile de dire que c’est la faute d’untel ou d’untel ou que les gens ne soient pas avec moi. Dans le club, il n’y a pas de problèmes par rapport à ça, on sait que quand tu as de la qualité et que tu en as dans le crâne, ça finit toujours par payer. »