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Prêcheur après PSG/Guingamp : «Ne pas baisser le niveau d'exigence, toujours aller chercher quelque chose en plus»

Publié le samedi 17 février 2024 à 23:28 par Bruno Hermant
L'entraîneur des Parisiennes s'est présenté en zone mixte après la victoire de ses troupes face à Guingamp (5-0). Le coach a évoqué la victoire, sa satisfaction de ne pas avoir de blessées après cette longue série marathon de 11 matchs en 35 jours, la recherche d'un maintien d'exigeance, le nouvel outil de travail qu'est le Campus PSG, la recherche d'efficacité offensive, le match de Lyon, les matchs à venir. Transcript complet.

5-0 contre Guingamp, quel est votre ressenti, qu'avez-vous pensé de votre match ?

« Pas mal de positif d'abord. Le résultat bien sûr, les trois points, le fait que l'on n'ait pas pris de but aussi. C'était important, on en avait beaucoup parlé avec les filles avant. Et puis, pas de blessure. On finit cette série des 11 matchs, c'était un peu une source de stress par rapport à ça. Même si on a essayé de tout faire pour gérer l'effectif au mieux. La satisfaction d'avoir traversé cette série de matchs vraiment assez denses sans blessure avec les objectifs atteints sur les trois compétitions.

Tout n'est pas parfait. On a perdu quelques points qu'on aurait pu éviter de perdre mais globalement ça reste positif. Et puis sur ce match à proprement parler, une meilleure 2e mi-temps j'ai trouvé. Après, un peu trop d'approximation en 1ère avec le ballon, qu'on aurait pu pu éviter de rendre à Guingamp trop vite. Et une efficacité offensive aussi, je pense qu'on aurait pu essayer de marquer un peu plus tôt aussi. Et encore une fois là, c'est une constante par rapport à notre déplacement à Lyon, un peu de fébrilité sur les coups de pied arrêtés défensifs. Donc, ça, il faut absolument qu'on retravaille dessus. Voilà pour les pistes d'amélioration mais sinon, le bilan reste selon moi quand-même positif.»

Pas de blessures, quand on voit où vous jouez, au campus de Poissy, où la pelouse est équivalente à celle du Parc des Princes, est-ce que ça joue aussi le fait de jouer dans un stade qui est de meilleure qualité que par exemple celui du Stade Georges Lefebvre du Camp des Loges ?

« Bien sûr ! Je pense que les gens ne peuvent pas véritablement mesurer à quel point ça change énormément. La qualité du terrain, de par plein de choses, évidemment. Vous avez de meilleurs appuis, vous avez en terme de prévention des blessures plus de sécurité, et bien sûr même en terme de jeu. Cela veut dire que vous pouvez avoir des équipes qui jouent.

Donc j'espère que ça donne des matchs plus plaisants à regarder pour tout le monde. Ca joue plus vite, c'est plus beau, je pense que tout le monde est gagnant. Et il faut quand-même le souligner, on a là vraiment la chance, après avoir mangé un peu notre pain noir les 3 premiers mois de la saison, de bénéficier d'un outil et d'un terrain exceptionnel !»

Pour revenir sur le fait que vous avez dit que les Parisiennes auraient pu marquer un peu plus tôt mais Elisa De Almeida ouvre le score à la 3e minute donc c'est l'un des buts les plus rapides...

« Alors effectivement, plus tôt, je retire. Un peu plus, davantage. On aurait pu peut-être revenir à la mi-temps avec un 3e but. On a eu les occasions pour. Après bien entendu, on ne peut pas tous les mettre mais je veux dire qu'il y avait, c'est-ce qu'on s'est dit à la mi-temps, un peu trop de précipitations sur le dernier geste pour moi. Ce n'est pas forcément la dernière frappe mais aussi les nombres de passes, celles qui sont bien sûr les plus difficiles à faire. Mais, on demandait un peu plus de précision technique, on aurait pu être un petit peu plus dangereux. Evidemment, on va toujours chercher le petit détail.

C'était bien, on était même content déjà d'avoir remarqué sur coup de pied arrêté. Elisa était vraiment revancharde par rapport à dimanche, donc on était aussi contente que ça soit-elle qui ouvre le score tout de suite. Là on voit, tout le monde a vu vraiment la compétitrice qu'elle est. Bien sur, plein de positif mais c'est aussi notre travail quand on est ambitieux, de toujours essayer de regarder ses détails, de toujours ne pas baisser le niveau d'exigence, d'aller chercher toujours quelque chose en plus. C'est moi qui les pousse pour qu'on continue cette évolution qui est positive, mais qui j'espère est loin d'être terminé. Qu'on puisse franchir encore une étape avant les échéances de mars.»

Pour revenir au match face à Lyon, un match presque parfait sauf à la fin, avec ce CSC malheureusement. Quel est le mot que vous avez aux joueuses pour garder le moral et particulièrement Élisa De Almeida ?

« Il faut rester focaliser sur le positif, il y en a eu beaucoup quand-même sur ce match de Lyon. Alors plus, c'est vrai, sur les aspects défensifs. Mais comme c'était quelque chose sur lequel on travaillait depuis pas mal de jours... Défensivement, on a été solides, elles ont peu d'occasion dans le jeu. On va mettre les coups de pieds à part, où je l'ai évoqué, c'est un domaine dans lequel on doit revenir et être beaucoup plus efficace. Mais bon, après, c'est vraiment un concours de circonstances sur lequel, moi, je ne peux blâmer personne. Surtout au vu de la prestation globale.

Après, si on est aussi honnête, ce n'est pas incohérent non plus ce match nul. Kate a fait un match extraordinaire. Elle nous sauve aussi. Et puis c'est aussi montrer que quand on a les séquences qu'on a, des possessions, ne pas avoir peur aussi d'attaquer. Même si l'adversaire est fort en face de nous, ne pas se focaliser trop sur les aspects défensifs et tenter. Être capable aussi d'être dangereux, notamment quand on s'aperçoit qu'on est capable de prendre le contrôle du milieu et un peu la possession. Jouer nos chances à fond et, même si on joue Lyon, même si on joue un adversaire de grande qualité en face de nous, à un moment donné, se lâcher. Ne pas se focaliser trop sur les aspects défensifs et trouver un meilleur équilibre.»

On a vu cet après-midi, les joueuses ont continué de pousser, on voit cette détermination au niveau mental. Est-ce que vous travaillez là-dessus ?

« Oui, puis on l'a dit à la mi-temps. On n'a pas beaucoup de temps pour travailler. On sait que l'on doit bosser. Il y avait deux choses : un, on savait qu'en mettant le 3e, on prenait quand-même une sérieuse option sur la victoire et sur le résultat, pour l'immédiat. Et puis deux, il y a aussi l'objectif de retrouver cette efficacité qu'on avait en début d'année 2024, ça faisait longtemps qu'on avait pas marqué autant. Le match du Puy en Coupe est à part, c'était différent. On ne peut pas se permettre de lever le pied, on a les échéances sont très importantes qui arrivent.

Les trois derniers mois de la saison qui vont venir à grands pas, avec que des matchs couperet. A nous de tirer le bénéfice de tous les moments qu'on a, les matchs qu'on a. Là, les conditions étaient parfaites pour jouer. Pas de suffisance, pas d'arrogance, on continue de bosser et donc pour chaque mi-temps, on continue de pousser. Et même à la fin, vous le voyez, le match était fait mais quand-même il faut demander à être exigeant avec les rentrantes. Et finalement, les buts viennent. Au moins deux d'entre eux arrivent dans les 10 dernières minutes, au moins dans le dernier quart d'heure.»


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