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PSG/OL (2-1), les performances individuelles

Publié le lundi 20 septembre 2021 à 1:54 par Philippe Goguet
Le PSG s'est imposé 2-1 contre l'OL après avoir été mené 1-0 à l'entame de la dernière demi-heure. Retour sur les performances individuelles des joueurs parisiens au cas par cas.

Donnarumma : L'Italien enchaînait un deuxième match de L1 et il s'est fait marcher sur le bras d'entrée par Slimani. Cela ne l'a pas gêné  au moment de se coucher sur une frappe de Shaqiri peu après et ce sera pratiquement son dernier arrêt sérieux du match. Il a souvent empêché Lyon d'être dangereux en gérant bien sa surface, n'hésitant à sortir loin de son but quand il le le fallait, mais il a aussi été trompé par Paqueta. Et se faire tromper sur son côté fermé pour un gardien de son rang n'est pas vraiment le signe d'un grand match, même si un arrêt eut été un exploit. Au pied, il a fait au plus simple mais n'a pas brillé. 

Kehrer : Après l'avoir fait jouer dans l'axe tout l'été, Pochettino l'a replacé sur le côté droit, souhaitant apporter de l'équilibre par rapport à Mendes sur l'autre aile, mais le choix n'a pas été payant. En première période, Kehrer s'est fait déposer par Toko Ekambi à plusieurs reprises, ce qui a occasionné des situations dangereuses. Il a en revanche été meilleur dans les duels après la pause mais laisse le Camerounais trop seul au moment de centrer sur le but, même si c'est possiblement une conséquence du trou en défense centrale qui l'empêche de s'excentrer vite. Offensivement, il n'a rien apporté sur son aile et ses deux seules montées se sont conclues par un emboutissement de Neymar puis un centre complètement raté. Ses relances dans son camp n'étaient en revanche pas si mauvaises mais l'Allemand a dans l'ensemble loupé son retour à droite.

Marquinhos : Le capitaine s'est signalé par un gros sauvetage d'entrée et il a dans l'ensemble souvent dû couvrir Kehrer en première période quand le latéral droit était pris en défaut. Sa seconde période est en revanche moins aboutie pendant un long moment mais il s'est bien repris sur la fin avec plusieurs interventions salvatrices. Avant ce bon finish, Marquinhos avait franchement flotté dans son positionnement de façon régulière, à l'image du but encaissé. Dans la relance, à l'exception d'une belle ouverture pour Messi, il s'est encore trop reposé sur Kimpembe.

Kimpembe : Pas forcément très inspiré sur ses premiers ballons, le défenseur parisien est peu à peu entré dans son match, malgré quelques risques pris avec le cuir. Il a dans l'ensemble complètement éteint Slimani mais sa chasse à l'attaquant adverse a coûté cher, en témoigne son absence totale sur le but encaissé après avoir pensé enfermer l'avant-centre le long de la touche. Cela n'effacera pas pour autant sa bonne partie en général, avec une prestation efficace à la relance dans l'ensemble. 

Mendes : Suite à son entrée explosive à Bruges, il a vécu sa première titularisation et, après un début de match où il a été peu en vue, il est progressivement monté en régime. D'abord un peu loin de ses adversaires pour défendre, il s'en est progressivement rapproché et leur a imposé un véritable combat physique, le Portugais se montrant solide dans les duels et rarement débordé. Mais c'est surtout avec le ballon qu'il est monté en puissance tout au long du match. D'abord cantonné à la relance depuis son camp où il se montrait propre et avec une belle capacité à se défaire du pressing par ses passes claquées vers l'intérieur, il est peu à peu parvenu à se montrer dans le camp adverse. S'ils ont peu été repris, ses centres sont souvent été intéressants et son punch a fait mal tout au long du match. Surtout, Mendes n'a jamais semblé dépassé par l'événement, montrant un caractère qui semble déjà le désigner comme le n°1 du poste.

Herrera : L'homme en forme du moment enchaînait dans le onze de départ et il a réussi une première mi-temps de haute volée. Très responsabilisé avec le ballon, il a plusieurs fois réussi à trouver ses attaquants devant lui, qu'il s'agisse de Messi qui décrochait ou des autres un peu plus en profondeur. Il n'a malheureusement pas réussi à connecter le milieu à l'attaque après la pause, l'équipe parisienne se coupant clairement en deux, et il a eu beaucoup de mal sur les 20 dernières minutes. Il a malgré tout défendu jusqu'au bout, même si c'est également avant la pause qu'il avait été le plus efficace dans ce domaine.

Wijnaldum l'a remplacé pour les dernières secondes et n'a eu aucun impact.

Gueye : Le Sénégalais faisait son retour dans le onze de départ et il a été bien loin du niveau qu'il affichait il y a peu. Il a évidemment eu un impact non-négligeable dans les duels et a donc récupéré des ballons de façon régulière, mais quel déchet avec le ballon. Tout au long du match, le milieu défensif n'a jamais réussi à enchaîner les bonnes séquences dans le jeu, trop régulièrement gêné par ses imprécisions techniques qui ont profité à l'adversaire. A chaque bonne transmission vers l'avant a pratiquement succédé un ballon bêtement perdu, d'où un sentiment frustrant concernant sa performance. 

Di Maria : Positionné très à droite sur le terrain, l'Argentin a attaqué la partie tambour battant, récoltant même un carton jaune mérité pour un tacle bien trop engagé. Régulièrement trouvé sur son flanc droit, même parfois sur des longs ballons, il n'a jamais hésité à combiner avec Messi proche de lui ainsi qu'à prendre sa chance, même s'il a eu peu de réussite dans ses frappes. Plus ennuyeux, il a surtout totalement disparu après la pause dans l'animation offensive. Il a en revanche gardé sa belle activité défensive un peu plus longtemps mais sa sortie en fin de match était des plus logiques.

Icardi l'a remplacé pour la fin de match et il n'a touché que trois ballons. Deux anecdotiques puis ce coup de tête croisé qui offre le match à son équipe. Après avoir raté tous ses gestes en bonne position à Bruges, Icardi a su régler la mire, les déplacements étant déjà au point. En moins de six mois, il aura aussi crucifié l'AS Saint-Etienne et l'OL à la dernière seconde d'un match, de quoi faire l'unanimité dans toute la région Rhône-Alpes.

Messi : C'est dans un rôle de meneur de jeu axial que l'Argentin a connu sa première au Parc des Princes et il a signé un premier acte de haute volée. Décrochant beaucoup et apparaissant comme l'organisateur axial des attaques parisiennes, il a alors donné bon nombre de ballons exploitables, aussi à bien à Neymar que Di Maria, et ses percées ont fait des ravages dans la défense de l'OL. Certaines de ses touches de balles ont même été géniales, à l'image de son ouverture pour Neymar avant la talonnade en pleine surface du Brésilien. Messi a aussi touché la barre transversale d'un superbe coup franc et aurait pu marquer sans un bel arrêt de Lopes. Le souci est venu de la suite, à savoir une seconde période où l'Argentin a été totalement absent. Il n'était pas question de défendre plus mais il a surtout complètement disparu des attaques en général. L'organisateur qui décrochait n'était plus là et ses partenaires sont bien trop peu parvenus à le trouver. Pochettino est même allé jusqu'à le sortir, une décision qui peut se comprendre vu son second acte.

Hakimi l'a remplacé pour le dernier quart d'heure et il est entré comme milieu droit. Il a bien tenté d'animer son couloir mais il s'est montré moins efficace en devant partir arrêté que lorsqu'il arrive lancé depuis l'arrière. 

Neymar : Pendant de Di Maria sur la gauche du terrain mais beaucoup plus libre que l'Argentin, le Brésilien a d'abord touché très peu de ballons, comme s'il était devenu une troisième option d'attaque. Un certain déchet accompagne aussi son début de match malgré un éclair de génie sur sa talonnade en pleine surface pour Messi. Il apparaissait toutefois déjà mieux physiquement qu'en milieu de semaine et sa seconde période l'a ensuite confirmé. Alors que l'équipe parisienne perdait pied, Neymar n'a jamais abandonné et continué de provoquer balle au pied. C'est ainsi qu'il a obtenu un penalty comme toujours parfaitement transformé. Il a encore continué avec ses coups de boutoir, même épuisé, et a généré du danger jusqu'au bout même s'il n'est pas impliqué sur le but de la victoire. Peu à peu, le meilleur Neymar se dessine enfin.

Mbappé : L'incertain était bien là, il était même titulaire et a joué toute la rencontre au point de la faire basculer dans ses dernières secondes d'un joli rush côté gauche conclu par un centre parfait pour Icardi, un joueur qu'il sait parfaitement faire marquer. Avant cette belle fin, Mbappé était pourtant apparu loin de son meilleur niveau. S'il a été une vraie menace en profondeur avant la pause, il a rarement été bien servi et sa participation au jeu était alternative malgré un bel échange à trois avec Messi et Mendes. Frustré en seconde période, il s'est alors régulièrement isolé sur le flanc gauche et c'est bien là qu'il a fait le plus de différences.

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