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PSG/Bâle (3-0), les performances individuelles

Publié le jeudi 20 octobre 2016 à 0:06 par Amezienne Rehaz
Le PSG s'est imposé 3-0 face à Bâle dans un match qu'il n'a pas spécialement dominé, retour sur les performances individuelles des joueurs parisiens au cas par cas.

Areola : Celui qui s'est installé dans les buts parisiens cette saison a fait preuve de sérieux. Surtout, il change la physionomie du match dès la 11e minute remportant un face à face important face à Steffen. Plus en difficulté sur les sorties aériennes, il a vu le ballon atterrir à trois reprises sur ses montants, symbole d'une baraka bienvenue vu le match des Parisiens.

Aurier : Dès l'entame du match, le latéral ivoirien a paru un peu en dedans sur le plan technique, une impression qui s'est confirmée sur l'ensemble de la rencontre, même si c'est lui qui centre sur le but de Lucas (62e). Défensivement, l'ancien joueur de Toulouse a fait parler sa puissance, interceptant notamment 7 ballons, plus que tout autre joueur sur le terrain. Malheureusement, dans le système d'Emery, on lui demande beaucoup plus, particulièrement dans l'animation de son couloir.

Marquinhos : Plus les matches passent, plus le jeune international brésilien démontre, qu'actuellement, il est peut-être le meilleur défenseur de l'effectif. Sérieux et serein, Marquinhos a dégagé une facilité insolente en ne se cachant pas derrière les erreurs de son capitaine en première mi-temps. Liberé du départ de David Luiz, l'ancien défenseur de la Roma est parti pour réussir une saison d'envergure.

Thiago Silva : Dépassé sur l'action qui amène l'action de Steffen (11e), Thiago Silva n'inspire pas la même sérénité que les saisons précédentes. Si son talent n'est pas remis en question, sa fébrilité sur certaines séquences de jeu peut paraître inquiétante. Au niveau du leadership, il n'a rien perdu, recadrant sans cesse ses coéquipiers autant qu'il a donné de la voix, et il reste néanmoins un leader technique de cette équipe. C'est celui qui a tenté le plus de passes derrière Verratti (108), donnant souvent l'impulsion à la relance, mais rarement de façon très tranchante.

Kurzawa : Battu de la tête sur le poteau de Doumbia (36e), Kurzawa a constamment essayé d'apporter sur le plan offensif. Si il n'est pas dans la même dynamique qu'en début de saison d'un point de vue technique, l'international français a au moins eu le mérite de tenter d'animer son couloir gauche. En ayant peu échangé avec Di Maria (13 échanges seulement entre les deux), Kurzawa n'a pas pu aller au bout de ses actions (seulement 2 centres tentés).

Rabiot : La classe internationale. Le milieu de terrain Espoirs a tout réussi ce soir et sa passe vers Matuidi sur le premier but de Di Maria débloque la rencontre. Alternant entre une position basse et celle relayeur, Rabiot a également montré l'étendue de sa palette tactique. Le milieu de terrain a tenté deux frappes de loin, dont une obligeant le gardien de Bâle à se déployer (36e). Défensivement, il a confirmé ses dernières sorties avec un impact physique à la hauteur (12 récupérations, plus que tout autre joueur sur la pelouse). A ce niveau-là, il sera difficile de le déloger du onze. Et on est impatient de voir les choix d'Emery pour le match contre Marseille.

Verratti : Un bon match pour Verratti, même s'il a souvent habitué à mieux. Titularisé à la place habituelle de Thiago Motta, il a permis la titularisation de Rabiot, alternant tactiquement avec le jeune international français. Avec 121 passes tentées, l'Italien est celui qui a tenté le plus de passes sur le terrain, créant également deux occasions pour le PSG. Un match cohérent dans l'ensemble avec un zeste de gourmandises techniques, ce qui n'est pour déplaire aux spectateurs du Parc des Princes. 

Matuidi : Le seul du milieu de terrain titularisé à son poste habituel. Et toujours les mêmes habitudes : face à un bloc adverse aussi bas, Matuidi n'a pas brillé par son apport technique. Avec 53 passes à son actif, il est bien loin de ses comparses du milieu de terrain (121 pour Verratti, 83 pour Rabiot). Cependant, dans son jeu sans ballon, il a toujours cette faculté à apporter une certaine verticalité au jeu parisien et c'est lui qui offre la solution à Rabiot dans la profondeur sur le premier but du PSG. Bref, du Matudi par excellence. Remplacé en fin de match par Krychowiak, placé en sentinelle, qui a fait une rentrée assez neutre, le score étant déjà acquis.

Lucas : Et un nouveau but pour Lucas, déjà son 7e de la saison toutes compétitions confondues. Et toujours cette même impression : s'il semble en nette progression sur le dernier geste, l'ancien joueur de Sao Paulo a aussi une faculté à disparaître des matches par séquences, ne sachant où se situer dans les 30 derniers mètres. A son actif, une grosse débauche d'énergie en n'hésitant jamais à presser son adversaire et une facilité à rendre les contre-attaques du PSG productives : c'est lui qui amène la première grosse occasion de son équipe sur un contre, déposant un caviar sur le pied gauche de Di Maria (30e). Remplacé par Ben Arfa, dont l'entrée fut dans la lignée de celles entrevues contre Bordeaux et Nancy. Il semble forcer son jeu cherchant trop souvent le dribble et donnant l'impression d'être à la peine physiquement.

Cavani : Un but en fin de match sur un pénalty qui l'a lui même provoqué et... c'est tout. Toujours aussi généreux, Cavani s'est montré maladroit sur le plan technique, loupant la plupart de ses remises. En difficulté sur deux énormes occasions qu'il n'a pas sues convertir, il a paradoxalement soigné ses statistiques : une passe décisive sur le but de Maria (40e), et donc un but en fin de rencontre. N'est-ce pas ce qu'on lui demande au final ?

Di Maria : L'international argentin a marqué son premier but de la saison et s'est montré satisfaisant dans l'ensemble. S'il s'est montre peu concerné par le repli défensif, Di Maria a tenté d'apporter dans la surface adverse : trois tirs tentés, deux occasions créées, trois centres à son actif, plus que tout autre joueur parisien. Pas encore un match plein mais clairement sur une pente ascendante. A confirmer sur les prochaines rencontres. Légèrement touché, il a laissé sa place à Jesé. Au contraire de Ben Arfa, l'Epsagnol a semblé vouloir prouver des choses à son entraîneur : des courses, une grosse occasion, un belle passe pour Cavani sur le penalty et même une récupération sur un tacle. À revoir.

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