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Echouafni : «Il faut continuer avec notre ligne de conduite»

Publié le vendredi 4 septembre 2020 à 20:40 par Bruno Hermant
L'entraîneur de l'équipe féminine parisienne Olivier Echouafni a répondu aux questions de la presse durant le point média prévu avant la reprise du championnat de France de D1 Arkéma. Le technicien du PSG est revenu sur l'état d'esprit de son groupe après le parcours en Ligue des champions féminine avant de se projeter sur la saison à venir, avec la réception de Guingamp dimanche. Pour Echouafni, il faut continuer sur ce qui a été fait et persévérer. Transcript complet de ses propos.

Le discours pour les joueuses après la reprise : 

« Une prise de conscience. On a vécu une bonne saison qui ne s'est pas terminée comme on l'aurait souhaité. En même temps, on a fait un bon parcours. Certes il y avait de la déception, mais on doit être capables de passer maintenant à autre chose. Ce qui va arriver prochainement, c'est le début de la saison, et un premier match contre Guingamp.»

Des joueuses marquées par l'élimination en C1 :

« Oui un petit peu. C'est parce qu'on se sent tellement proches et qu'on n'arrive pas réellement à basculer de l'autre côté, qu'automatiquement, il y a un sentiment de frustration et de déception. Maintenant, on savait très bien que l'équipe qui remporterait la demi-finale gagnerait certainement le titre. C'était le cas pour l'OL. Il y a eu pas mal de déception en début de semaine. Puis au fur et à mesure que les jours et les entraînements ont passé, elles ont réussi à basculer de l'autre côté.»

Un discours à renouveler : 

« Avec de la persévérance. C'est ce que j'appelle des objectifs de haut niveau. C'est de continuer à croire en ce qu'elles font. Il y a une vraie progression depuis quelques temps, elles le sentent. Elles savent qu'elles doivent corriger certains aspects, notamement sur le plan offensif pour pouvoir mettre à mal cette équipe.»

L'élément à insuffler à l'équipe pour décrocher un titre : 

« Il faut continuer avec notre ligne de conduite, c'est à dire avoir toujours cette envie de se dépasser sur l'ensemble des matchs. Que ce soit en championnat, en Coupe de France mais aussi en Ligue des champions. Cette compétition qu'on vient de vivre a eu beaucoup d'effets positifs sur le fait de vouloir y retourner, de vouloir aller plus loin, d'aller chercher ce qui nous manque, c'est-à-dire le titre.»

L'état du groupe : 

« A ce jour, pas de cas de COVID dans le groupe. On est quand même très contents. On a été suivi quasiment deux fois par semaine depuis le 25 juin et la reprise. On a eu quelques cas qu'on a bien géré mais on sait aussi très bien que tout peut aller très très vite dans un groupe. A ce niveau là, on n'a pas de soucis. Concernant l'effectif, il nous restera encore un dernier entraînement, pour l'instant, tout le monde est présent et on a juste deux incertitudes sur certaines joueuses qui ont eu des soucis en début de semaine, mais on fera le point ce soir après l'entraînement.»

Une petite coupure de quatre jours : 

« Moi je pense que c'est une très bonne chose, cela nous permettra de nous remettre dans le bain très vite. Et surtout, on a un début de saison qui est très très difficile. On va jouer les deux derniers finalistes de la Coupe de France. Que ce soit Guingamp et Bordeaux. Cette équipe de Guingamp nous pose souvent des problèmes. C'est une équipe très bien organisée, très bien structurée, avec un vrai projet et des individualités. Donc on s'attend à des matches très très difficiles. Mais c'est une très bonne chose. Après avoir joué Arsenal et l'OL, rejouer Guingamp et Bordeaux derrière, deux équipes qui ont fini dans le top 6 de la D1 la saison dernière, je trouve que c'est une bonne chose. »

Guingamp, le match piège : 

« Tous les matches de toute façon seront difficiles, ils seront tous piégeux. Guingamp était venu faire un bon résultat chez nous et puis surtout avait fait une longue série qu'on avait interrompu quand on est partis à Guingamp en février. Ce qui montre la qualité de cette équipe et le travail fait par Frédéric Biancalani depuis qu'il est arrivé. Ce sera compliqué, on le sait. Nous, de toute façon, si on veut espérer gagner des titres, on est dans l'obligation de gagner des matches de façon à ne pas prendre de retard. »

Les objectifs fixés par la direction :

« Nos objectifs sont simples, il faut gagner les matches, il faut gagner les titres, il faut toujours faire mieux que la saison précédente. C'est ce qu'on a fait sur la saison 2019/20 puis qu'on a pratiquement réussi à faire mieux. Là, ce sera aussi l'objectif de faire mieux. Faire mieux, c'est aller chercher les trophées qui nous manquent.»

Où situer le PSG dans la hiérarchie européenne : 

« Si on a atteint le dernier carré en C1, c'est qu'on se retrouve dans les meilleures équipes européennes. Après, chaque championnat est un petit peu différent. Dans le notre, on a peut-être l'équipe adverse qui a le plus haut niveau au vu des titres qu'elle a remportés. C'est le champion d'Europe en titre. Se positionner par rapport aux autres, cela peut être très changeant. Ce que je sais surtout, c'est qu'on va avoir une très forte concurrence sur le plan international notamment avec l'Angleterre, avec Manchester City et Chelsea qui se sont énormément renforcées. Mais aussi le Barca, l'Atlético en Espagne, sans oublier Wolfsburg et le Bayern en Allemagne. Mais je pense qu'au fur et à mesure que les saisons passent, je trouve qu'il y a un certain équilibre qui est en train de s'installer dans les différents championnats. Je suis persuadé qu'en D1 Arkéma il y aura de plus en plus de résultats serrés.»

La bonne année pour détrôner l'OL : 

« Tant qu'on n'y sera pas arrivé, ce sera toujours la bonne année pour le faire. On se battra jusqu'au bout, il faut faire confiance en ce groupe qui d'une part progresse mais en plus gagne en maturité et ça, c'est très bien. »

Le mercato : 

« Pour l'instant, on n'a pas forcément des profils en particulier. On se laisse l'opportunité de regarder ce qu'il y a sur le marché. Et en fonction de cela, on avisera. On a un effectif qui est assez équilibré, assez homogène et aussi talentueux.»

L'équité des primes en équipe nationale brésilienne : 

« C'est déjà une grande première, une grande étape pour le football féminin. Un véritable succès parce que tout le monde se bat pour une équité. C'est le cas du Brésil, je ne sais pas ce qu'ils ont mis en place. Est-ce qu'on aura la même chose en France un jour ? Je ne sais pas si ce sera possible au niveau des primes, cela dépendra des enjeux, tout est lié, mais en tous cas c'est une grande étape qui vient d'être passée.»

Vous pouvez retrouver les commentaires de l'article sous les publicités.


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