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Nice/PSG (0-3) en cinq remarques

Publié le samedi 5 décembre 2015 à 20:37 par Philippe Goguet
Le PSG s'est imposé 3-0 à Nice dans un match assez particulier par son scénario. Retour sur ce match en 5 remarques.

Encore une défense à trois qui explose

Pour la réception du PSG, l'OGC Nice avait décidé d'adopter un dispositif plus défensif qu'habituellement avec trois défenseurs centraux (Baysse, Bodmer et Le Marchand) plus un habituel défenseur central dans le couloir droit (Genevois) et mal en a pris au coach niçois. Non seulement sa défense a largement explosé en vol (le gardien Cardinale est même le meilleur Niçois) mais trois des défenseurs centraux se sont tous faits passer en même temps sur le premier but par Ibrahimovic. Sur le 2ème but, c'est le joueur du couloir gauche qui est en retard au début de l'action car trop haut sur le terrain et ne parvient pas à rattraper Zlatan, comme un nouveau désaveu pour cette défense à 3, voire à 5 sur certaines actions. Dernièrement, un de nos podcasteurs avait listé les équipes qui s'étaient présentés avec une défense à trois centraux face au PSG en 4-3-3 de Laurent Blanc et les résultats laissent fortement penser que c'est une très mauvaise idée puisque le PSG gagne pratiquement à chaque fois :

Jeu long puis jeu court pour Paris

Il est dur de nier que l'OGC Nice a fortement perturbé le PSG durant la première période, ou au moins pendant la première demi-heure, et cela s'est notamment ressenti dans la façon de jouer des Parisiens, littéralement bloqués aux 40m adverses et dans l'incapacité de servir leurs attaquants de façon correcte, voire de les servir tout court. Le PSG a alors décidé d'allonger le jeu et de jouer directement depuis la ligne médiane, voire plus bas, vers la surface adverse où Ibrahimovic a alors fait parler sa puissance et son jeu dos au but. La réalisation de ces longs ballons n'a pas toujours été brillante mais elle a au moins fait reculer Nice et Paris a alors pu développer plus de jeu au milieu et s'offrir quelques espaces, parfaitement exploités sur le second but. En seconde période, avec un joueur de moins dans les rangs niçois, Paris s'est alors régalé et a retrouvé tout son jeu en passes courtes au fur et à mesure que les espaces s'ouvraient et le lui permettaient.

L'étrange milieu de Laurent Blanc

Pour répondre au milieu niçois, point fort de l'équipe adverse, Laurent Blanc avait fait un choix des plus étranges et décidé d'aligner Thiago Motta derrière deux relayeurs nommés Matuidi et Stambouli. Et à la lecture de la composition d'équipe, le PSG avait donc ses deux joueurs les moins techniques du 11 à l'endroit du terrain le plus chargé en joueurs adverses. Logiquement, il ne fallait pas attendre d'eux des miracles à la construction et Paris a finalement trouvé une solution avec le jeu long évoqué ci-dessus. Pour autant, sans l'ouverture du score sur un exploit individuel, on voit mal comment ce milieu aussi limité dans son jeu de passes aurait pu mettre hors de position une défense de qualité. En revanche, une fois que les espaces se sont ouverts, les trois ont répondu présents, à la manière de la fin de match contre Troyes qu'ils avaient déjà disputée ensemble. Pour Blanc, il faut donc peut-être considérer ce trio comme une solution pour finir les matches dont le scénario est en faveur de Paris plutôt que comme un trio de début de match quand tout est à faire.

Ibra, monstre statistique

Il a 34 ans, il paraît qu'il est cuit mais Zlatan Ibrahimovic enchaîne pourtant les grosses performances depuis quelques semaines. Hier, son bilan est tout de même impressionnant : deux buts marqués, une passe décisive en or pour Cavani, un penalty provoqué et un joueur qu'il fait expulser au passage. Avec cette performance, qui aurait pu être encore plus marquante sans un très bon Yohan Cardinale en face, Ibra se paye le luxe d'occuper à la fois la première place du classement des buteurs et des passeurs en Ligue 1. Et au passage, il a encore récupéré un record de buts au PSG, devenant le meilleur buteur de l'histoire du club parisien en Ligue 1 avec 87 buts, contre 85 à Dahleb.

Le rythme du PSG de 1985/1986 dépassé

Référence à laquelle le PSG actuel est comparé depuis le début de la saison, son homologue de 1985/1986, futur champion de France, vient tout juste d'être dépassé sur le plan comptable puisque les Parisiens de l'époque comptaient 43 points après 17 journées. Le PSG actuel en a 45 points et l'objectif, outre le fait de finir invaincu, est désormais de battre le record de points de l'OL à la trêve. En 2006/2007, les Lyonnais avaient pas moins de 50 points après la première partie de saison, un total qui peut être dépassé si le PSG gagne ses deux derniers matches avant la trêve, contre... l'OL et à Caen.

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