Article 

25 pensées rapides sur PSG/Liverpool (2-0)

Publié le samedi 11 avril 2026 à 11:39 par Philippe Goguet
Totalement à froid, retour sur ce PSG/Liverpool (2-0) largement dominé en 25 pensées rapides à propos du contenu collectif, du contexte général ou encore de quelques individualités.
Totalement à froid, retour sur ce PSG/Liverpool (2-0) largement dominé en 25 pensées rapides à propos du contenu collectif, du contexte général ou encore de quelques individualités.
  1. Satisfaction ou frustration ? C'est l'impossible équation d'après-match de tous les Parisiens et la réponse ne sera probablement connue qu'à l'issue du match retour. Il sera alors temps de regretter, ou d'oublier, les improbables ratés parisiens de ce match aller.
     
  2. L'an passé, Liverpool avait été essoré au Parc des Princes malgré la victoire mais ne savait pas vraiment à quoi s'attendre avant le match. Ce mercredi, les Reds étaient plus que prévenus, ils ont quand même pris la même tempête que l'an dernier, c'est dire le niveau de performance des Parisiens.
     
  3. A tête reposée et vu qu'il juge le contenu avant tout, Luis Enrique sera probablement très fier de constater que son équipe a archi-dominé dans tout ce qui compte pour lui : le nombre d'occasions créés, l'absence totale d'occasions concédées, la qualité et la variété de l'animation offensive, le contre-pressing étouffant, la justesse dans l'utilisation du ballon, la maîtrise totale du tempo du match, etc. PSG/Inter est forcément son chef d'oeuvre absolu, mais ce PSG/Liverpool est haut dans ce que ses Parisiens ont pu proposer collectivement.

     
  4. En termes de contenu, donc en mettant de côté le score, ce quart de finale aller contre Liverpool est même très probablement le meilleur match du PSG 2025/2026.
     
  5. Paris peut se faire remonter à Anfield, l'histoire du football étant pleine de ce genre de renversements, mais il va falloir un sacré miracle en six jours pour que les Reds deviennent une meilleure équipe que ce PSG...
     
  6. Pendant une partie non-négligeable du match, le PSG a semblé jouer de façon un peu arrêtée, comme sur un faux rythme, souhaitant attaquer mais en évitant surtout la moindre perte de balle. Une stratégie qui a pu paraître frustrante mais a prouvé toute son utilité sur le second but, la défense de Liverpool craquant finalement après un temps de jeu très long, avec 27 passes au total.
     
  7. Le coup d'envoi de Liverpool complètement raté avec Konaté placé 30m derrière tous ses partenaires avant de balancer une ogive déviée en touche par un de ses partenaires disait déjà beaucoup de la performance médiocre à venir des Reds. 
     
  8. Vu à quel point Arne Slot est fan du PSG de Luis Enrique, il est bien possible qu'il regarde absolument tous les matchs des Parisiens. Mais de là à le voir proposer un plan de jeu entre celui de Franck Haise lors de PSG/Nice (1-0) en novembre et Sébastien Pocognoli plus récemment avec l'AS Monaco, c'était inattendu.

     
  9. C'est passé totalement inaperçu mais le PSG s'est bien fait voler sur le temps additionnel de la seconde période. Il y a eu trois temps de changement, dont un à la 91e, mais celui de la 78e minute qui a vu Paris et Liverpool faire entrer pas moins de cinq joueurs a duré 90 secondes. Avec les deux autres sessions, cela fait donc déjà 2'30 d'arrêt au total mais l'arrêt de jeu sur le penalty accordé puis finalement refusé à Zaïre-Emery a duré un peu plus de deux minutes entre le moment où la faute est sifflée puis le jeu relancé par Mamardashvili. Le total monte donc à près de 4'30 quand l'arbitre a sifflé la fin du match au bout de trois minutes supplémentaires comme prévu, ne prenant donc même pas en compte le changement qui a eu lieu pendant les arrêts de jeu !
     
  10. Toujours à propos de ce fameux penalty finalement retiré, Zaïre-Emery est bien touché dans un premier contact mais le milieu français est tellement solide sur ses appuis qu'il ne tomnbe pas. Un joueur normal n'aurait probablement pas tenu le choc et donc récolté la faute. 
     
  11. Il est intéressant de constater qu'Ousmane Dembélé avait demandé et, d'après ce que la diffusion a montré, obtenu le ballon de Vitinha sur le penalty accordé. Pas de Nuno Mendes donc, bien qu'ayant transformé à Nice le dernier penalty obtenu par les Parisiens.
     
  12. Face au 5-3-2 de Liverpool qui permettait aux Reds de couvrir une zone plus large et de façon plus dense, il faut saluer la qualité de l'animation dans les couloirs des Parisiens, tant dans les sorties de balle que plus haut sur le terrain pour étirer le bloc liverpuldien et le déstabiliser. Un travail basé autant sur la technique que la patience, et remarquablement bien effectué sur le second but.
  13. Voir Warren Zaïre-Emery piétiner physiquement des joueurs de Premier League, et pour certains des références, démontre à quel point le jeune milieu est un monstre à ce niveau-là.
     
  14. Que l'on propose à Matvey Safonov de porter un jogging en match afin d'être parfaitement sûr qu'il est en réalité un gardien de but des années 90.
     
  15. La passion récente des clubs anglais pour les touches longues est d'un ridicule tout de même assez rare pour un pays qui a toujours critiqué l'antijeu de façon générale. Voir Joe Gomez essuyer le ballon pendant de longues secondes avant de l'envoyer droit sur le poing de Matvey Safonov, est-ce un spectacle digne d'un quart de finale de Champions League ? 
     
  16. La plus belle ironie de la chose vient du fait que les touches les plus dangereuses ont été effectuées par des Parisiens, avec Nuno Mendes qui initie réellement plusieurs actions de la sorte :
  17. L'arbitrage de José María Sánchez Martínez restera un mystère sur bien des points mais il faut au moins lui reconnaître qu'il a été aussi permissif avec Ibrahima Konaté qu'avec Khvicha Kvaratskhelia, tous deux auteurs de fautes répétées qui auraient pu leur valoir un carton jaune. Un laxisme qui arrange plus Paris que Liverpool puisque le Géorgien était sous la menace d'une suspension, pas le Français.
     
  18. Bien que dans l'ensemble assez médiocre, l'arbitre espagnol n'a toutefois pas été aidé par ses compatriotes de la vidéo qui ont réussi à lui dire dans l'oreillette que la poussette finale de Konaté sur Nuno Mendes n'était pas une faute. Tous ces arbitres étaient supervisés ce mercredi soir par le grand patron de l'arbitrage à l'UEFA, Roberto Rosetti, c'est peu dire qu'ils n'ont pas dû marquer des points.
     
  19. Dur de savoir ce qui est réellement arrivé à Nuno Mendes en milieu de première période, le Portugais passant proche d'une sortie anticipée du terrain. Dur coup reçu à digérer ? Léger malaise vagal ? L'arrière gauche a en tout cas connu un sacré coup de mou avant de formidablement se reprendre.
     
  20. Kvaratskhelia est sérieusement en train de devenir le baromètre du PSG en Champions League. Quand le Géorgien est dans un grand soir, Paris est rarement décevant. Et il faut alors se rappeler qu'il n'était que remplaçant pour PSG/Chelsea il y a un mois à peine...
     
  21. Comment ne pas exploser de rire en voyant Hugo Ekitike balancer une de ses fameuses talonnades directement en touche comme à ses plus belles heures parisiennes ? Surtout après trois jours de révisionnisme sur son passage parisien alors qu'il fut médiocre de bout en bout.
  22. Vitinha produit des matchs d'une propreté absolue avec une telle régularité que cela passe désormais inaperçu. Face à un pressing qui a mis du temps à s'éteindre, le Portugais a donné une leçon de maîtrise du tempo du match, assurant à son équipe de faire le match qu'elle voulait faire, et cela lui est pratiquement reproché par la presse française. A contrario, la presse britannique salue sa partie.
     
  23. Voir une équipe de Liverpool ayant coûté aussi cher proposer un contenu aussi médiocre n'est pas sans rappeler certaines époques du PSG de QSI. Alors, profitons bien de la période actuelle.
     
  24. João Neves maîtrise quand même sacrément bien sa passe de l'épaule sur les ballons aériens un peu haut et compliqués à contrôler avant que l'adversaire ne vienne presser.
     
  25. Après les nombreux ratés d'Ousmane Dembélé, les fans de Liverpool ont forcément eu des flashs de leur folle remontée de 2019 lorsque celui qui était alors un ailier du Barça avait raté le but du 4-0 à l'aller, le score qui les éliminera au retour. Mais d'autres plus lucides n'ont pas manqué de rappeler que c'est bien le seul point commun entre les deux éliminatoires.

Vous pouvez retrouver les commentaires de l'article sous les publicités.
Match lié 
News 

lundi 13 avril

dimanche 12 avril

samedi 11 avril

vendredi 10 avril

jeudi 09 avril

mercredi 08 avril

mardi 07 avril

lundi 06 avril

dimanche 05 avril

samedi 04 avril

vendredi 03 avril

 

Soutenez nous 
Soutenez CulturePSG sur Tipeee