Avant de croiser Arsenal en finale de Champions League le 30 mai prochain, Luis Enrique était face à la presse ce mercredi, l'occasion d'offrir une conférence très riche, avec des thèmes assez variés. L'entraîneur parisien était à l'aise, philosophant un peu au passage sur son héritage dans le football. Voici ses propos complets, retranscrits et traduits par nos soins.
On a l'impression cette saison qu'en Ligue des champions vous vous êtes un peu adapté à l'adversaire, vous avez demandé à vos joueurs de jouer un peu différemment, par exemple Ousmane sur le côté au Bayern. Est-ce que vous l'avez fait plus que la saison dernière vous diriez ?
« Bonjour à tous et à toutes. La chose la plus importante pour nous, c'est de nous concentrer surtout sur nous-mêmes, et beaucoup moins sur les adversaires. On continue de la même manière. Et c'est normal dans ce type de matchs - on parle de la meilleure compétition qu’un club peut jouer en Europe - de s'adapter à ce que fait l'adversaire. On a vu lors des dernières doubles confrontations à élimination directe qu'on a jouées contre le Bayern Munich et contre Arsenal, qu’ils ont souvent eu le ballon et qu’il a donc fallu savoir défendre et s’adapter. C'est clair, c'est normal. Je pense qu'on a encore amélioré notre performance dans ce type de matchs et on est contents d'arriver à cette finale. »
J'ai une question sur deux de vos adjoints dont on parle peu mais qui sont importants pour vous. Le premier, c'est Rafel Pol. Comment vous le décririez après tant d'années de travail commun et qu'est-ce qu'il vous apporte dans votre équilibre professionnel et peut-être même personnel ? Et le deuxième, c'est Joaquin Valdes, le psychologue. Qu'est-ce qu'il vous apporte au quotidien et dans son travail ? Est-ce que les joueurs le consultent ? Est-ce que vous le consultez aussi ? Qu'est-ce qu'il vous apporte lui aussi ?
« Rafel Pol est brillant dans tous les aspects du jeu »
« J'aurais besoin de beaucoup de temps pour faire une réponse sincère et signifiante. Rafel Pol est “brillante”. Je ne sais pas comment on dit ça en français. Brillant ? Il est brillant dans tous les aspects du jeu. C'est une personne que je connais depuis très longtemps. Il a commencé sa carrière avec moi comme préparateur physique. Et après, notre vision du football a évolué pendant de nombreuses années. C’est mon bras droit, une personne brillante sous tous les aspects : de la vie et professionnellement.
Joaquin Valdes est la seule personne qui est avec moi depuis mon premier jour en tant qu'entraîneur. C’est assez difficile de l’expliquer parce qu'il est né à Oviedo et je suis de Gijon. Gijon-Oviedo, c'est comme Paris et Marseille, la même chose. Mais à 28 km de distance. Ça en dit long sur notre capacité à cohabiter et à être ensemble. C'est une personne très importante pour moi, dans mon évolution en tant qu'entraineur, parce que, je ne sais pas si vous vous en rappelez mais ma personnalité en tant que joueur est très différente de ma personnalité en tant qu’entraîneur. Pendant les matchs ou hors du terrain, je suis le même. Mais sur un terrain, je suis très différent en tant qu’entraîneur, beaucoup plus calme que le joueur (que j’étais). Et ça, je pense que Joaquin en est responsable. »
On connaît les capacités de joueur d'Ousmane Dembélé, vous en parlez souvent comme d'un joueur différent. Ce qui m'intéresse, ce sont les efforts qu'il fait. Est-ce que vous en servez comme d'un exemple, un joueur avec ce CV, le Ballon d'Or... ? Et qu'est-ce que ça vous permet de faire avec les autres joueurs qu'un joueur comme lui, avec ce CV-là, fasse autant d'efforts ?
« Ça, c'est la mentalité d'Ousmane. Je pense que même les entraîneurs des Titis doivent montrer la manière dont il défend. Il défend tout les temps, peu importe le nombre de minutes jouées, peu importe le match. C'est important de le savoir, parce qu'on a l’habitude de toujours souligner ce que font les attaquants en attaque, quand ils marquent des buts ou qu’ils font des passes décisives, mais jamais de souligner ce qu’ils font en défense. Ils ne doivent pas oublier qu'un joueur, quand il n'y a pas le ballon ou que son équipe n’a pas le ballon, doit défendre. Ce n’est ni une mauvaise chose ni une chose qu’il ne faut pas faire. C’est important. C'est la même chose au basket-ball : tu dois attaquer et défendre. Sinon, c'est impossible de gagner. C’est la même chose dans le football et je pense que Ousmane montre tout le temps sa qualité individuelle incroyable avec le ballon mais aussi sa capacité à être très performant sans le ballon. »
Est-ce que cette deuxième finale consécutive, ce n'est pas aussi la consécration de votre rapport avec votre Président et avec Luis Campos ? Est-ce que vous pouvez un petit peu dire quel rôle ils jouent auprès de vous pour vous aider à performer ?
« Non, je pense qu’on est très, très, très… (Il cherche ses mots) Comment on dit… ? (On lui souffle) Proches ? Non. Complémentaires ? Non. Efficaces ? Non. Je n'arrive même pas à retrouver le mot en espagnol, laissez-moi d’abord réfléchir (rires). (Il retrouve le mot en français) Très chanceux ! Très chanceux de rejouer une finale après avoir marqué l'histoire à Paris l'année dernière. Et je me rappelle avoir demandé à Rafel avant le dernier match contre le Bayern : “(tu crois) qu’on va encore avoir la chance de jouer une finale ?”. (Rafel) “Non, c'est impossible, c'est impossible”. Mais c’est réel, on y est et on est très contents.
Et c’est important (de rappeler) que depuis le premier jour où je me suis assis ici (il montre son siège) avec le Président et le directeur sportif, j’ai eu un soutien total de leur part. Et c'est très difficile de voir ça dans le football professionnel, très difficile. Chaque fois qu'on a perdu, le Président et Luis Campos aussi, ont soutenu l'équipe, soutenu l'entraîneur. C'est la clé.
« Le plus important, c’est la qualité des joueurs »
Après, il y a beaucoup d'autres choses. Le plus important, c’est la qualité des joueurs. La qualité personnelle, parce que c'est une chose très importante pour nous. Chaque fois qu'on cherche à recruter un joueur, ce n'est pas le football qu’on regarde. On l’observe et on recherche des informations sur le type de personne qu’il est, s'il peut s'adapter à ce que nous voulons, s’il a la capacité en tant que personne de faire ceci ou cela. C’est très important, avant d’amener un joueur au Paris Saint-Germain. Mais c'est vrai qu’on est contents, le club traverse une bonne période et on va continuer sur cette lancée. »
Je sais que vous n'aimez pas parler des adversaires, mais Arsenal a été sacré champion d'Angleterre mardi soir. Vous l'avez peut-être vu passer, les joueurs ont déjà bien fêté ça, comme il faut. Est-ce que ça change quelque chose avant cette finale, qu'Arsenal soit d'ores et déjà sacré, et qu'Arsenal prenne le temps de fêter son titre ?
« Personne ne le sait, c'est impossible à savoir. Je pense qu'ils ont mérité de gagner cette Premier League. Ils ont fait une très bonne saison, incroyable. On a connu l'expérience de jouer contre l'Arsenal de Mikel Arteta. On connaît très bien leur capacité à jouer avec le ballon. Sans le ballon, c’est la meilleure équipe au monde, sans le moindre doute. Et avec le ballon, ils sont capables de marquer beaucoup de buts. C'est une combinaison passionnante et très attractive. Parce que si tu ne concèdes aucun but et que tu as la capacité d’en marquer, c'est une combinaison merveilleuse pour eux. Et c'est normal de les retrouver en finale. Ce sera une finale très difficile, avec des équipes qui ont connu des parcours différents. Mais je pense qu'on pourra voir une très belle finale. »
Est-ce que dans la préparation de cette finale, vous faites des cauchemars à cause des coups de pied arrêtés, que ce soit les corners ou les coups francs, d'Arsenal ?
« Nous sommes une équipe petite (en taille), mais une équipe qui joue très bien les coups de pieds arrêtés »
« Non, aucun cauchemar. On va essayer de défendre comme d'habitude. Nous sommes une équipe petite (en taille), mais une équipe qui joue très bien les set pieces (coups de pieds arrêtés). On est habitués à défendre et à attaquer à notre manière. Ce sont des styles un petit peu différents mais la même idée footballistique, parce qu'ils cherchent à dominer. C'est difficile de leur prendre le ballon. On a vu ça lors des matchs que l'on a joués contre eux. C’est une équipe très bien rodée. Je pense qu'ils représentent très bien la capacité de Mikel Arteta à motiver et à jouer au football. C'était un très bon moment pour Mikel Arteta et pour Arsenal. On espère avoir une très grande finale. »
Il manque seulement un but pour que ce PSG égale la meilleure attaque de l'histoire de la Ligue des champions. C'était celle de Barcelone, dont vous faisiez partie en 2000, qui avait marqué 45 buts. Il manque seulement un but au PSG pour égaler (ce record). Alors à quel point cet ADN offensif est important pour toi et même non négociable ?
« En quelle année vous dites ? Saison 1999-2000 ? (Il réfléchit) Non, je ne me rappelle pas. C'est vrai. Je ne me souviens pas si c'est vrai parce que si on regarde vers le passé, on n’avance pas. Je pense que l'avenir doit être meilleur, meilleur que le passé. Je pense que ces stats montrent le niveau qu’on a. Et si on analyse Arsenal et leurs stats, on peut voir le niveau qu'ils ont. Et le niveau des deux équipes est très haut. On est content parce qu'on cherche à marquer beaucoup de buts, on cherche à gagner les matchs, mais on sait que ce sera difficile pour les deux équipes. Et qu'à la fin du match, il ne restera qu’une équipe, avec des supporters et des gens tristes d’un côté et très heureux de l’autre. Et on espère être très heureux. »
L'année dernière, en fin de saison, vous avez dit “l'année prochaine, je veux contrôler tous les aspects du jeu”. Avez-vous le sentiment aujourd’hui d’avoir en effet le contrôle total ou y a-t-il encore des choses qui vous échappent ?
« Je pense que j'ai dit ça il y a deux ans. Deux années. Deux années. Oui. Ce que je peux dire, c'est que chaque année, j'ai moins le contrôle. (Rires dans la salle) C'est vrai, j'ai moins le contrôle. Pourquoi ? Parce que comme toujours, les choses changent. Les choses importantes, je les contrôle toutes. Mais il y a beaucoup de choses pas importantes dans le football. Et ce que l'on peut voir dans le monde du football, c'est que tout doit changer tout le temps. Sinon, c'est très facile à contrôler. C'est très facile de te marquer. C'est très facile de te contrôler. Je pense que l'avenir du football va un petit peu dans ce sens : un petit moins de contrôle pour chercher à surprendre les adversaires. »
En tant qu’entraîneur, en tant que personne, qu’est-ce qui vous motive ? Est-ce la possibilité de gagner deux fois de suite la Champions League, comme récemment seul Zidane l’a fait, ou peut-être le fait qu’on se souvienne de ce PSG comme on se souvient du Barça de Guardiola, ou même de votre époque ? Qu'est-ce qui fait votre motivation personnelle ?
« Pour être honnête, je pense que le football m'a donné beaucoup plus que ce que je lui ai donné »
« Pour être honnête, je pense que le football m'a donné beaucoup plus que ce que je lui ai donné. Je n’ai jamais cherché à faire partie des meilleurs entraîneurs. Ça ne m’apporte rien. Ce qui m'importe, c'est d'être compétitif. Chaque jour, chaque matin quand je me réveille, je pense à être meilleur, à gagner le prochain match, à faire un meilleur entraînement, à faire une meilleure causerie, à parler aux joueurs et chercher à trouver la meilleure manière d'y arriver. Chaque fois, c’est différent, parce que je suis (de plus en) plus vieux et les joueurs (de plus en) plus jeunes, et je dois m'adapter et savoir de manière leur parler. Les joueurs sont beaucoup plus jeunes que mon fils, et chaque année je dois changer des choses. Et j’aime cette imprévisibilité mais la chose la plus importante pour moi, c’est surtout d’être compétitif tout le temps. »
Dans ces dix jours avant la finale, il y a des entraînements, il y a de la vidéo, il y a des moments collectifs, mais il y a aussi des moments de vie en dehors du terrain. Est-ce que vous incitez vos joueurs, dans ces moments de vie en dehors du foot, à garder une vie normale ? Et vous, à titre personnel, comment faites-vous pour avoir un quotidien à peu près normal en dehors du football ?
« Normalement, on fait les choses de façon un petit peu différente de ce que font (les joueurs) ou la majorité d’entre eux, je ne sais pas. Mais ce qu'on cherche à faire, c'est les choses dont ils ont besoin et de transmettre à mes joueurs. Le repos est très important pour moi, spécialement quand arrive la partie finale de la saison. C’est très important d'avoir des moments où tu décides où tu veux être, avec des copains, avec la famille, avec des amis. Peu importe pour moi... Mais c'est important d'avoir ce temps et d’essayer d’en profiter. Quand ils arrivent au Campus, je veux toujours que les joueurs soient heureux, se sentent chanceux d'être ici et profitent de ce moment, parce que nous sommes aussi une petite famille et on cherche à profiter de tout ça, plus particulièrement des deux prochaines semaines. Pour le reste, c'est comme ça.
C'est un petit peu différent de l'année dernière parce qu’on avait joué la finale du Coupe le samedi (d’avant). Mais là, il n'y a pas de Coupe de France pour nous. On va donc jouer un petit match amical et voilà. On va faire des entraînements tactiques parce qu'on a le temps, et ça fait très bizarre d'en avoir. On essaye de profiter, on va déjà préparer le match contre Arsenal. On va s'entraîner sur des petits détails pour encore mieux attaquer et défendre, si on peut, si Arsenal nous laisse. Et pour le reste, on cherchera à aller à Budapest, qui est une ville magnifique que je connais, pour profiter de l'ambiance magnifique d'un finale de Champions League. »
(Question en anglais d’un espagnol)
Vous avez parlé d’Arteta. On aura un duel espagnol sur le banc. Quels sont les points forts et les points forts d'Arsenal ? Et comment peut-il vous mettre en difficulté pendant ce match ?
« En espagnol ou en anglais ? En espagnol ! Ah on n’a pas de traducteur espagnol ? Bah je traduirai moi même alors, à l’asturienne (rires). Ah, en anglais ou en français ? Bon je réponds d’abord en espagnol, ensuite en anglais.
« Arsenal est une équipe qui ne te laisse pas le ballon, et c’est ce que nous redoutons, clairement »
(Il commence la version espagnole) Si on regarde les statistiques d’Arsenal, on voit qu’Arteta est passé par là. Arteta est un entraîneur qui gère tout. Il a repris Arsenal et a changé la mentalité de cette équipe qui n’avait plus gagné depuis très longtemps. Aujourd’hui, c’est une équipe très compétitive. Depuis quatre ou cinq saisons, elle ne cesse d’élever son niveau. Et je ne pense pas que cela aurait été possible sans Mikel Arteta comme entraîneur. Ils sont bons avec le ballon, ils savent comment jouer… C’est une équipe qui ne te laisse pas le ballon, et c’est ce que nous redoutons, clairement. Chaque fois que nous avons joué contre eux, nous n’avons pas réussi à avoir la possession. Et sans ballon, c'est la meilleure équipe d’Europe, clairement. Je suppose que vous en parlez : en termes d’xG concédés et d’xG créés, c’est une équipe top.
Et bon, ils viennent de gagner la Premier League dans une ambiance unique et ils sont en finale de Ligue des Champions. La saison dernière, ils n'avaient pas réussi à atteindre la finale parce que nous avons eu la chance, et le mérite selon moi, de les battre. Mais ils méritent d'y être cette année. (Mikel) est un très grand entraîneur de très haut niveau. Il était au bon endroit pour apprendre le métier avec Guardiola à City. Et quand on regarde Mikel sur la touche et ce qu’il transmet, c’est un peu ce qu’on voit chez ses joueurs : ils sont compétitifs, ils marquent et ils savent jouer au football. (Ce sera) une finale contre un adversaire top, clairement. Voilà ce que j’en pense. Et Mikel Arteta en tant que joueur, je ne l'ai connu qu'un an. Nous étions coéquipiers à Barcelone mais ensuite, il est parti à Paris. J’ai partagé moins d’une année avec lui.
(Il enchaîne la version anglaise)
« Quand ils défendent, ils sont très forts, la meilleure équipe d’Europe sans l’ombre d’un doute »
Mikel Arteta est un grand coach. Vous pouvez l’observer sur le banc. A chaque match, il est excité. Il montre à tous son énergie. Il la transmet à son équipe, à ses joueurs. Il arrive à un très bon équilibre quand on analyse leurs stats incroyables, offensivement et défensivement. Il démontre son caractère au quotidien. Et je peux en parler puisque nous avons eu l'expérience de jouer contre eux trois ou quatre fois, je ne me souviens pas très bien. Mais ce fut très difficile. Et ils peuvent clairement avoir la possession sans aucun problème. De notre côté, nous essayons aussi d’avoir la possession, à chaque match, mais ce fut difficile à chaque fois contre eux. Et quand ils défendent, ils sont très forts, la meilleure équipe d’Europe sans l’ombre d’un doute. Et ils sont à l’aise à la fois pour défendre très bas et pour presser très haut. Ce sera une finale exceptionnelle, excitante.
Ils ont hâte de jouer cette finale parce que lors de leur dernière finale [en 2006], j’étais présent à Paris [Stade de France] comme supporter du FC Barcelone, je me souviens, avec mon fils, Pacho, et c'était bien parce que Barcelone a gagné (victoire 2-1). J’espère que Paris pourra les battre, mais ce sera un match fou, compliqué, très difficile. Je pense que nous serons soutenus par nos fans. Ils sont extraordinaires. S’ils sont aussi extraordinaires au quotidien, imaginez combien ils le peuvent l’être en finale… Je pense que nous aurons un petit avantage parce qu’ils sont incroyables et j'espère que nous pourrons prendre du plaisir durant cette finale, réaliser une prestation de haut niveau et montrer à tous combien le football est génial.
(Il finit en français) En français ? (rires dans la salle) Ok. Si on regarde Mikel Arteta, sa mentalité, sa capacité à transmettre des valeurs, à transmettre des choses importantes, et qu’on regarde Arsenal, je pense qu’on peut voir clairement qu’il s’agit de son équipe et qu’il a cette capacité à diriger. On a analysé et jugé les stats, elles sont incroyables, en défense et en attaque. Je pense que ce sera très difficile, comme ce fut le cas chaque fois qu'on a joué contre eux. (Avec le PSG), ce sont deux des trois meilleures équipes d'Europe. Ils ont mérité d’être en finale, nous aussi, et ce sera une très belle finale. J'espère qu'on gagnera, mais il faut avoir conscience des difficultés (qui nous attendent). Et on a le temps pour préparer le match parce qu'il reste encore dix jours, et il y a le temps pour essayer de contrôler les choses qu'on peut contrôler. (Il halète). Merci. »