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Barça/PSG (1-4), les performances individuelles

Publié le mercredi 17 avril 2024 à 3:34 par Philippe Goguet
Le PSG s'est brillamment imposé 4-1 à Barcelone malgré l'ouverture du score rapide des Catalans, Paris renversant la rencontre petit à petit. Retour sur les performances individuelles des Parisiens au cas par cas.

Donnarumma : Après un match aller catastrophique, le gardien italien a forcément fait mieux, mais sans être parfait pour autant. Il a une nouvelle fois souffert dans les airs, avec une sortie complètement ratée devant un Lewandowski heureusement hors-jeu, et son jeu au pied a été bien peu précis même s'il n'a pas débouché sur la moindre occasion franche adverse au final. Mais le gardien a pour lui un arrêt au sol formidable sur une frappe puissante du Polonais, à un moment où la partie pouvait encore basculer. Il faudra faire mieux en demi toutefois.

Hakimi : De retour dans le onze de départ avec ce fameux rôle entre le côté et l'axe selon la possession, le Marocain a souffert en début de partie : peu en vue offensivement car le jeu du PSG penchait à gauche et en retard sur Raphinha sur l'ouverture du score. Comme son équipe, il n'a pas abandonné et est peu à peu monté en régime, signant une très grosse seconde période : un tir d'entrée qui manque de tromper ter Stegen, une implication sur le second but et une course folle suivie d'une excellente passe sur le dernier. Et le Marocain y a ajouté une vraie présence défensive, notamment sur des retours bien sentis en fin de partie. 

Marquinhos : Le capitaine parisien a totalement exorcisé le traumatisme de la Remontada et signé son meilleur match de la saison. Vite dans le match et agressif sur ses premiers ballons, il a continué sur le même tempo durant toute la première période et a même su monter en régime par la suite. Aussi attentif que mobile sur les attaques barcelonaises, il s'est également montré particulièrement prompt à intervenir sur des ballons chauds qui traînaient, signant deux sauvetages qui valent des buts. Avec le ballon, il a assuré avant tout, n'hésitant pas à allonger quand il sentait le danger arriver.

Hernandez : Préféré à Beraldo et Danilo dans l'axe gauche, le rugueux Français a donné raison à son entraîneur dès les premières secondes. Au marquage de Lewandowski, il a littéralement étouffé le Polonais, lui rendant la vie impossible sur chaque ballon touché, faisant de chaque duel un combat dont le Parisien sortait très souvent vainqueur. Hernandez a pris son adversaire direct à la gorge, le faisant même avertir, et il ne l'a jamais lâché. Seules deux erreurs de relance en fin de match ternissent un match d'une qualité défensive remarquable. 

Nuno Mendes : Pendant de Hakimi sur le côté gauche mais avec un rôle plus défensif, le jeune Portugais a vécu un début de match très compliqué, avec des imprécisions techniques et surtout ce but concédé où il se fait manger par Yamal en un-contre-un. Il lui a fallu du temps pour rebondir, étant encore impliqué sur la frappe de Lewandowski juste au-dessus de la barre dans la foulée, mais son incroyable interception qui se transforme en passe pour Barcola provoquant l'expulsion adverse change la face du match et son centre pour Dembélé avant la pause aurait pu faire de même. Moins sollicité défensivement par la suite et meilleur dans l'ensemble, il a assuré en seconde période. Un match compliqué, qui aurait pu très mal tourner mais qui se finit de façon correcte.

Zaïre-Emery : Le jeune milieu a signé un match très différent de son entrée pleine de punch du match aller, même totalement opposé. Avec le ballon, on ne l'a que peu vu, avec même quelques imprécisions techniques inattendues, mais sa bonne passe pour Dembélé avant le penalty est bien vue. Mais s'il n'a que peu pesé avec le ballon, il a abattu un boulot de titan pour le récupérer. Toujours présent au contre-pressing avec une zone immense à couvrir allant de la défense adverse à sa propre surface, il s'est dépouillé pour son équipe, sans forcément en récolter les fruits au moment d'attaquer.

Ugarte l'a remplacé pour la fin de match et il a apporté sa présence défensive, suppléant ses défenseurs sur les contres adverses tout en grattant quelques ballons dans l'entrejeu. De l'efficace avec le ballon.

Vitinha : La sentinelle parisienne a mis quelques minutes à se mettre en route, comme souvent, et il a commencé à prendre du poids dans le jeu par des remontées de balle toniques. Ses percées ont continué de faire mal à l'adversaire mais il y a peu à peu ajouté une maîtrise totale du tempo du match, devenant le chef d'orchestre du PSG. C'est lui qui a dicté l'action de l'égalisation, c'est lui qui a ordonné les offensives parisiennes menant jusqu'au renversement total du score et c'est encore lui qui a mis le PSG devant au score d'un but, une nouvelle fois. Non seulement Vitinha ne s'arrête pas de marquer, mais son poids dans l'équipe grandit de façon très positive de semaine en semaine. Le dernier Barça/PSG avait vu Verratti offrir l'un de ses plus beaux récitals européens, l'affiche de cette année a consacré Vitinha.

Fabian Ruiz : Placé en relayeur gauche entre Mendes et Barcola, le grand Espagnol a été un très bon complément aux deux, les aidant chacun leur tour pour construire, attaquer ou défendre. Ses courses permanentes dans le dos de la défense ont terriblement usé le Barça et forcé les milieux et ailiers catalans à défendre très bas. Dommage que Ruiz a ensuite manqué de vitesse pour garder son temps d'avance ou de justesse pour conclure mais les intentions étaient souvent excellentes. A son déchet, quelques passes compliquées et interceptées qui ont fait passer des sueurs froides. 

Asensio l'a remplacé en fin de partie, se plaçant à gauche puis à droite sans réellement peser.

Dembélé : Positionné très à droite en début de partie, il a eu du mal à entrer dans celle-ci et semblait totalement la tête à l'envers au cours de la première demi-heure, forçant trop son jeu et ses dribbles. Il s'est soudainement éclairci les idées avec son but de l'égalisation d'une reprise imparable et frôle même le 2-1 dans la foulée. Plus sollicité en seconde période, il a alors peu à peu usé le Barça et son adversaire direct Cancelo par ses dribbles et ses accélérations. C'est en ratant son contrôle puis en se rattrapant qu'il provoque le penalty du 3-1 dont le Barça ne se remettra jamais. Sifflé jusqu'au bout, il a continué à percuter et faire mal. Le tout avec un sourire formidable.

Kolo Muani l'a remplacé pour la toute fin de partie, tentant d'apporter sa puissance physique sur le côté.

Barcola : Après avoir secoué le match aller côté droit, c'est en titulaire sur le côté gauche qu'il a joué le retour et le jeune ailier a été tout bonnement intenable. L'expulsion d'Araujo qu'il a provoquée est évidemment son action la plus marquante tant elle façonne le match et même plus mais Barcola a fait terriblement mal à Koundé, son adversaire direct, à de très nombreuses reprises. Vif et inspiré dans ses dribbles, il a fait de grosses différences et su offrir des balles de but de façon régulière : la première a vu Mbappé buter sur ter Stegen, la seconde a trouvé Dembélé pour égaliser. Bien qu'un peu moins en vue après la pause avec le jeu du PSG qui penchait à droite, il a signé un dernier exploit avant de sortir bien fatigué. Car cette fatigue était aussi due à une application défensive sans faille, avec même un sauvetage en pleine surface. Un très grand match.

Lee l'a remplacé pour la fin de match et il s'est glissé dans la circulation de balle parisienne au milieu du terrain sans vraiment peser.

Mbappé : Dans un rôle bien plus axial cette fois-ci, il a montré dès les premiers ballons une volonté bien réelle de prendre la profondeur. Alors qu'un duel très coriace l'attendait face à Araujo, sa sortie rapide lui a permis de bénéficier de plus de liberté pour jouer dos au but et il en a bien profité, souvent trouvé de la sorte avant de servir ses partenaires, à l'image de sa superbe passe pour Fabian Ruiz en début de second acte. De façon assez paradoxale le concernant, il a durant un long moment manqué de justesse dans le dernier geste : une frappe de près repoussée par ter Stegen, une reprise ratée que Dembélé compense, une tête non-cadrée, etc. Mais lorsqu'il fallu convertir le décisif penalty du 3-1, il n'a nullement tremblé avant d'aller enfoncer le dernier clou sur le cercueil du Barça à l'issue d'une action qu'il n'avait initialement pas très bien jouée. A défaut d'avoir des coups d'éclat particulièrement marquants comme il en est capable, il a signé un match finalement très collectif à son échelle, avec une participation défensive soulignée par son entraîneur. Avant de marquer le quatrième but, c'est en taclant que Mbappé avait lancé l'action en question. 

NB : Source des images PSG.fr

 


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