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Libéré des accusations de corruption, Al-Khelaïfi répond et attaque ceux qui ont sali sa réputation

Publié le jeudi 20 février 2020 à 15:45 par Philippe Goguet
Dans des affaires qui ne concernent pas le club parisien, l'actualité judiciaire du président du PSG Nasser Al-Khelaïfi rebondit du côté de la Suisse. Le dirigeant Qatari n'est plus accusé de corruption concernant l'attribution des droits TV des Coupes du monde. Et alors qu'il vient d'être inculpé pour avoir incité Jérôme Valcke à ne pas restituer à la FIFA de prétendus avantages, il s'est défendu dans un communiqué et a annoncé sa contre-attaque concernant les médias qui ont sali sa réputation.

L'enquête au long cours de la justice suisse sur l'attribution des droits TV des coupes du monde 2026 et 2030 a connu un épisode important ce jeudi, en deux temps. Dans cette affaire impliquant le président parisien Nasser Al-Khelaïfi, concerné en tant que directeur de beIN Media Group, l'ancien grand patron de la FIFA Jérôme Valcke, le Ministère public de la Confédération (MPC) suisse a notamment fait le point sur le dossier, innocentant le dirigeant qatari d'un des chefs d'accusation tout en l'inculpant pour un autre.

Fin 2016, la FIFA que Valcke avait quitté depuis quelques temps avait porté plainte contre son ancien secrétaire général, Nasser Al-Khelaïfi et un troisième homme décrit comme actif dans le domaine des droits sportifs concernant le contexte de l'attribution de droits médiatiques de différentes Coupes du monde de football et Coupes des Confédérations de la FIFA. Il était notamment question du prêt gratuit à Valcke d'une villa en Sardaigne détenue par Al-Khelaïfi, le tout pendant 18 mois, et de divers virements entre le troisième et Valcke.

L'accusation de corruption abandonnée

Pour cette partie du dossier, Al-Khelaïfi était accusé de corruption mais « la FIFA a informé le MPC fin janvier 2020 par écrit avoir trouvé avec Al-Khelaïfi un "accord amiable", qu'elle n'a pas défini plus avant, et elle a déclaré par conséquent retirer sa plainte pénale contre Al-Khelaïfi et en partie aussi contre Valcke ». Une première victoire pour le président parisien que ce dernier a commentée par communiqué : « Après une enquête exhaustive de trois ans, où j'ai coopéré pleinement et ouvertement avec le procureur suisse, je me réjouis que toutes les accusations de corruption dans le cadre des Coupes du monde 2026 et 2030 aient été abandonnées.»

Et le dirigeant de rappeler ce qu'il a subi : « Comme je l'ai dit avec véhémence et à maintes reprises pendant trois ans, les accusations n'ont - et n'ont jamais eu - aucune base, que ce soit en fait ou en droit. Il est désormais - enfin - incontestable que les accords de 2026 et 2030 ont été négociés sans lien de dépendance et sans aucune influence indue sous quelque forme que ce soit. Après un examen public, privé et légal de toutes mes transactions, j'ai été libéré de tout soupçon de corruption et l'affaire a été classée définitivement. »

Une autre accusation en cours mais déjà une réponse lancée

Reste que le dirigeant qatari a été inculpé malgré tout par la justice suisse. Comme l'explique son avocat, il « n’est plus accusé que d’une seule et unique infraction : d’avoir incité Jérôme Valcke à ne pas restituer à la FIFA de prétendus avantages. Cette accusation manque de sérieux. Elle n’a du reste été mentionnée pour la première fois que le 2 décembre 2019, à la surprise de toutes les parties, n’a pas été instruite, et notre client n’a jamais pu s’exprimer à son sujet. Nous sommes confiants et plaiderons l’acquittement plein et entier de notre client. »

Mais Al-Khelaïfi ne s'arrête pas là et se montre aussi offensif : « Bien que j'aie coopéré avec toutes les autorités au cours de la procédure judiciaire, l'enquête de trois ans a été caractérisée par des fuites constantes, des informations erronées et un programme apparemment implacable pour salir ma réputation dans les médias - indépendamment des faits et de la notion de procédure régulière. Pour cette raison, j'ai demandé aux autorités suisses compétentes d'ouvrir une enquête pénale sur la conduite de l'enquête.»

Outre cette demande auprès de la justice suisse, il ne ferme pas la porte à d'autres poursuites : « Je me réserve également le droit de prendre des mesures contre certains médias qui, pendant trois ans, ont publié à plusieurs reprises des articles non étayés par des faits et très préjudiciables, souvent basés sur des sources d'origine illégale et - tout à fait remarquable dans certains cas - des documents truqués et fabriqués, pour satisfaire leur récit de ma supposée culpabilité. »



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