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Bordeaux/PSG (0-1), les performances individuelles

Publié le jeudi 4 mars 2021 à 2:00 par Philippe Goguet
Le PSG s'est imposé sur le plus petit des scores à Bordeaux, réussissant un match dans l'ensemble bien moyen. Retour sur les performances individuelles des Parisiens au cas par cas.

Navas : Dans l'ensemble très tranquille en première période à l'exception de quelques ballons en retrait à négocier, il a été bien plus souvent sollicité après la pause et a assuré en toutes circonstances. Il a tout d'abord réussi plusieurs sorties dans les pieds adverses, montrant à chaque fois une belle vivacité, puis a été pour le moins solide en fin de partie. Il a surtout repoussé d'un beau plongeon sur sa ligne une tête de Briand qui partait vers le but avant d'intervenir sur le corner de la dernière chance. Du bon Navas, comme toujours.

Dagba : Le latéral droit parisien faisait son retour dans le onze de départ et il a livré une performance au mieux timide. Durant la mi-temps où Paris a dominé, on ne l'a que très peu vu à l'attaque et il s'est surtout appliqué à ne pas perdre le ballon, lui qui était régulièrement pressé par des Bordelais qui ont vite senti qu'il n'était pas très en confiance. Il va encore moins monter après la pause, à l'exception d'un bon mouvement où il parvient à se mettre en position de centre, et il s'est surtout concentré sur la défense. Il a ainsi signé un bon retour dans l'axe en début de seconde période mais concède un corner évitable dans la foulée, comme un symbole de son match où il a peiné à enchaîner les actions positives.

Kehrer l'a remplacé poste pour poste pour la fin de match et il a commencé par une course folle vers l'avant mais pas du tout maîtrisée. Il s'est calmé par la suite et a dans l'ensemble assuré, malgré un coup franc encore trop facilement offert.

Marquinhos : Loin de la fébrilité parfois palpable des ailes parisiennes, le capitaine parisien a été propre dans ce qu'il a fait en toutes circonstances. Si les attaquants bordelais arrivaient régulièrement lancés face à lui, il ne s'est pratiquement jamais fait effacer et a toujours protégé son but, d'où l'absence d'occasions pour Bordeaux. Egalement très bon dans les airs, il a été appliqué balle au pied, claquant au passage une transversale superbe pour Kurzawa en première période.

Kimpembe : Visiblement pas à 100 % durant la partie comme il l'a avoué à demi-mots après la rencontre, cela ne l'a nullement gêné pour faire son match et il a sorti, comme Marquinhos à ses côtés, une performance convaincante. A l'exception d'un centre de Sabaly qu'il ne gère pas très bien, il a été particulièrement solide dans les duels quand il a été sollicité, avec une intervention forte par mi-temps. Dans la relance, il a aussi retrouvé du tranchant et de la précision après plusieurs matches moins aboutis.

Kurzawa : Très offensif sur ses premiers ballons, il a animé son flanc gauche de belle manière en première période et est régulièrement parvenu à apporter du danger. Malgré un peu de déchet, il s'est retrouve impliqué sur la plupart des mouvements parisiens du premier acte et ses montées ont donc servi. Bien moins à son avantage en seconde période, il est en totale souffrance quand Bordeaux pousse et il a alors multiplié les fautes et les ballons rendus trop rapidement à l'adversaire, même s'il n'avait que peu de solutions autour de lui. Il s'est vaguement repris sur la fin puis est passé un cran plus haut, se faisant avertir au passage.

Danilo : Le Portugais enchaînait après sa partie à Dijon et il s'est placé une nouvelle fois dans ce rôle de milieu très défensif qui pèse peu dans le jeu. On l'a ainsi à peine vu avec le ballon dans l'entrejeu et il a souvent joué de façon très simple, parfois même trop vers son but afin de ne pas perdre la balle. Problème, on l'a aussi très peu vu au moment de défendre en général et il a été complètement facultatif en seconde période quand Bordeaux poussait. Peu de ballons récupérés, beaucoup de perdus, il a coulé comme le milieu du PSG. Et s'il a convenablement fini la partie, là encore comme toute l'équipe, il est de nouveau apparu très emprunté techniquement.

Gueye : Le Sénégalais a été l'un si ce n'est le meilleur Parisien du match, et ce pour une raison simple : il a été performant durant toute la partie. Durant le premier acte, il n'a pas hésité à prendre ses responsabilités et a porté le ballon vers le but adverse, que ce soit balle au pied ou par des passes bien senties vers l'avant. Ce n'est ainsi pas un hasard qu'il soit passeur décisif après un bon déplacement côté gauche qui suivait son pressing ayant déclenché le but au départ de l'action. En seconde période, il a été moins inspiré techniquement mais a toujours été actif et disponible pour ses partenaires, ratissant et relançant de manière plutôt propre même si l'on a moins vu dans le registre offensif à l'exception d'une belle percée. Un vrai bon match de sa part.

Rafinha : Dans le même rôle de n°10 que quelques jours plus tôt, le Brésilien a vite décroché pour organiser le jeu comme il sait le faire et il est ainsi impliqué dans l'ouverture du score en décalant Gueye. Très disponible en première mi-temps, ses partenaires l'ont beaucoup cherché et il s'est toujours proposé, même dos au jeu alors qu'il était cadré par l'adversaire, et il n'a donc pas toujours pu se retourner malgré sa technique. Il a en revanche disparu de la circulation après la pause et n'a plus du tout pesé dans le jeu parisien, ce dernier se retrouvant sans son relais technique au milieu. Passé côté droit pour finir le match, il a été meilleur dans ce rôle et a de nouveau réussi à tenir le cuir alors que son équipe avait besoin. Après deux mois sans jouer, il a surtout donné l'impression d'être un peu court physiquement pour tenir un match entier.

Sarabia : Titulaire suite à l'absence de Moise Kean, l'Espagnol a su profiter de l'opportunité pour se montrer à son avantage et son but, loin d'être facile à mettre, vaut très cher dans la course au titre. Milieu offensif droit en théorie, il a passé le premier acte à repiquer dans l'axe et ses incursions ont été payantes puisqu'il avait déjà eu deux opportunités similaires avant même le but. Il a été un peu moins inspiré dans ses passes, malgré une sublime pour Icardi, et a également été très peu en vue en seconde période alors que les ballons n'arrivaient pas. Il n'a pas été spécialement inspiré non plus quand il a eu le cuir dans les pieds. Défensivement, il a toujours fait les efforts et a permis de verrouiller son couloir. Pour un remplaçant au pied levé, il a plus que fait le travail.

Diallo l'a remplacé dans les dernières minutes et il s'est positionné, une nouvelle fois, côté gauche. Il a assuré sur ses quelques ballons touchés.

Draxler : Placé côté gauche comme à ses plus belles années, l'Allemand a très bien animé son couloir en début de match, combinant bien avec Kurzawa ou ses partenaires autour, et il s'est alors montré juste dans ses choix même aux abords de la surface. Cette très bonne entame n'a pas duré et il a disparu de la circulation après une demi-heure à peine, ne revenant jamais vraiment dans la partie. Encore invisible après le repos, il a en plus été très peu impliqué défensivement et a laissé Kurzawa se noyer face à plusieurs adversaires, Draxler regardant de loin Sabaly monter et apporter le danger... 

Herrera l'a logiquement remplacé pour la fin de partie et l'Espagnol est venu remplir un entrejeu qui en avait bien besoin. Son entrée s'est immédiatement faite sentir et il a apporté de la stabilité et de la continuité à un jeu parisien qui en manquait cruellement. Des déplacements, des passes simples, de la disponibilité, tout ce qui manquait à ce moment-là du match.

Icardi : L'attaquant argentin faisait son retour et il a signé une performance bien pauvre, se montrant lourd sur les rares ballons qu'il a pu toucher. Il n'a pratiquement jamais réussi à prendre le dessus sur Koscielny, 35 ans, et s'est montré imprécis techniquement les rares fois où il s'est retrouvé en bonne position. Il a certes un peu gêné la défense adverse sur le but mais son bilan dans la surface est quand même très léger pour un joueur censé y être dominant. S'il a beaucoup râlé sur ses partenaires, il n'a pourtant pas fait grand-chose pour les aider, malgré quelques décrochages une fois l'heure de jeu passée. Défensivement, il a couru pour couper des lignes de passe. Pas de quoi sauver un bilan dans l'ensemble largement insuffisant.

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