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Le match, Neymar, Mbappé, leur duo, Nagelsmann, etc, la conf' complète de Tuchel avant PSG/Leipzig

Publié le lundi 17 août 2020 à 13:48 par Philippe Goguet
A la veille de PSG/Leipzig, l'entraîneur parisien Thomas Tuchel était en conférence de presse et il a évoqué tous les grands thèmes de la rencontre : le rôle et l'importance de Neymar, l'état de santé de Mbappé, les clés du match ou encore son duel avec Julian Nagelsmann.

La relation technique Neymar/Mbappé point fort du PSG ?

« C'est un mix exceptionnel et c'est notre point fort, bien sûr ! »

« Mais oui ! Est-ce que la relation entre Ney et Kylian est notre point le plus fort ? Oui, clairement, car ce sont des joueurs offensifs qui font toujours la différence. C'est un bon mix entre Ney, un dribbleur, un joueur de un contre un, un gars qui peut donner des passes décisives comme personne, et Kylian qui est rapide, qui a la vitesse, le timing et qui a la faim pour marquer tous les jours. C'est un mix exceptionnel et c'est notre point fort, bien sûr ! Ce n'est pas un problème d'admettre ça, c'est comme ça dans chaque équipe. Il y a des petites connexions dans chaque équipe, dans chaque phase de jeu : en défense, entre les milieux, entre les attaquants. Mais les deux ensemble sont exceptionnels, c'est clair. »

Neymar devenu un leader sur et en dehors du terrain ? 

« Il a toujours été juste dans ce moment et quand je suis arrivé : c'est toujours un leader sur le terrain. Un leader différent, peut-être pas celui que tout le monde attend, mais c'en est un avec sa qualité, sa confiance sur le terrain, son courage de toujours faire des un-contre-un, sa volonté de toujours gagner, sa faim, sa capacité de combattre. Il aime la compétition et ce sont des choses dont tu as besoin si tu veux être un leader.

Maintenant, peut-être que votre question vient de ce que vous pensez sentir mais on a créé un groupe avec des joueurs comme Ander (Herrera), Pablo Sarabia ou Keylor Navas et tous les autres qui sont arrivés. Ce sont des gars qui savent très bien comment vivre ensemble, comment s'entraîner ensemble et comment créer une atmosphère entre nous. C'est peut-être la clé pour observer Neymar sur un autre niveau. C'est un sport d'équipe et il ne peut pas gagner tout seul, ce n'est pas possible. Nous sommes très heureux d'avoir créé, avec des joueurs clés qui sont arrivés ici, une atmosphère spéciale et c'est ce qui nous a permis d'arriver ici. »

Comment se sent le groupe avant un match qui peut être historique ?

« On ne parle pas de choses historiques comme ça. On vit le moment, on est ici et on a mérité d'y être. On a fait une Ligue des champions extraordinaire et on a fait une saison extraordinaire. Si on arrive dans une situation historique, cela veut dire qu'on a travaillé en amont durant de nombreux mois afin d'atteindre le meilleur niveau. Ici, c'est le résultat. Cela nous donne la possibilité de ne pas réfléchir à des choses historiques car on l'a déjà fait. On l'a déjà fait et continue maintenant.

« Nous sommes absolument prêts, nous sommes là et on a faim »

On ne peut pas créer une atmosphère ou une ambiance pour un quart ou une demi-finale, je ne crois pas. On ne peut pas créer ça juste avant ce match, on doit créer pendant l'année, l'équipe a fait ça. Ils sont calmes. Quand nous sommes ensemble pour manger, pour parler, ils sont très calmes et heureux d'être ensemble. Sur le terrain, nous sommes forts, très très forts. A l'entraînement comme je vous l'ai dit, la semaine à Faro était au meilleur niveau. Hier et avant-hier, c'était pareil : dans la tête, concentrés, toujours avec le sourire mais avec beaucoup de qualité. Nous sommes absolument prêts, nous sommes là et on a faim. Pour nous, ce n'est pas une chose historique, c'est une demi-finale et nous sommes là pour gagner, pour profiter de notre travail. On ne peut pas contrôler le résultat mais on va combattre, c'est sûr. »

Un danger d'être face à Nagelsmann, un coach qui le connaît bien ?

« Ils s'adaptent défensivement donc cela veut dire pour moi qu'on ne pourra pas faire la différence avec la structure. »

« J'ai changé et il a aussi changé son style. C'est un peu comme... Il y a des détails un peu comme l'Atalanta. Ils s'adaptent défensivement donc cela veut dire pour moi qu'on ne pourra pas faire la différence avec la structure. Ils vont s'adapter à nous. Ils ne jouent pas des un-contre-un mais ils défendent en allant vers l'avant, toujours, de façon très agressive et ils jouent de façon très courageuse. Ils pensent toujours offensivement, ils sont très jeunes, ils vont très vite et ils courent beaucoup. Ce sera un match intensif. Ils ont des choses en commun avec l'Atalanta, malgré des détails différents. Ce sera un match très physique mais on s'est déjà préparés et on va continuer de le faire. C'est un match décisif, on en a déjà joué trois consécutivement et on a fait un bon mix dans la préparation. On doit avoir la liberté de jouer libre et avec confiance pour trouver la solution sur le terrain. Nous avons notre style, ils ont le leur et voilà, on va trouver un bon mix mais je suis confiant. »

Mbappé apte à être titulaire ? 

« Kyky a joué plus de 30 minutes face à l'Atalanta et il n'y a pas eu de réaction au niveau de son pied. On a gagné six jours, cela veut dire qu'il a gagné en capacité et bien sûr qu'il peut commencer. Concernant le fait qu'il joue 90 minutes, on va décider aujourd'hui après l'entraînement s'il entre ou s'il commence mais on a toutes les possibilités. »

Des demi-finales qui marquent la consécration des coaches allemands ?

La question est lancée par une allusion au fait que Tuchel a été le coach de Nagelsmann et Tuchel répond !

« Il était toujours blessé ! Je voulais être son coach mais il était toujours blessé et on n'avait pas d'argent à Augsburg pour la réserve donc j'ai dit qu'il ne pouvait pas rester à être blessé, qu'il devait travailler pour nous et observer les adversaires. Il l'a fait de façon exceptionnelle et, malheureusement, c'était aussi la fin de sa carrière de joueur et il a commencé à être entraîneur très jeune. Il a fait une grande carrière et est maintenant notre adversaire avec une équipe très forte. Nous sommes trois entraîneurs allemands mais nous sommes trois coaches différents. Rudi Garcia a aussi dit qu'il était un peu allemand, nous sommes peut-être trois et demi. »

Avec Nagelsmann, un destin qu'il avait imaginé en 2007 ?

« Non, bien sûr que non, on ne peut pas dire ça, c'est clair. C'était un moment où j'étais entraîneur de la réserve d'Augsburg et lui était mon joueur, il avait 20 ou 21 ans mais était malheureusement toujours blessé, de grosses blessures. Il a commencé pour nous et c'est vrai qu'on n'avait pas la possibilité d'avoir beaucoup de staff donc on lui a proposé d'observer des adversaires et il a donné des observations en détails. Il a ensuite décidé de commencer à être entraîneur chez les jeunes, à Munich je crois, et voilà. Ce n'est pas comme si on avait dit qu'on s'affronterait un jour en Bundesliga.

Le plus important pour moi, dans ma vie professionnelle comme personnelle, c'est d'être calme dans toutes les situations où je me trouve maintenant. Je ne veux pas faire un job et vivre ma vie en pensant à ce que je peux faire après, ce que je dois faire après. Je veux rester ici et profiter de ce moment-là. C'était comme ça à Augsburg puis à Mayence, avec les jeunes puis les joueurs professionnels. Je veux rester ici avec toute mon énergie et donner toute cette énergie à la situation en cours. Maintenant, c'est mon équipe ici, c'est le club, c'est Paris, c'est exceptionnel et c'est un grand cadeau pour moi, je suis très humble et très heureux de vivre ça.

Que Julian et moi jouions ensemble en demi-finale de Ligue des champions, c'est incroyable mais c'est un vol naturel car c'est mon job. Je pense à ma famille, à la sienne aussi, et c'est plus grand que pour moi. Je suis dans mon job, je fais quelque chose que j'aime beaucoup, le foot, j'aime mon équipe et je suis heureux. »

Vous pouvez retrouver les commentaires de l'article sous les publicités.
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