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Rennes/PSG (0-1), les Rennais pas mécontents de leur match

Publié le samedi 31 octobre 2015 à 13:20 par Philippe Goguet
Battus sans avoir la moindre occasion franche face à un PSG qui avait beaucoup fait tourner, les Rennais n’étaient pourtant pas du tout abattus après la rencontre et même pas loin d’être satisfaits de leur match, notamment sur le plan de l'état d'esprit.

Le Stade Rennais s’est incliné 1-0 à domicile face au PSG sans jamais mettre la défense parisienne en danger mais les Bretons ne semblaient pas si abattus après la rencontre, mettant en avant leur état d'esprit ou leur abnégation. Ils ont même valorisé la très moyenne performance parisienne.

Ils ont vu un gros adversaire

Philippe Montanier, entraîneur qui avait aligné 8 joueurs défensifs au coup d’envoi, a retenu du match « la supériorité de l'équipe parisienne », voyant notamment des « Parisiens techniques, puissants. » Pour lui, aucun doute, ce PSG était « un adversaire difficile à jouer. » Et quand on lui fait remarquer que le PSG avait largement fait tourner, il estime que « c’était pas mal quand même. » Mais venant d’une personne qui a vu son équipe « tout essayer jusqu’à la fin », c’est finalement assez logique.

Du côté de Costil, le gardien et meilleur joueur rennais, on avait déjà fait ce constat avant le match, histoire d’y croire à fond : « A la base, on sait qu’ils sont plus forts que nous et qu’ils vont plus avoir le ballon que nous. » Et le gardien trouve des satisfactions dans le match : « On a été très bien en place défensivement, très costauds, on a tous fait beaucoup d’efforts. Ils nous ont mis en danger quelques fois mais on a fait un très bon match défensif. » Le gardien arrive toutefois une conclusion assez juste : « Le problème, c’est qu’on a dépensé beaucoup d’énergie à défendre et qu’on n’avait plus grand-chose pour attaquer. Au final, on n’a pas eu une occasion nette, ils n’ont pas tremblé et joué dans leur confort. »

A peine quelques regrets

Du côté de Montanier, après avoir valorisé l’état d’esprit de ses joueurs (« On a été vaillants, courageux, on a donné beaucoup »), on a tout de même exprimé quelques regrets : « Le sentiment, c'est d'avoir beaucoup couru, fait beaucoup d'efforts pour récupérer la balle, pour se projeter vers l'avant. On a manqué aussi de qualité technique pour aller au bout de nos idées. Le regret c'est de ne pas avoir pu plus les bousculer. » Mais le coach rassure vite ses troupes, il est satisfait : « Je pense que les joueurs au niveau de l'abnégation, de l'intensité ont fait ce qu'il fallait. »

Son milieu défensif Gelson Fernandes évoque de son côté un coup à jouer : « C’est ce que l’on s’est dit à la mi-temps. Après, il y a la qualité de l’adversaire, donc voilà… » Et l’autocongratulation reprend vite : « Aujourd’hui, il faut souligner le bon état d’esprit de l’équipe. » Et quand on lui fait remarquer qu’il a perdu sans combattre, il défend malgré tout l’approche rennaise : « C’est difficile face à une telle équipe de dire après le match ce qui aurait été le mieux. Aurait- il fallu commencer avec une composition plus offensive et aller les chercher ? Dans ce schéma, on aurait peut- être perdu 0-2 ou 0- 3… Je ne sais pas. On a essayé de respecter notre plan de jeu, on a été solidaire, discipliné. »

Une fin pénible

Rennes a tenu une heure, jusqu’à ce que Laurent Blanc fasse entrer Motta et Verratti et le PSG a subitement monté de niveau. Pour Costil, c’est un point clé : «Quand Verratti et Motta entrent, cela apporte la petite finesse technique en plus qui a fait la différence. » En conférence de presse, Laurent Blanc a pourtant réfuté cet argument et déclaré que le PSG « aurait fini par marquer quels que soient les entrants. »

Du côté de Gelson, on appuie aussi sur cette entrée pour justifier la fin complètement apathique de l’équipe rennaise : « Quand Paris te prive de ballons dans le dernier quart d’heure, au moment où tu es un peu fatigué, c’est très frustrant parce que tu vois qu’ils te sont supérieurs techniquement. » Pour autant, il se trouve encore vite une excuse : «Mais encore une fois, on a essayé d’y croire… On ne peut rien reprocher aux garçons à ce niveau- là.» 

Avec deux tirs cadrés en 90 minutes, 0 occasion franche et un seul corner (obtenu à l'heure de jeu), non, Rennes n'avait vraiment rien à se reprocher... 

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