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Un trio offensif décevant, pas entreprenant ni complice

Publié le jeudi 20 février 2020 à 22:38 par Nathan Menez
Avant le match à Dortmund, les débats se centraient sur le choix entre Icardi et Sarabia pour occuper le quatrième rôle en attaque. Finalement, Tuchel a opté pour une animation offensive composé de seulement trois joueurs, Neymar, Mbappé et Di Maria. Une première depuis début décembre.

Le trio offensif a déçu ce mardi du côté de Dortmund et ce choix tactique de Thomas Tuchel a été un échec. En se créant très peu d’occasions par rapport à sa capacité à le faire, les individualités ont été trop souvent esseulées, incapables de se trouver avec la facilité que l’on peut habituellement observer. Angel Di Maria a été en grande difficulté, tant techniquement que physiquement, et il a raté presque tout ce qu’il a voulu faire. Neymar a souvent tenté de dribbler mais a été bien trop gourmand. Kylian Mbappé a lui confirmé qu’il n’est pas à l’aise dans une position de numéro 9, seul face à une défense regroupée.

En début de match, les offensifs parisiens cherchent la profondeur mais perdent leurs duels face à Zagadou ou Hakimi notamment. Le travail défensif n’est pas mauvais de la part des trois joueurs mais se limite à du replacement et ils manquent nettement d’agressivité. C’est d’ailleurs une caractéristique que l’on retrouve lorsque Paris a le ballon : le trio va souvent attendre le ballon et ne pas l’attaquer. Ce comportement attentiste se paye et empêche les actions de devenir de réelles occasions de but.

Les attaquants subissent le manque de compacité du bloc parisien comme lorsque Di Maria et Mbappé pressent seuls face à la défense allemande, une action qui aurait pu se concrétiser en occasion avec plus de densité parisienne. Au sein même du trio, les distances sont trop grandes : Neymar et Mbappé, dont on connaît la relation technique privilégiée, ne se sont quasiment jamais trouvés.

Dans cette attaque à trois têtes, Neymar et Di Maria ne se sont pas comportés comme de vrais ailiers. Le Brésilien redescend souvent vers le milieu tandis que l’Argentin ne prend aucune initiative. L’animation offensive s’enferme dans l’axe, les ailes ne sont pas exploitées et les actions parisiennes se cognent ainsi à la défense compacte du Borussia.

En seconde mi-temps, Mbappé va avoir deux situations de frappe qu’il va cadrer mais il est trop excentré. Une de ces deux frappes est d’ailleurs le fruit d’un trois contre six mené par les attaquants parisiens à la 65e minute. C’est un bel échange mêlant technique et vitesse. Le seul du match.

Neymar a parfois des coups de sang. Comme après un échange avec Tuchel, il tente un petit pont, le rate, s’obstine à dribbler et finit par obtenir un carton jaune après une faute et un accrochage sur Witsel. Après le premier but de Dortmund, il va perforer la défense allemand côté gauche, se comporte cette fois comme un réel ailier et obtient un corner après une course de 25 mètres tout en dribbles. Le Brésilien recule souvent avec le ballon, il a l’habitude de le faire pour temporiser mais est ici pris par le physique des joueurs du BVB et perd ainsi souvent la balle.

Il faut que Mbappé redescende au niveau de Verratti pour prendre de la vitesse avec le ballon et défier deux joueurs du Borussia qu’il élimine puis se retrouver face à deux défenseurs : Zagadou se troue, l’attaquant parisien sert idéalement Neymar dans la surface, Paris marque enfin à la 75e minute. C’est le moment que choisit Tuchel pour remplacer Di Maria par Sarabia. L’Espagnol n’a que trop peu de temps pour s’illustrer mais montre une capacité à se démarquer sur son côté droit lorsque le PSG part en contre.

Enfin, Neymar a eu un coup-franc intéressant à la 10e minute puis a gâché complètement le suivant juste avant la mi-temps en tentant une frappe à plus de 30 mètres qui passe largement au-dessus du but de Burki. Le Brésilien trouve l’équerre à la 81e minute et sert idéalement Thiago Silva sur corner dans les dernières secondes.

Un bilan bien trop maigre pour trois joueurs sur qui le PSG et ses supporters misaient beaucoup. On regrette de ne pas avoir vu Sarabia plus tôt et un vrai numéro 9 en la personne de Mauro Icardi ou Edinson Cavani qui aurait sûrement pu davantage peser sur la défense compacte du BVB. Finalement, peu de joueurs ont su trouver les trois offensifs si ce n’est Marco Verratti, déjà bien occupé par son travail défensif… Jamais les défenseurs centraux n’ont su lancer un des trois attaquants et Idrissa Gueye a été inintéressant dans le secteur offensif. Si le Paris SG veut se qualifier le 11 mars, il devra être bien plus entreprenant offensivement.

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