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Surplus de dribbles, nouvel arrière droit et déséquilibre d'attaque, PSG/Reims (0-2) en 3 stats

Publié le jeudi 26 septembre 2019 à 8:05 par Thibaut Brossard
Le PSG s'est incliné 2-0 face à Reims lors de la 7e journée de Ligue 1, retour sur cette défaite avec trois stats parlantes concernant la partie. Au menu, surplus de dribbles, encore un nouvel arrière droit et le déséquilibre de l'attaque.

26 dribbles tentés

Faute de solution collective et de jeu de passes fluide, les Parisiens ont souvent privilégié la solution individuelle face à Reims. Ainsi, le nombre de dribbles tentés, 26, est le plus élevé de la saison. Ce total est donc logiquement supérieur à la moyenne de la saison 2019-2020 (21.8 par match), et même que celle de l’année dernière (19.7).

Le taux de réussite dans l’exercice n’est pas catastrophique puisque 15 de ces 26 dribbles ont été réussis (soit 57.7 %), mais il reste inférieur à celui de la saison (61.1 %) ou à celui de l’exercice précédent (60.6 %).

Au niveau des individualités, Neymar se distingue évidemment avec 10 dribbles tentés, alors qu’il n’en avait osé que 9 en deux matches de Ligue 1 jusque-là (sa moyenne 2018-2019 était de 7.3 par rencontre). Il en a réussi 4 sur les 10, soit un de moins que Bernat auteur de 5 dribbles réussis sur 6.

4ème latéral droit en 7 matches

Loic Mbe Soh, 18 ans, défenseur central de formation, a donc été désigné par Thomas Tuchel pour débuter ce PSG-Reims au poste de latéral droit. Il s’agissait de ses premiers pas en pro cette saison, après avoir disputé deux rencontres en fin de saison dernière (pour deux victoires à Angers et contre Dijon).

Cette titularisation surprise de Mbe Soh en fait le quatrième latéral droit différent aligné dans le onze de départ en sept matches de championnat.

L’an passé, Tuchel avait déjà essayé cinq joueurs différents en tant qu’arrière droit sur la saison (Meunier, Kehrer, Dagba, Alves et Nkunku). C’est dire si le chantier est toujours grand ouvert à ce poste. La faute à une absence de mouvements au mercato estival et, surtout, aux blessures successives de Kehrer et Dagba qui avaient les faveurs du coach allemand en tout début de saison.

Sur ce match contre Reims, Mbe Soh a disputé 59 minutes timides offensivement, et il est loin d’être irréprochable sur le premier but adverse. Quant à Meunier, entré pour le remplacer, il a raté beaucoup de passes simples (77 % de réussite aux passes, contre 90 % de moyenne pour l’équipe). Il n’est pas coutumier du fait puisqu’il présente des taux de réussite autour de 85 % depuis son arrivée au PSG et qu’il est à 86.8 % de moyenne en 4 matches de Ligue 1 cette saison.

Mais ces passes manquées paraissent symptomatiques du joueur qui doute et rate donc des choses basiques pour lui. Comme si la nouvelle non-titularisation, malgré son bon match à Lyon, au profit du novice au poste Mbe Soh, n’avait pas été digérée. Thomas Tuchel va devoir faire preuve de psychologie pour remettre en confiance un joueur qui va a priori être amené à être son titulaire au poste d’arrière droit pendant quelques semaines encore compte tenu des blessures de Dagba et Kehrer.

Côté gauche, la donne est différente. La nouvelle contre-performance de Kurzawa, titularisé pour la deuxième fois en Ligue 1 après Strasbourg et transparent tout au long du match, semble le griller définitivement. Juan Bernat a donc un boulevard devant lui, à moins que les minutes encourageantes de Diallo à ce poste n’incitent Tuchel à l’essayer prochainement d’entrée sur le côté.

48 % des attaques à droite

Pour la deuxième fois seulement de la saison en 7 journées de Ligue 1, le jeu parisien a plus penché à droite qu’à gauche. Et assez nettement. En effet, selon le site spécialisé Whoscored, 48 % des attaques parisiennes ont été menées côté droit, contre 28 % à gauche et 25 % dans l’axe.

Une répartition complètement à contre-courant de ce que propose le PSG depuis le début de saison où son jeu penche clairement à gauche (40 % des attaques).

Avec ce taux de 33 % des attaques conduites côté droit, le PSG présente d’ailleurs la proportion la plus faible de toute la Ligue 1 après Dijon (32 %)

L’absence d’initiatives de Kurzawa, la suspension de Verratti (régulièrement positionné en relayeur gauche cette saison) et le manque de jus de Neymar (en plus de son positionnement souvent axial après la sortie de Choupo-Moting) expliquent que le côté gauche n’ait pas eu son rendement habituel. A droite, à l’inverse, Mbe Soh et Meunier cumulent 126 ballons touchés à eux deux sur le poste de latéral, et Herrera 93 au milieu côté droit. Autre facteur explicatif possible, la présence de deux gauchers en défense centrale qui orientent plus naturellement le jeu vers leur droite.  

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