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J-C Blanc : «Si on veut faire la course avec les grands clubs européens, il faut des revenus de grands clubs européens»

Publié le vendredi 22 février 2019 à 11:39 par Jean Chemarin
En marge de l'officialisation du partenariat avec MSC Croisières et à la veille de l'annonce de celui avec Accor, Jean-Claude Blanc a discuté de la nouvelle stratégie commerciale du PSG avec la presse.

MSC Croisières, Accor... en une semaine, le PSG a officialisé deux nouveaux partenariats. Le premier est estimé à 2 millions par an, le second concerne notamment le sponsoring maillot et devrait rapporter entre 52 et 60 millions d'euros par an au club. Une bonne nouvelle pour le PSG, toujours en quête de nouveaux revenus commerciaux pour concurrencer les cadors européens et rentrer dans les clous du fair-play financier. Dans des propos tenus mercredi soir et rapportés par Le Parisien, le directeur général du PSG Jean-Claude Blanc a évoqué la nouvelle stratégie commerciale du PSG, à savoir limiter le nombre de partenariats pour favoriser l'augmentation de leur valeur.

« Chaque club a sa stratégie commerciale. Nous avons fait le choix de réduire le nombre des marques pour en augmenter la valeur et donner des exclusivités très fortes, a-t-il expliqué. C’est à la fois de la visibilité au bord du terrain, l’utilisation de l’image des joueurs, l’accès à la plateforme digitale du club ou des services d’hospitalité développés à l’année. Nous recherchons des partenaires actifs, en développement et alignés sur nos valeurs. Le fait qu’il y ait peu de places pour s’associer au PSG fait qu’on est premium en termes de tarifs. »

« C’est assez cher de s’associer au PSG »

Jean-Claude Blanc a ensuite confirmé que s'associer au PSG était désormais très cher. Une stratégie à la fois voulue et nécessaire pour rivaliser avec la féroce concurrence : « Si on veut faire la course avec les grands clubs européens, il faut des revenus de grands clubs européens, donc des partenariats aussi à ce niveau-là. C’est assez cher de s’associer au PSG, à nous de démontrer que la valeur que nous apportons est équilibrée par la contrepartie. On est certainement deux, trois ou quatre fois plus cher que d’autres partenariats dans le foot en France, mais on l’assume car on doit pouvoir délivrer des choses qui sont quatre, cinq, six ou dix supérieurs fois que ce que l’on peut voir ailleurs. »

Enfin, Blanc a donné des pistes sur les leviers à disposition du club pour accroître encore ses revenus. Il y a notamment le contrat avec Nike, que le PSG aimerait revaloriser avant son échéance, mais pas que : « Il ne faut jamais négliger les revenus classiques des clubs de foot que sont la billetterie ou l’hospitalité, a-t-il ainsi rappelé. Notre qualité d’accueil nous permet d’être pleins à tous les matchs. C’est un levier important. Les investissements effectués dans le stade permettent aussi d’avoir 5 000 places d’hospitalités dédiées aux entreprises. C’est aussi un vecteur important de croissance. Il reste la partie digitale avec la possibilité d’aller toucher des fans dans le monde entier de façon instantanée pendant les matchs ou durant la semaine. Leur proposer du contenu exclusif est sans doute une voie que les grands clubs européens, comme nous, essaient de développer. Il y a peut-être de la valeur à extraire de cette relation privilégiée qu’on peut créer. »

Vous pouvez retrouver les commentaires de l'article sous les publicités.


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