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Meunier sur Barça/PSG : «Au retour, le conscient a repris le dessus et ça nous a tétanisés»

Publié le jeudi 27 avril 2017 à 20:37 par Philippe Goguet
Le belge Thomas Meunier a longuement débriefé les deux matches contre le FC Barcelone lors d'un entretien à la presse belge. Il a notamment évoqué l’insouciance de l'aller et le gros retour sur terre du retour.

Un mois et demi après la claque de Barcelone (1-6) en huitième de finale retour de la Ligue des Champions, les joueurs parisiens continuent d'évoquer ce traumatisme et le belge Thomas Meunier, titulaire lors des deux matches, est notamment revenu sur les deux matches lors d'un entretien au quotidien belge Sport/Foot Magazine.

L'aller comme dans un rêve

«Il y avait une parfaite symbiose, tout le monde jouait au même rythme.»

Dans cet entretien publié très récemment, il a tout d'abord refait le match absolument parfait de l'aller, gagné 4-0 avec un PSG en état de grâce : «Je me souviens des cinq premières minutes du match où je n’ai pas touché le ballon, je n’ai fait que courir, tout se passait au milieu ou à gauche et on n’a pas perdu une fois la balle. Et là, tu te dis que tout le monde est dedans et tu sais que ça va bien se passer. Il y avait une parfaite symbiose, tout le monde jouait au même rythme, on mettait une pression très haute.»

Il a ensuite comparé cette rencontre parfaite au fiasco du retour : «Le match aller, on l’a joué avec une insouciance immense et plusieurs jeunes sur le terrain. Rien n’était contrôlé, tout semblait naturel, il y avait une forme d’inconscience dans notre jeu. Au match retour, le conscient a repris le dessus et ça nous a tétanisés. Mais malgré le fait qu’on a fait un match de merde, on aurait pu se qualifier. On a eu des un contre un pour tuer le match, tout en étant médiocres. Et même si le Barça était plus fort, il y a quelques faits de match discutables.»

Les causes du retour raté

«Quand Marco (Verratti) perd ses deux premiers ballons...»

Il va notamment donner plus de détails sur cette prestation complètement ratée : «C’était visible dès le départ que ça allait être difficile. Il y a des signes qui ne trompent pas. Quand Marco (Verratti) perd ses deux premiers ballons, alors qu’il n’en avait plus perdu depuis 2004, tu sais que ça ne va pas aller (il rit). Adrien (Rabiot) aussi, il a toujours une aisance ballon au pied, une prestance. Et là, tu vois ses contrôles partir à trois mètres, tu te dis : oh putain…»

«Thiago Motta aurait pu faire du bien.»

Dès le coup d'envoi, le PSG a fortement reculé et Meunier est interrogé sur les consignes du coach. Il va alors dédouaner Emery : «Le coach a demandé qu’on joue notre jeu. Mais dès les dix premières secondes, tu comprends ce qu’il va se passer : un bloc a avancé, l’autre a reculé, et on n’a plus bougé, on est resté piqué dans notre milieu de terrain et presque dans nos 16 mètres durant toute la première période.» Il lui est alors demandé s'il n'a pas manqué une forte personnalité ce jour-là et le Belge en convient : «Oui, peut-être. Thiago Motta aurait pu faire du bien. Il a gagné deux Ligues des Champions, il a l’expérience de ce genre de matches.»

Le PSG, un club trop petit pour gagner la Champions League ?

Après une telle déroute, la question de la place du PSG sur la scène européenne se pose forcément et Meunier est interrogé sur ce thème. La Champions League, une scène encore trop grande pour ce PSG ? «Non, je crois surtout qu’on a été conditionné à craindre Barcelone. Car avec le 4-0 de l’aller, la terre entière nous a rappelé qu’il y avait un risque de se faire éliminer. Quand, continuellement, on te fait rentrer quelque chose en tête, ça finit par avoir son effet. Mais surtout, on n’a pas abordé ce match comme on aurait dû le faire.»

«On a trop d’attentes pour un club qui a encore besoin de temps pour être une valeur sûre.»

Un peu plus loin dans l'interview, il lui est rappelé qu'il avait notamment déclaré après la claque de Barcelone que cela démontrait que Paris n’était pas encore un grand club. Il précise : «Il était clair pour moi, par exemple, que la Juve n’allait pas se faire éliminer par le Barça après le 3-0 de l’aller. Il faut donc arriver à créer un état d’esprit propre aux valeurs de ce club. Mais ça ne fait que quatre ans que Paris enchaîne les Ligues des Champions. Et pourtant, on a l’impression que le public se fout du championnat, qu’il n’y a que la Ligue des Champions qui compte. Mais ça ne marche pas comme ça. On a trop d’attentes pour un club qui a encore besoin de temps pour être une valeur sûre.»

NB : Propos recueillis par Sport/Foot Magazine.

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