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Bruges/PSG (1-1), les performances individuelles

Publié le jeudi 16 septembre 2021 à 2:02 par Philippe Goguet
Le PSG n'a pu faire qu'un petit match nul (1-1) sur la pelouse de Bruges, retour sur les performances individuelles des joueurs parisiens au cas par cas.

Navas : Finalement titulaire après la pige de Donnarumma en L1, le gardien costaricien a une nouvelle fois montré qu'il savait se mettre au niveau de la compétition. Malchanceux sur le but encaissé avec une déviation qui le prive d'un possible arrêt somptueux, il a tout repoussé pour le reste, qu'il s'agisse de frappes de près ou de loin, plus ou moins puissantes et sur lui ou à côté. Son seul échec est venu d'un ballon mal négocié sur une passe en retrait un peu forte de Nuno Mendes, et finalement dégagé sans heurts. A l'heure du bilan, il a plus que répondu présent.

Hakimi : Le latéral parisien vivait son premier match de Champions League avec le PSG et ce n'est pas le Hakimi ultra-dominant vu en Ligue 1 qui était de sortie. La présence de Messi devant lui durant une bonne partie du match l'a forcément empêché de monter et on l'a donc beaucoup moins vu devant que dernièrement, même s'il s'est un peu lâché en début et en fin de match. Il a ainsi pu distribuer quelques bons centres mais son apport a été moindre que d'habitude. Défensivement, il a en revanche été bien plus sollicité et n'a que partiellement su répondre présent. Il repousse bien un centre au second poteau en début de match mais se fait trop facilement effacer sur le but. Lang est régulièrement passé de son côté et le Marocain ne l'a que trop peu arrêté.

Marquinhos : Le capitaine parisien a été le plus constant des défenseurs parisiens, ce qui est à la fois peu et beaucoup. Serein et juste dans les temps forts adverses en première période, il n'a pas hésité à aider sur toute la largeur quand ses partenaires étaient dépassés, notamment sur le but. Il a été un peu moins dominant défensivement après la pause mais son allant offensif pour aller marquer ce but de la victoire a fait du bien à ses partenaires et il a failli y parvenir. 

Kimpembe : Sa première mi-temps face au grand et si fin techniquement De Ketelaere a bien montré les difficultés défensives parisiennes, Kimpembe gagnant une partie seulement de ses duels et se retrouvant régulièrement gêné à la relance par le pressing adverse. Il a aussi été malchanceux sur le but encaissé où il est présent pour contrer, mais dévie finalement. Plus dominant après la pause alors qu'il devait toujours gérer des situations bien compliquées sur des contres belges, il s'en est pratiquement toujours sorti. Il dégage notamment un centre particulièrement dangereux en milieu de deuxième acte. Dans la relance, il n'a en revanche pas spécialement fait mieux, à part quand le pressing belge s'est éteint.

Diallo : Le latéral gauche a livré une partie dans la continuité de celle des dernières semaines, donc irrégulière mais pas ratée. Face au très offensif latéral droit adverse, le Sénégalais a parfois eu du mal défensivement mais il n'a qu'assez peu souvent été complètement débordé. Avec le ballon, cela a été un peu pareil, du bon comme sa passe pour Mbappé au départ du but parisien et du moins bon face au pressing adverse. Sa seconde période a en revanche été totalement neutre, Diallo n'apparaissant plus dans aucun secteur de jeu.

Nuno Mendes l'a remplacé pour la fin de match et le Portugais a réussi une entrée explosive. Sa vitesse a fait énormément de bien, tant défensivement quand il a rattrapé ses adversaires qui partaient avec de l'avance qu'offensivement pour enfin animer ce couloir. Il a notamment signé une énorme percée d'entrée suivie d'un centre de qualité. Il en a donné un autre dans la foulée à Icardi. Seul bémol, une passe en retrait trop forte pour Navas. Dommage de l'avoir aussi peu vu, même s'il a aussi profité du fait d'entrer face à une équipe belge qui était dans le rouge physiquement.

Paredes : Sa première apparition dans le onze de départ du PSG cette saison ne restera pas une réussite, loin de là même. Une mi-temps seulement, un avertissement d'entrée qui aurait même pu être une expulsion après une erreur technique indigne de son niveau et un impact général sur le jeu du PSG pratiquement nul. Il n'a que peu pesé défensivement, ses quelques ballons récupérés ne faisant pas oublier ses absences comme celles sur le but où il laisse Vanaken seul, tandis que son point fort habituel, la distribution du jeu, s'est à peine noté avec un volume famélique et, par exemple, une passe trop longue plein axe qui offrait pourtant une balle de but.

Danilo l'a remplacé dès la pause, forcément dans un tout autre style. Le Portugais a forcément mieux défendu mais il n'a pas non plus spécialement brillé dans ce domaine. A plusieurs reprises, il a ainsi récupéré le ballon pour le reperdre dans la foulée. Il a aussi été l'auteur de quelques pertes de balle embarrassantes et a eu dans l'ensemble du mal à relancer. Autrement dit, il n'a pas fait beaucoup mieux.

Herrera : Le milieu parisien n'en finit plus de marquer et il a encore ouvert le score, cette fois-ci d'une frappe du gauche pas vraiment évidente pour un droitier. Des cinq milieux qui se sont succédés ce mercredi soir, il a été de loin le meilleur et est d'ailleurs le seul à avoir joué tout le match. Il n'a pourtant pas réalisé le match du siècle, ni même le meilleur de sa saison, mais a su s'accrocher en toutes circonstances. Présent pour défendre, relayant comme il pouvait au moment d'attaquer, il a certes été parfois un cran en-dessous techniquement des joueurs autour de lui, notamment en fin de match quand il a commencé à fatiguer, mais il a livré un match bien plus complet qu'à peu près tous ses coéquipiers. Dans l'engagement nécessaire et le dépassement de soi, il est l'un des rares si ce n'est le seul à avoir répondu aux exigences de la compétition.

Wijnaldum : Positionné comme milieu relayeur gauche, le Néerlandais a connu une nouvelle partie compliquée, et dans tous les secteurs de jeu. Son nombre de ballons touchés n'a toujours pas augmenté mais ce n'était pas plus mal vu ce qu'il en a fait à Bruges, entre transmissions lentes et ballons perdus. Forcé à beaucoup défendre vu les absences de Neymar, il a également eu beaucoup de mal à avoir le moindre impact dans ce secteur de jeu et a surtout été dépassé par les rapides offensives belges.

Draxler l'a remplacé à la mi-temps mais, comme pour Danilo un cran plus bas, cela n'a pas changé grand-chose dans le fond. L'Allemand a certes été bien plus propre techniquement que le très emprunté Wijnaldum mais il a affiché le même volume de jeu famélique et une intensité défensive également très douteuse. Alors que Paris peinait à tenir le ballon et à le sortir, il n'a ainsi rien changé.

Messi : Pour sa première titularisation, c'est finalement comme ailier droit que Pochettino l'avait placé et il n'a longtemps qu'assez peu pesé sur le jeu du PSG dans cette position. Très collectif, tentant d'accélérer le jeu à chaque touche de balle, il a bien donné une balle de but à Mbappé et touché la barre d'une frappe superbe mais il a aussi semblé bridé et son côté était une invitation à l'attaque. Passé en n°10 après la sortie de Mbappé, il a alors porté le jeu parisien pratiquement à lui seul et tenté de faire des différences, parfois depuis très bas sur le terrain. Il n'y est que modérément parvenu et a surtout manqué de justesse devant le but, gâchant quelques occasions par manque de précision ou surplus d'altruisme. Pas un mauvais match pour autant, mais pas une première spécialement réussie non plus.

Neymar : Pendant de Messi sur le côté gauche du terrain, le Brésilien s'est vu proposer un marquage pratiquement individuel par Mata qui lui a imposé un défi physique auquel le Brésilien est actuellement incapable de répondre. Etouffé dans les duels, il a donc tout fait pour s'en échapper et a bien réussi à signer quelques bonnes actions dans l'axe en fin de première période. Repositionné plus sur le côté en début de seconde période, il a souffert de nouveau mais son entraîneur l'a fait finir la partie un cran plus haut en attaque, et dans un rôle recentré. Neymar a alors tenté jusqu'au bout, provoquant de façon inlassable, mais le déchet a été bien trop présent pour qu'il soit réellement dangereux. Physiquement, il est apparu très loin du niveau requis, apparaissant sans punch sur ses appuis et donc bien plus facile à contrôler.

Mbappé : Sur une pelouse où il avait tant brillé la dernière fois qu'il y avait joué, le Français n'a pas connu la même soirée même s'il a encore été impressionannt au moment de créer le premier but d'un débordement suivi d'un centre parfait. La meilleure action de son match, Mbappé ratant la balle de break peu après sur un joli ballon de Messi. Pour le reste, c'est surtout dos au jeu qu'il a été trouvé, ce qui n'est pas sa spécialité, et il a perdu de nombreux ballons de la sorte. Touché à la cheville en première puis en seconde période, il a préféré arrêter les frais.

Icardi l'a remplacé pour les 40 dernières minutes et l'Argentin, certes de retour de blessure, a signé une entrée catastrophique. Avec des hors-jeu à la pelle (un toutes les dix minutes) et plusieurs grosses occasions loupées, il n'a rien apporté de très positif à son équipe et n'a jamais été dans le ton. Sa tentative de talonnade complètement ratée sur le centre parfait de Nuno Mendes résume d'ailleurs bien son entrée avec un excellent appel au premier poteau mais une réalisation technique hors de propos.

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