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Dortmund/PSG (2-1), les performances individuelles

Publié le mercredi 19 février 2020 à 4:12 par Philippe Goguet
Le PSG s'est très logiquement incliné 2-1 sur la pelouse du Borussia Dortmund en huitième de finale aller de la Ligue des Champions en ayant été largement dominé au cours du match. Retour sur les performances individuelles des Parisiens au cas par cas.

Navas : Si ses partenaires ont souvent été dépassés au cours de la rencontre, le Costaricien n’a pourtant pas eu énormément de travail durant la partie. Il est impeccable face à Sancho en première période ou Hakimi au début de la seconde mais est en revanche moins vif que Haaland sur l’ouverture du score tandis qu’il ne peut bien évidemment rien faire sur le but du 2-1 du Norvégien alors qu’il lui était sorti dans les pieds juste avant de belle façon. Dans son jeu au pied, il a en revanche été assez décevant, la plupart de ses longs ballons étant littéralement rendus aux Allemands.

Marquinhos : Finalement défenseur central droit, il va passer une première période dans l’ensemble assez tranquille, Dortmund attaquant surtout sur l'aile opposée, même s’il doit parfois intervenir en catastrophe. Après la pause, il est aussi plus sollicité et sauve notamment Thiago Silva sur une bonne couverture. Souvent volontaire pour aider les autres, il va aussi parfois exposer sa défense, à l’image du dernier but où il se retrouve au milieu du terrain de façon bien étrange. Dans la relance, il s’est contenté du minimum après quelques vagues tentatives de jouer long en début de rencontre.

Thiago Silva : Installé entre les deux autres défenseurs centraux, il montre un très bon comportement en début de match face à Haaland et n’hésite pas à le suivre très haut sur le terrain pour l’annihiler à la source. Il se montre d’ailleurs franchement tranchant et dominant sur les premiers duels mais va peu à peu perdre de sa superbe. Sa seconde mi-temps est même particulièrement compliquée face au Norvégien, et ce avant même que ce dernier ne fasse basculer la rencontre. Les sorties du Brésilien hors de sa défense ne sont plus du tout payantes tandis qu’il est parfois bien trop bas au départ des actions, notamment sur le but du 2-1. Il paye alors son manque de mobilité face à la tornade adverse et se fait déposer comme les autres. Il passe aussi tout proche du 2-2 à la dernière seconde d’une belle tête, son seul apport offensif du match alors qu’il a été terriblement neutre dans la relance.

Kimpembe : La plupart du temps face à Sancho, il le suit parfois et tente de limiter son influence, même s’il souffre régulièrement sur les petits appuis de l’Anglais. Face à lui comme d’autres, il va dans l’ensemble se montrer plutôt solide dans les duels mais va avoir des problèmes dans d’autres domaines. Il rate notamment une relance importante en début de seconde période, alors qu’il a pourtant été bien sage dans l’ensemble, tandis qu’il ne lit pas très bien la situation sur le but du 2-1 avec notamment une hésitation coupable au début de l'action face à Reyna. 

Meunier : Dans un rôle de piston qu’il connaît parfaitement avec la sélection belge, il a pourtant eu bien du mal à faire vivre son couloir. Isolé aussi bien pour attaquer que pour défendre, il ne va pas spécialement bien gérer les deux phases puisqu’il n’attaque pas vraiment l’espace devant lui tandis que son marquage des adversaires est très souvent lâche. À son crédit, il faut tout de même noter une bonne remise de la tête en fin de rencontre ou ce sacrifice nécessaire sur un contre qui va le priver du match retour. Pour un spécialiste du poste, cela fait tout de même assez peu.

Kurzawa : La soirée du latéral gauche parisien peut être résumée en un long duel face à Hakimi, les deux hommes se rendant globalement coup pour coup. D'entrée, Kurzawa ne se laisse pas dominer dans les duels balle au pied et il tente même d’animer son couloir au point d’être l’un des meilleurs Parisiens en première période. Son adversaire du soir va toutefois lui faire mal dans son dos en seconde mi-temps, s’y échappant à plusieurs reprises, tandis que le Français conclut mal sa grosse percée mal aux pieds. Dans l’ensemble, il va baisser en gamme défensivement sur la fin de match mais cela peut aussi se comprendre par le peu d’aide qu’il a reçue de Neymar tout au long du match, ce qui ne l’a malgré tout pas empêché de signer une performance très honorable.

Gueye : Le PSG a perdu le match du milieu de terrain du côté de Dortmund et dur de ne pas voir le Sénégalais comme l’un des principaux responsables de ce constat. A l’exception d’une passe intéressante pour Mbappé au quart d’heure de jeu, il a été très peu en vue dans la construction puisqu’il s’est contenté de faire des passes simples et n'apportant rien autour de lui. Il n’a surtout pas été bien meilleur pour empêcher Dortmund d’avancer alors que c’est censé être son point fort. Pire, ses insuffisances techniques ont été un poison régulier pour son équipe et ont offert de belles possibilités à l’adversaire. À Dortmund, Gueye a littéralement coulé.

Verratti : Absolument pas aidé par ses partenaires du milieu du terrain, le petit Italien a dû être au four et au moulin et il a, dans l’ensemble, réussi à s’en sortir. Défensivement et malgré un gabarit largement inférieur à celui de ses adversaires directs il a notamment réussi plusieurs interceptions décisives dans les pieds adverses tandis qu’il n’a jamais calculé ses efforts ni ses courses pour pour aider sa défense. Avec le ballon, il a tenté d’organiser la relance parisienne et la construction depuis l’arrière mais le manque de solutions devant lui, hors Neymar, ne l’a pas aidé malgré tout son talent. On peut en revanche lui reprocher d’avoir parfois un peu abusé de longs ballons vers la surface adverse que les défenseurs de Dortmund se sont régalés à intercepter. Dommage, aussi, d"écoper de ce carton jaune largement évitable qui le prive du match retour.

Di Maria : Pendant de Neymar sur le côté droit, il ne va pratiquement jamais exister et signe même une première période tout bonnement catastrophique, ratant pratiquement tout ce qu’il tente tout en étant mangé par Zagadou dans les duels. Ce sera à peine mieux après la pause, ce qui n’était pas bien difficile, mais sa sortie du terrain avant la fin de la rencontre est pourtant terriblement logique vu à quel point il a été décevant, ne créant aucune occasion alors que c’est pourtant sa grande force.

Sarabia l'a remplacé pour le dernier quart d’heure et il n’a pas eu le temps de changer grand-chose, ne se montrant pas non plus particulièrement inspiré sur ses premières prises de balle.

Neymar : De retour dans le onze de départ, il va immédiatement se placer au centre de toutes les offensives parisiennes et le début de match est plutôt prometteur même si on constate vite qu’il va manquer de solutions devant lui. Problème, Neymar tente beaucoup trop de choses compliquées, tant en termes de dribbles que de passes, et il perd de plus en plus de ballons à tel point que sa première période n’est même pas vraiment positive malgré son bon début. Alors que les espaces vont légèrement s'ouvrir par la suite, il devient bien plus intéressant et parvient enfin à trouver Mbappé, lui offrant notamment sa plus belle occasion de but. Le Français va lui rendre la pareille avec un but facile à concrétiser tandis que Neymar réussit un petit exploit quand il parvient à trouver le poteau. Il finit sa partie par un corner qui aurait pu être décisif sur la tête de Silva et son match n’est donc pas totalement négatif mais malgré tout bien loin de ce qu’il montrait avant la coupure des deux dernières semaines. Et s’il a taclé le club sur la gestion de son physique, on peut aussi s’interroger sur sa volonté permanente de dribbler alors qu’il admet lui-même ne pas forcément avoir la caisse pour produire des courses et accélérer sans cesse.

Mbappé : Titularisé seul en pointe, l’attaquant français va vivre de longs moments de solitude alors que les Parisiens tentent d’utiliser sa vitesse dès que possible. Rarement bien servi en première période, il se fait aussi déposséder du ballon un peu trop facilement et sa rencontre va réellement commencer à l’heure de jeu. Une première frappe en angle très fermé pour se mettre en route, une seconde où il privilégie malheureusement la puissance à la précision puis ce gros rush personnel où il crée à lui seul l’égalisation parisienne. Cela sera, malheureusement, son dernier fait d’armes d’un match qui a dû être particulièrement frustrant pour lui, même s’il n’a pendant longtemps pas vraiment su être une menace pour l’adversaire.

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