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Le replay contre Brest, les doutes physiques, la qualité de la L1, etc, la conf' complète de Luis Enrique avant PSG/Brest

Publié le mardi 6 février 2024 à 18:42 par Fouzia
Dix jours à peine après l'avoir joué en championnat (2-2), le PSG retrouve Brest en Coupe de France et cet adversaire de bon niveau a inspiré Luis Enrique en conférence de presse. Inspiré, taquin mais aussi plutôt bavard dans ses réponses, le coach du PSG était en forme avant de défier les Bretons. Voici ses propos traduits en intégralité par nos soins.

AU MICRO DE PSG TV

Le dernier match face à Brest était fondateur pour travailler cette rencontre et vous aviez évoqué quelques difficultés après ce nul. Sur quoi avez-vous voulu travailler avant ce match ?

« Nous avons connu des difficultés logiques contre une équipe telle que Brest et nous aurons les mêmes demain. Mais bon, nous travaillons sur des concepts et des idées de base qui peuvent aider les joueurs à surmonter ces situations. C'est un adversaire qui va nous rendre la tâche difficile, nous disputer le ballon, a fortiori dans un match de Coupe qui va nous poser des problèmes, tout comme nous allons lui en poser. »

En quoi le format Coupe, gagner ou être éliminé, change l’approche d’un match ?

« L'objectif ne change pas peu importe la compétition »

« Nous avons, et en particulier moi en tant qu’entraîneur, toujours le même objectif. Il ne change pas peu importe la compétition, peu importe si nous jouons à Dortmund, peu importe si nous jouons à l’extérieur que ce soit à Milan, Newcastle ou autre. Il sera le même demain : être meilleur sur l'ensemble du match et tout tenter. Il ne faudra pas marquer un but puis se limiter à défendre. Cela peut arriver mais ce sera alors parce que l’adversaire est meilleur. En tout cas, cela ne change rien à l'objectif qui sera de gagner le match et de le dominer. »

Brest a marqué 7 buts grâce à des remplaçants entrés en jeu cette saison, y compris contre nous, qu’est-ce que les cinq changements changent dans le rôle de l’entraîneur ?

« Je pense que cela aide tous les entraîneurs, surtout si on a des joueurs de haut niveau sur le banc qui peuvent changer la dynamique d’un match. Il y a peu de temps, vous avez loué les entrées de Barcola, Kolo Muani qui ont marqué dans la foulée… Quand des joueurs entrent et marquent, ce n'est pas grâce à moi, mais grâce à eux. Quand ils entrent et ne marquent pas, c’est aussi eux et pas moi (il plaisante). »

En conférence de presse

Après le match de L1 contre Brest, que devez-vous changer pour éviter un résultat similaire qui vous amènerait aux tirs aux buts et vous mettrait ainsi en danger ?

« En principe, l’avantage de rejouer contre Brest et aussi vite, c’est que nous connaissons parfaitement les difficultés qui nous attendent »

« En principe, l’avantage de rejouer contre Brest et aussi vite, c’est que nous connaissons parfaitement les difficultés qui nous attendent. Nous savons déjà qu’il est compliqué de récupérer la balle quand Brest a la possession, qu’il est difficile de les presser parce qu’ils soit ils vont jouer long soit ils vont jouer court si tu n’es pas efficace dans ton pressing ou que tu n’y vas pas en nombre suffisant de joueurs. Et ils défendent bien. C’est une des meilleures équipes du championnat, c’est pour cette raison qu’ils sont troisièmes (au classement). Et un match de Coupe éliminatoire, ça complique évidemment les choses. Nous devons clairement nous améliorer avec et sans ballon pour arriver à amener ce match sur notre terrain. D’ailleurs, les deux dernières fois où nous les avons affrontés, nous avons réussi à avoir une avance de deux buts et nous aurions pourtant pu perdre les deux matchs. Ce match à élimination directe sera difficile, très difficile. »

Vous allez enchaîner deux matches décisifs contre Brest et la Real Sociedad en sept jours, ce sont deux compétitions qui n’ont pas trop réussi au PSG ces dernières années. On sait qu’il faut des ressources mentales ou physiques peut-être différentes de la routine du championnat pour être performants dans ces compétitions-là. Quelles sont-elles selon vous et est-ce que vous pensez que votre équipe les a ?

« Je n’ai aucun doute là-dessus. Ce sont des compétitions différentes. Là où le championnat est une affaire de régularité, un match de Coupe est une finale : si tu fais une mauvaise mi-temps ou un mauvais match, tu peux être éliminé. En Ligue des Champions, ça se joue sur une double confrontation et il y a davantage de possibilités, si tu fais ce qu’il faut pour, d’obtenir un résultat. Tu joues un coup à domicile un coup à l’extérieur. Cela donne une compétition courte, très courte et décisive. Et il est évident que mes joueurs ont les qualités pour être performants. »

On peut déplorer chaque année que le PSG affronte un championnat ou une Coupe peut-être pas assez compétitifs pour préparer la C1. Cette année, on a l’impression que c’est un peu plus difficile avec Brest deux fois, Strasbourg ou Lille, est-ce que vous êtes satisfaits de cet aspect-là ?

« Depuis mon arrivée il y a 6 mois, j’essaye de réfléchir à la direction que nous voulons donner à l’équipe »

« Depuis mon arrivée il y a 6 mois, j’essaye de réfléchir à la direction que nous voulons donner à l’équipe, à ce que nous voulons voir, à ce que nous recherchons. Nous avons conscience de nos nombreux axes d’amélioration mais seul le temps nous dira où nous finirons par aller. A ce jour, je ne peux dire que des choses positives. Nous sommes leaders du championnat avec huit points d’avance sur le second. Je pense qu’il y a des adversaires de bon niveau tels que Lens, Lille, Brest, Monaco, Nice qui fait une saison exceptionnelle. C’est une ligue bien plus difficile que je ne le pensais au début. Et je suis content et satisfait de ce que nous produisons en tant qu’équipe. J’espère toujours que mon équipe s’améliore mais au cours d’une saison, il y a toujours des hauts et des bas comme pour toutes les équipes du monde. Tout dépend de la manière de voir le verre : à moitié vide ou à moitié plein. En tant qu’entraîneur, je le vois davantage plein que vide. »

Vous avez dit que c’est comme une finale demain contre Brest, faut-il réussir à tout prix un gros match pour passer au tour suivant mais aussi pour lancer une dynamique avant Lille et la Real Sociedad ?

« En ce moment, il y a un tel enchaînement de matchs que la dynamique ne peut pas être meilleure. Je dirais qu’elle est très bonne tant en termes de résultats que de jeu. En termes d’effectif, il y a des situations différentes que je ne vais pas commenter. Ce sont des circonstances propres à l’équipe qui continue à performer et obtenir des résultats. Il est évident que nous cherchons à nous améliorer et à être plus compétitifs. Pour nous, demain est un match “tout ou rien”. Soit on continue, soit on est éliminés. Notre objectif reste de gagner le maximum de titres possibles. C’est en cela que le match représente une finale, même s’il s’agit des 1/8. »

Certains joueurs ont des préparateurs physiques personnels, en avez-vous parlé avec eux et est-ce que c’est important dans ce mois de février décisif ?

« A mon époque, j’aurais bien aimé avoir un chef, un kiné et un préparateur physique rien que pour moi, mais c’était un autre temps »

« Cela fait déjà de nombreuses années que les joueurs font appel à des préparateurs physiques, des kinés, des ostéopathes, des nutritionnistes personnels. Cela se fait depuis longtemps. S’il y a une bonne coordination et une bonne répartition de la charge, cela me paraît bien. Je crois que les joueurs sont de plus en plus professionnels. Et le club a une position claire sur le mode de vie que doit avoir un professionnel et dispose des meilleurs spécialistes pour aider l'équipe. Je crois que la plupart des joueurs ont un chef cuisinier à domicile et qu’ils ont tous les avantages possibles. Ils sont bien plus professionnels qu’il y a dix ans. Par exemple, à mon époque, j’aurais bien aimé avoir un chef, un kiné et un préparateur physique rien que pour moi, mais c’était un autre temps. »

Pour une équipe comme le PSG, est-ce dévalorisant de jouer le contre ? 

« Ce qui est évident, c’est que nous sommes une équipe qui aime avoir le ballon, qui est bien plus forte avec que sans »

« Je ne comprends pas la question. (le journaliste répète) Je ne vais pas commenter l’interprétation que chacun peut avoir. Ce qui est clair, c’est que notre équipe a le taux de possession de balle le plus élevé en championnat, le deuxième en Ligue des Champions dans un groupe beaucoup plus compliqué, juste derrière Manchester City qui est premier (dans ce domaine). Chacun peut analyser les choses comme il le souhaite. Ce qui est évident, c’est que nous sommes une équipe qui aime avoir le ballon, qui est bien plus forte avec que sans. Cela ne veut pas dire que sur un match ou sur une séquence d’un match, un adversaire ne peut pas avoir davantage le ballon que nous. Ce n’est pas vrai. Mais je crois que les stats sont parlantes : l’équipe ou l’un des équipes en Ligue des Champions qui a le plus d'occasions, qui en concède le moins, qui marque le plus, qui a le plus de possession de balle juste derrière City. Ceux qui n’aiment pas ces chiffres n’ont qu’à les ignorer. »

Il y a eu plus de 200 passes réussies par votre défense centrale à Strasbourg, est-ce une réelle volonté de votre part que tout parte de derrière ou la résultante d’une absence de renforts au mercato hivernal ?

« Notre idée de jeu est en permanente évolution. D’ailleurs, ceux qui touchent le plus de ballons sont nos défenseurs centraux. Après, en fonction du pressing adverse, il peut s’agir des arrières latéraux si l’axe est bouché et que tu es obligé d’écarter. Notre idée de jeu est très claire, limpide et les résultats le reflètent parfaitement, tout comme ce qu’il se passe durant les matchs.

Quand j’analyse de manière globale, je n’ai aucun doute sur la façon dont joue mon équipe. Cela ne veut pas dire que l’adversaire ne peut pas être meilleur que nous, nous ne sommes pas les seuls à jouer de cette façon. Cela nous est arrivé en championnat comme en Ligue des Champions. Ensuite, la direction est claire, qu’elle plaise ou qu’elle plaise moins. Que les gens aiment ou pas, cela ne m’intéresse pas. Ce qui me plaît, c’est que mon équipe joue comme j’aime. »

Une donnée est récurrente au PSG, le nombre de kilomètres parcourus souvent inférieur à son adversaire. Est-ce que vous trouvez cela logique compte tenu de votre possession ou est-ce quelque chose à améliorer pour le futur ?

« Mes équipes jouent avec la possession pour que l’adversaire coure. Il est normal de moins courir que lui. »

« (Il sourit en ajoutant avec ironie) Je vois que la question a pour but de chercher la petite bête. J’adore, il n’y a rien de mieux… Mes équipes jouent avec la possession pour que l’adversaire coure. Il est normal de moins courir que lui. En principe, il est prouvé que celui si tu as la balle et que tu l’utilises bien, l’équipe adverse court davantage que la tienne. Je n’ai rien d’autre à ajouter sur ce sujet. Dans ma carrière, je n’ai jamais entraîné une seule équipe qui n’ait pas parcouru la distance nécessaire pour gagner des matchs. Après, ce sont des réflexions un peu creuses qui cherchent à obtenir ce que vous cherchez. Parfait. Mon opinion reste la même. »

Sur les matches avant la Champions League, on constate qu’il y a des joueurs qui mettent un peu moins le pied par peur de se blesser mais il est nécessaire d’être au top niveau pour jouer ce genre de matches. Comment faire en tant que coach pour concilier les deux ?

« Si ça arrivait, ça me ferait vraiment mal de voir ça. Si un joueur n’est pas à 100%, je le sors ! C’est le message que je transmets à mes joueurs : comment il faut s’entraîner, comment il faut vivre son métier. On ne doit pas penser à ce qui pourrait nous réserver le futur. Le futur n’existe pas. Le match contre Brest existe lui. Pour nous, ce sera une finale et les joueurs doivent jouer à fond. A fond, ça veut dire à 100%. Sinon, si je vois ça, je prendrai les décisions en conséquence.

Pour l’instant, ça n’est arrivé ni contre Revel ni contre Orléans. Je ne pense pas que cela m’arrivera contre Brest parce que nous savons que c’est une des meilleures équipes du championnat. Tout le monde sait parfaitement que Brest en Coupe a sa chance. C’est un passage obligé (de gagner) pour remporter le titre. Donc cela ne peut pas arriver, pas maintenant. Il n’existe aucun autre match que Brest. Et si cela devait arriver, mes décisions seraient très claires. »


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