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Monaco/PSG (3-2), les performances individuelles

Publié le samedi 21 novembre 2020 à 4:16 par Philippe Goguet
Le PSG s'est incliné 3-2 à Monaco après avoir pourtant ouvert le score puis doublé la mise. Retour sur les performances individuelles des Parisiens au cas par cas.

Navas : Une belle envolée sur un coup franc puissant de Volland va lancer son match et il est une nouvelle fois impeccable en début de seconde période sur sa ligne face au même Volland. Il va ensuite concéder trois buts, soit le triple de ce qu'il avait encaissé en L1 jusque-là cette saison, mais n'y peut pas grand-chose vu à quel point il est crucifié de près. Sa sortie sur le deuxième aurait d'ailleurs pu valoir un penalty, un exercice où il sera parti du bon côté face à Fabregas, sans pour autant le détourner.

Dagba : Sa première période avait déjà montré quelques difficultés défensives pour gérer l'arrière latéral adverse qui arrivait lancé face à lui, Di Maria laissant faire sans broncher, et la seconde période a largement confirmé la chose, Caio Henrique le mettant au supplice. Dépassé dans les duels, Dagba va perdre ses repères et sa lucidité peu à peu alors qu'il a en revanche plutôt bien contenu Diop, n'hésitant pas à le chasser loin de sa zone sur le terrain. Offensivement, ses montées ont été rares, même si pas forcément à mauvais escient avant la pause, mais le contenu global du match est très insuffisant.

Diallo : Placé dans l'axe droit de la défense, le gaucher débute bien la partie avec plusieurs interventions propres et de bonnes couvertures et il réussit également de bonnes choses avec le ballon, ne paniquant pas et s'offrant même une superbe percée conclue d'une belle passe sur le second but refusé aux Parisiens juste avant la pause. Sa seconde période commence par un gros sauvetage puis il est un peu emporté par la folie monégasque, sans pour autant sembler vraiment responsable sur les deux premiers buts. Il l'est en revanche totalement sur le dernier où il se met tout seul en difficulté puis commet l'irréparable face à un Volland qui joue bien le coup. D'un match pas inintéressant, il le transforme alors en un fiasco terrible, une bien mauvaise préparation alors qu'il est attendu pour remplacer Kimpembe ce mardi soir.

Kimpembe : Capitaine en l'absence de Marquinhos, il s'impose comme le patron de sa défense au cours de la première période. Tranchant dans ses interventions et largement dominant dans les duels, il n'hésite pas non plus à porter le ballon pour casser la première ligne adverse. Devancé par Volland sans conséquence dès le début de la seconde période, il va subir les coups de boutoir de l'Allemand comme les autres et se retrouve impliqué sur le but du 2-1, ne parvenant pas à dégager. Sur la fin, il tente de tenir la baraque mais ne peut compenser les manques de Kurzawa et Rafinha autour de lui.

Kurzawa : Comme Dagba sur l'autre aile, sa première période avait déjà montré des failles défensives, Gelson Martins l'éliminant à plusieurs reprises en plus de son énorme boulette de la tête qui a offert une grosse balle de 1-1. Ce sera encore pire après la pause et il est largement responsable sur les deux buts de Monaco où son positionnement est catastrophique, le joueur adverse partant dans son dos sans qu'il ne parvienne à le cadrer. Offensivement, il va peu être en vue, malgré un léger mieux à l'entrée de Neymar. A quatre jours de PSG/Leipzig, la prestation du titulaire au poste est inquiétante.

Bakker l'a remplacé pour la fin de match et le Néerlandais a au moins apporté un peu de sûreté à ce poste, moins de deux jours après son dernier match. Pas brillant mais solide, il a fini le match dans l'axe.

Danilo : Milieu de terrain comme il le souhaite, le Portugais va mettre quelque temps à se mettre dans le match, à l'image de quelques passes mal assurées, mais il parvient peu à peu à trouver sa place, notamment via quelques bonnes ouvertures côté gauche. Défensivement, il est certes rapidement averti mais se met en place et c'est lui qui lance l'action du premier but d'une interception. Comme beaucoup, il ne va pas revenir des vestiaires et sa seconde période est fort pénible. Il ne fait plus que défendre mais n'a que peu d'impact dans ce registre et le ballon lui brûle les pieds dès qu'il le touche, retombant dans ses travers de joueur maladroit du début de match.

Paredes l'a remplacé et est entré devant la défense. Il a alors permis au PSG de reprendre un peu le ballon et la maîtrise mais cela n'a que peu duré et il n'a pas su apporter défensivement, se jetant trop pour être efficace.

Rafinha : Placé dans un double pivot, il devait assumer d'être le relayeur des deux et il a mis un gros quart d'heure à entrer dans ce rôle avec le ballon, son abnégation défensive étant présente d'entrée. Son agilité technique va gagner en influence peu à peu et il se retrouve même impliqué sur le second but d'un bel enchaînement avant de finir très fort la mi-temps. La seconde sera bien moins réussie. Il court beaucoup pour compenser mais ne protège que très mal sa défense malgré tout et il ne parvient plus du tout à exploiter le ballon quand il l'a dans les pieds alors que son équipe en aurait terriblement besoin. Une nouvelle fois, il est aussi apparu un peu court physiquement, semblant manquer de punch sur les premiers mètres.

Florenzi est entré côté droit à sa place pour les dernières minutes, le temps de se faire déposer sur deux actions en peu de temps.

Di Maria : Milieu offensif droit, il va avoir du mal à entrer dans la partie avec un jeu qui ne vient pas à lui et une influence très réduite. Il défend aussi très peu, laissant souvent Dagba face à deux joueurs, et perd la plupart des ballons qu'il touche, au point devenir même dangereux pour sa propre équipe. C'est au beau milieu de cette première demi-heure ratée à tous les niveaux qu'il claque une belle passe décisive pour Mbappé et signe dans la foulée un bon quart d'heure avant la mi-temps. Il ne revient en revanche pas du tout après la pause et sort à l'heure de jeu. Avec un bon quart d'heure pour trois ratés, le bilan n'est pas fameux.

Neymar l'a remplacé et il est entré côté gauche, prenant au passage une béquille d'entrée. Il s'est peu à peu placé dans un rôle assez axial, n'a comme toujours que très peu défendu, et a beaucoup tenté de provoquer balle au pied. S'il va réussir un ou deux jolis gestes, il va surtout perdre la plupart des ballons qu'il touche et ne pas vraiment bonifier ceux qu'il donne aux autres. Un retour raté au final.

Sarabia : Placé côté gauche, c'est un bon pressing de sa part qui déclenche la première occasion parisienne et il s'entend bien avec Mbappé en début de match. Toujours généreux pour défendre, il va peu à peu avoir de plus en plus de difficultés à être dangereux pour attaquer, même s'il trouve Kean d'un bon centre quand ce dernier touche la barre de la tête. Sa seconde période confirme son manque d'inspiration et il la traverse comme une ombre, que ce soit à gauche ou à droite, même s'il aurait pu être décisif. Il rate une balle de 2-3 d'une frappe trop molle puis voit Neymar gâcher un bon ballon de sa part. Mardi, le banc l'attend malgré tout.

Mbappé : De retour chez lui, il est très en vue d'entrée et s'excentre à gauche comme d'habitude pour percuter mais cela ne dure pas. C'est finalement sur sa première accélération axiale qu'il déchire la défense puis conclut. Trop rapide en de nombreuses occasions, il fait souvent mal mais ne signe finalement qu'un doublé à la pause après un penalty, pour une fois le concernant, bien frappé. Il ne va en revanche pratiquement rien réussir de la seconde période, subissant le match comme les autres sans parvenir à le faire basculer. L'essentiel était peut-être ailleurs pour lui, notamment retrouver de la confiance devant les buts après sa blessure.

Ruiz-Atil l'a remplacé pour la fin de match et il a participé à la circulation du ballon parisienne après l'égalisation. S'il a bien montré sa technique avec quelques jolis gestes, il a finalement assez peu apporté en général, en plus d'être averti de façon évitable.

Kean : L'attaquant italien n'avait pas sa forme d'avant la trêve après avoir passé deux semaines à l'infirmerie et il s'est emmêlé les pinceaux d'entrée en voulant dribbler le gardien alors qu'il aurait pu marquer sans. Dur à trouver au milieu de la densité adverse la plus forte et dans l'ensemble bien géré par les solides défenseurs centraux de Monaco, il va traverser la rencontre sans trop peser, n'apparaissant que par bribes même s'il aurait dû se voir accorder un but où son effort au pressing est payant. Déjà apparu comme manquant de tranchant en première période, il semble même fatigué en seconde, ne parvenant que très rarement à utiliser ses attributs physiques pour se mettre en évidence. 

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