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Nice/PSG (0-3), les performances individuelles

Publié le dimanche 20 septembre 2020 à 20:22 par Philippe Goguet
Le PSG s'est imposé 3-0 à Nice et signé à cette occasion sa meilleure performance de la saison. Retour sur les performances individuelles des Parisiens au cas par cas.

Navas : Si le PSG a sorti sa meilleure performance collective de la saison, le gardien parisien a aussi eu à s'employer de façon fréquente malgré tout. C'est peu dire que Navas a assuré, et dans tous les domaines. Vif et félin sur les frappes de loin, présent sur les ballons qui traînaient proche de son but, impeccable dans ses prises de balles aériennes mais aussi décisif sur des frappes de près qui partaient bien, le Costaricien a signé un match particulièrement complet de gardien de but. Même dans le jeu au pied, il n'a fait aucune erreur et s'est montré appliqué.

Florenzi : Son deuxième match a été bien moins bon que le premier face à l'OM, et dans tous les domaines. Il a malgré tout montré sa qualité de centre mais a eu plus de mal à trouver ses partenaires dans la surface, ne créant aucune occasion de but directement. C'est surtout dans la partie défensive que Florenzi a été en délicatesse. Face à un adversaire rapide et tonique comme Kamara, il n'a jamais été en mesure de le dominer dans les duels et n'a jamais réussi à le cadrer, le laissant centrer à de multiples reprises. Les craintes sur ses limites face à ce genre de profils se sont donc malheureusement déjà confirmées.

Marquinhos : Le capitaine enchaînait en défense centrale et il semble bien avoir trouvé ses marques dans cette position. Vite dans le ton du match avec des interventions qui coupent les contres niçois, il se montre parfois un peu juste sur certains centres mais domine dans l'ensemble son sujet. En seconde période, il monte clairement en gamme et fait preuve d'une grosse présence, gérant bien de nombreux ballons. Régulièrement très bon dans la relance avec son jeu long, il va même s'offrir un joli but de la tête pour parachever cette belle prestation.

Kimpembe : Le champion du monde est sur la lancée de son bon début de saison, voire même de son excellent Final 8, et cela s'est encore vu à Nice. Affûté et sûr de lui, il s'est vite affirmé en patron défensif, tant par sa présence que par la qualité de ses relances, et il a imposé sa présence dans les duels à Gouiri en permanence, faisant vivre un enfer au jeune attaquant adverse. Avec le ballon, ses passes longues et claquées vers l'avant ont souvent fait très mal, à l'image de celle qui sert Mbappé quand ce dernier va provoquer le penalty du 1-0. Un seul regret dans ce match, l'absence de but alors que Kimpembe a deux belles occasions : l'une était compliquée mais il doit faire mieux sur sa reprise en pleine surface où il est tout seul.

Dagba l'a remplacé pour les dernières minutes et s'est positionné côté gauche. Il a notamment réalisé une bonne interception devant la défense. Mais ce placement interroge forcément alors qu'il va falloir remplacer Bernat sur la durée.

Bakker : Le latéral néerlandais enchaînait sa deuxième titularisation de la semaine et cela s'est beaucoup mieux passé que face à Metz. Il a certes parfois eu du mal à contenir Rony Lopes ou même Atal mais il a dans l'ensemble largement répondu présent dans les duels qui l'opposaient aux ailiers niçois. Son déficit de vivacité laissait craindre le pire mais Bakker a la plupart du temps su imposer son physique et il a signé quelques retours de très belle facture, avec une belle propreté dans ses gestes. Il est certes averti en fin de partie mais sa partie défensive aura été dans l'ensemble réussie. Offensivement, ses difficultés techniques vont parfois annihiler ses bonnes intentions et il n'ose parfois pas assez tenter en première intention mais il a malgré tout été l'auteur d'un excellent centre pour Icardi. Il a fini en défense centrale et s'est montré, là encore, solide avec une belle application dans les duels. Dans le premier match de l'ère sans Bernat, il a clairement marqué des points et rassuré. 

Gueye : Titulaire pour la quatrième fois en dix jours, son match n'aura finalement duré qu'une vingtaine de minutes avant qu'il ne sorte. Il avait jusque-là joué simple, avec en prime une passe superbe pour Mbappé, mais aussi concédé quelques pertes de balle. De quoi imaginer un match dans la lignée de ses précédents, pas transcendant mais très correct.

Herrera l'a remplacé et l'Espagnol, positionné comme relayeur droit vu que le PSG est passé en 4-3-3 à son entrée, est apparu peu à peu dans la partie. Toujours aussi volontaire au pressing, il a en revanche parfois eu du mal à couvrir sa défense ou aider Florenzi qui souffrait mais il a dans l'ensemble été bien utile à ses partenaires. Dans le jeu, il a été une solution permanente, même s'il n'a pas réussi non plus de passes qui font mal, et il a trouvé le poteau d'une frappe qui partait bien. S'il finit par une faute qui aurait pu être un penalty, il a comme dernièrement été un bon complément à défaut d'être un indispensable. C'est déjà bien mieux que l'an passé.

Verratti : Nice avait décidé de le laisser libre la plupart du temps et les Aiglons ont dû regretter cette drôle d'idée. D'abord en duo avec Gueye puis longtemps tout seul devant la défense, Verratti s'est amusé dans la relance et il a orienté le jeu avec sa maestria habituelle. Son jeu mi-long pour orienter sur les côtés ou vers l'avant a encore été un régal et les rares adversaires venus le défier sont souvent repartis sans le ballon. Défensivement, il a en revanche été moins présent et a peu pesé, récoltant un carton jaune pour une main largement évitable. Mais quel plaisir de le voir ordonner le jeu parisien depuis l'arrière.

Di Maria : Positionné sur le côté droit mais comme toujours très libre, Di Maria n'avait clairement pas ses jambes de 20 ans après avoir beaucoup donné dernièrement et il a donc joué en s'appuyant pratiquement uniquement sur son toucher et sa patte gauche. Quel régal ce fut. Toujours entre les lignes et présent sur toute la largeur du terrain, il a offert bon nombre de bons ballons à ses partenaires et a régalé en de multiples circonstances, en plus de marquer le but du break à un moment qui fait mal. El Fideo a bien perdu quelques ballons, a parfois raté des centres ou des coups de pieds arrêtés mais il a failli faire marquer Kimpembe, Mbappé et Icardi avant de finalement voir Marquinhos convertir une de ses passes en but. Encore du bien bel ouvrage.

Fadiga l'a remplacé pour les dernières minutes et s'est positionné côté gauche. Il a notamment réussi une bonne passe pour Icardi mais un contrôle malheureux a abouti au carton jaune récolté par Bakker. Tuchel lui a toutefois donné son deuxième match de la semaine, signe de sa confiance.

Draxler : Positionné comme milieu offensif gauche, il va avoir du mal à se connecter avec Bakker et, comme Di Maria, il va régulièrement dézoner. C'est depuis la droite qu'il donne notamment une balle de but à Kimpembe après un joli exploit individuel. Repositionné comme relayeur après la sortie de Gueye, il est plus au coeur du jeu mais ne brille pas forcément. S'il est forcément dans le ton techniquement vu ses aptitudes, il manque en revanche régulièrement d'intensité sur ses prises de balle et se fait parfois déposséder au physique. Dur de parler de confirmation après son but tardif contre Metz mais ce n'est pas une rechute pour autant.

Mbappé : Le champion du monde avait des fourmis dans les jambes et cela s'est vu. Il va lui falloir une petite vingtaine de minutes pour retrouver le rythme, ses premières prises de balle étant dangereuses mais pas aussi précises qu'habituellement, ce qui a permis aux Niçois de retarder l'échéance. Une fois la mire ajustée et le ballon bien accroché à son pied, Mbappé est passé à la vitesse supérieure et Nice, notamment son adversaire direct Atal, a littéralement explosé en vol. Trop rapide, trop puissant, tout simplement trop fort, le génie français a fait basculer le match en un quart d'heure à peine et créé à lui seul les deux premiers buts. Un peu moins en vue après la pause car moins dans l'accélération balle au pied, il va continuer à être une menace constante et apporte dans le jeu grâce à sa vitesse. Son énorme faim de marquer va parfois lui faire faire des choix un peu trop individualistes mais sa prestation d'ensemble justifie largement cette gourmandise. En L1, il y a Mbappé et les autres.

Sarabia l'a remplacé pour les dernières minutes, se montrant volontaire et accrocheur mais pas en position de marquer pour autant.

Icardi : Après un premier quart d'heure sans toucher le moindre ballon, il apparaît peu à peu dans le jeu et réussit notamment une superbe remise pour Mbappé qui aurait pu marquer. Signe de son manque de confiance actuel, il va d'ailleurs plus tenter de servir Mbappé que tenter sa chance, même en très bonne position. Alors que le break est fait, il retrouve un peu de ses instincts de buteur mais rate deux balles de 3-0, notamment une qui est repoussée par le poteau alors qu'il avait pourtant tout bien fait. Ce sera sa dernière vraie bonne action du match et sa fin de partie est pénible, même s'il court jusqu'au bout pour presser un peu. Comme contre Metz, il est apparu par intermittences dans le jeu et rend des copies moins mauvaises qu'il y a encore peu mais la réussite n'est pas au rendez-vous et il manque grandement de confiance. 

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