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PSG/Waasland-Beveren (7-0), les enseignements collectifs

Publié le vendredi 17 juillet 2020 à 22:52 par Philippe Goguet
Le PSG s'est imposé 7-0 face à Waasland-Beveren dans un match en quatre quarts-temps de 30 minutes qui aura dans l'ensemble été à sens unique vu la qualité de l'opposition. Retour sur la partie et ce qu'il est possible d'en tirer au niveau des enseignements collectifs.

Un onze de départ qui se rapproche du onze titulaire :

Après avoir aligné deux équipes plutôt mixtes face au Havre il y a quelques jours, Thomas Tuchel a cette fois-ci présenté un onze de départ très compétitif, notamment avec ce qui sont probablement le milieu et l'attaque titulaires. La paire Verratti/Gueye a ainsi débuté à la place du tandem Paredes/Herrera et a donc joué en soutien des fameux quatre fantastiques, après avoir accompagné ce qui semblait plutôt être l'équipe bis quelques jours plus tôt. 

En défense, on a aussi retrouvé Thiago Silva parmi les titulaires, et avec le brassard de capitaine. Fait rare, il a été associé à Marquinhos plutôt qu'à Kimpembe alors que la charnière 100% brésilienne a très peu joué ensemble cette saison. Une idée en vue de la suite ? Possiblement, même si cela confirme surtout que Marquinhos est vu comme un défenseur central en ce moment. Sur les ailes, Kehrer et Bakker ont enchaîné, même si le Néerlandais a surtout semblé débuter car Kurzawa jouait son premier match.

Une heure pour tous, comme prévu :

A l'exception de Navas qui n'a joué que 49 minutes afin de donner un peu de temps de jeu à Marcin Bulka et de Kurzawa qui a joué 43 minutes pour sa reprise, tous les joueurs aguerris du groupe professionnel ont eu droit à une heure complète de jeu, répartis sur deux quarts-temps de 30 minutes avec une mini-pause entre les deux. Comme contre Le Havre, aucun blessé ne semble être à déplorer malgré des Belges bien plus saignants que les gentils Havrais.

Finalement, et comme contre Le Havre, ce sont les jeunes joueurs du groupe qui ont le moins joué, les Parisiens ayant de grosses échéances sous peu qui empêchent Thomas Tuchel de leur donner un temps de jeu vraiment significatif vu que les pros confirmés sont prioritaires. Kalimuendo a eu droit à une demi-heure comme au Havre tandis que Pembele a pu jouer un gros quart d'heure. Kays Ruiz-Atil a en revanche pu bénéficier d'un vrai temps de jeu cette fois-ci, à savoir un quart-temps complet. Le plus gâté aura une nouvelle fois été Mbe Soh avec un demi-match au total, inscrivant au passage son premier but.

Une attaque-défense digne de la L1 :

Si le PSG a pu tranquillement continuer sa montée en puissance au niveau physique, on ne peut pas dire que l'adversaire du soir l'ait beaucoup challengé ni même fait souffrir. Entre l'heure du match, le temps et l'opposition, la partie a même parfois souvent ressemblé à ces parties faciles de L1 du samedi à 17h que le PSG gagne sans même avoir à courir. Dans l'ensemble, ce PSG/Waasland-Beveren a très régulièrement ressemblé à une attaque/défense entre une équipe qui cherche encore un peu ses marques dans le jeu et une qui peine à tenir le ballon plus de trois secondes et se retrouve donc à défendre en permanence.

Dans l'ensemble, le jeu parisien a parfois été brillant, notamment quand le duo Neymar/Mbappé se mettait en route, mais bien plus souvent assez ronronnant et manquant de déséquilibre ou de justesse dans les choix, particulièrement aux abords des 30 derniers mètres. Ce fut vrai avec les stars, ce le fut encore plus avec les remplaçants, et la partie a régulièrement sombré dans un faux rythme pas très agréable à suivre dans l'ensemble malgré les buts et quelques gestes de génie de Neymar. Sachant que la défense n'a été que très peu sollicitée, dur d'en tirer beaucoup d'enseignements au niveau collectif.

Des progrès au niveau physique ?

Si le PSG n'a pas vraiment pu travailler collectivement au final, l'objectif était avant tout physique à en croire Thomas Tuchel avant la rencontre. A ce niveau-là, dur de voir une réelle évolution par rapport au match de dimanche dernier. Paris a toujours ce qui ressemble à une belle vivacité quand il s'agit de presser mais l'équipe belge n'a jamais enchaîné deux ou trois temps de possession afin de mettre un peu les Parisiens dans le rouge en enchaînant les passes... Cela n'a toutefois pas empêché de voir l'équipe parisienne parfois être coupée en deux sur les contres avec les quatre attaquants loin du reste du bloc.

Concernant la disponibilité des joueurs et le jeu sans ballon, les progrès ne sont pas apparus non plus de façon flagrante mais le faux rythme récurrent et la faiblesse de l'adversaire n'encourageaient guère le dépassement de fonction. Le PSG n'a pas non plus réellement su donner un réel tempo à la partie quand il avait le ballon, le faisant souvent tourner jusqu'à attendre une faille qui apparaissait parfois de façon béante. 

Pas de quoi s'enflammer à l'heure de faire le bilan mais l'essentiel semblait, une nouvelle fois ailleurs. Vivement la première vraie bonne opposition malgré tout.

Les deux articles sur les performances individuelles, un par mi-temps, seront disponibles en cours de soirée.

Vous pouvez retrouver les commentaires de l'article sous les publicités.
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