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«On refuse de venir dans ces conditions» explique le CUP

Publié le mercredi 12 octobre 2016 à 19:59 par Philippe Goguet
Alors que le Collectif Ultras Paris (CUP) vient d'annoncer qu'il arrêtait immédiatement d'animer les tribunes du Parc des Princes suite au refus du PSG de laisser entrer les leaders, le président de l'association a donné quelques détails supplémentaires quant à cette décision.

Une dizaine de jours après le PSG/Bordeaux (2-0) qui avait marqué le retour des supporters ultras au Parc des Princes, la réunion entre le PSG et le Collectif Ultras Paris (CUP) concernant le blocage de six des leaders de l'association à l'entrée du stade ce jour-là a abouti à un retour en arrière, le CUP ayant annoncé qu'il arrêtait d'animer les tribunes vu que des membres de l'association allaient encore être ciblés dans l'avenir de la même façon. Le président de l'association, Romain, s'est expliqué concernant la décision prise au micro du journal Le Parisien.

Après avoir expliqué qu'il était malgré tout confiant pour un retour à long terme, Romain Mabille a expliqué le souci actuel : «On refuse de venir dans ces conditions. On nous demande d’envoyer des gens au stade sans nos responsables. Ce n’est pas possible, y compris pour des raisons de sécurité. Le PSG a reçu des conditions de la préfecture et refuse d’aller à l’encontre. Seulement, cette position est illégale puisque les personnes écartées ne sont pas interdites de stade.»

«On a l’impression que le président Nasser veut qu’on vienne mais que ce n’est pas partagé au PSG.»

Les six personnes touchées ne sont pas du tout interdites de stade et le président y voit un problème au sein du PSG : «On a l’impression que le président Nasser veut qu’on vienne mais que ce n’est pas partagé au PSG. Lors du match contre Bordeaux, c’était la fête, mais on nous a laissés devant le stade, sans personne pour nous accueillir et nous expliquer les attentes. On nous accepte, mais on ne veut pas discuter avec nous.»

Outre le PSG, Romain vise aussi l'Etat : «Jean-Claude Blanc nous a dit ouvertement que la préfecture ne voulait pas de dialogue avec nous. Je le déplore et on va continuer à le demander. La préfecture est là pour faire respecter la loi. Si on veut nous tester, qu’on nous teste, mais avec les leadeurs. Je ne peux pas prendre la responsabilité d’envoyer le collectif dans ces conditions, en sachant en plus que certains au club veulent pourrir le truc.»

Si le président du CUP précise bien qu'ils ne sont «pas en guerre contre le club » et que l'association «va transmettre des propositions », un homme est appelé au secours du côté du club : «Seul Nasser Al-Khelaïfi peut nous aider. Il a déjà fait pas mal de choses pour nous, et c’est pour lui rendre la pareille qu’on a demandé à nos membres d’entrer dans le stade contre Bordeaux.»

NB : Propos recueillis par Le Parisien.

Vous pouvez retrouver les commentaires de l'article sous les publicités.


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