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La LFP justifie sa décision de n'infliger aucune sanction dans l'affaire Neymar/Alvaro

Publié le jeudi 1 octobre 2020 à 8:17 par Marius Cassoly
Après avoir décidé de n'infliger aucune sanction à Neymar ni à Alvaro Gonzalez suite aux incidents racistes et homophobes présumés du dernier PSG/OM (0-1), le président de la commission de discipline de la Ligue de Football Professionnel (LFP) a justifié sa décision auprès de la presse française

Tant attendu et commenté, le verdict concernant les accusations présumées de racisme et d'homophobie mêlant Neymar et Alvaro Gonzalez lors du dernier Classique entre le PSG et l'OM (0-1) disputé le 13 septembre dernier est enfin tombé mercredi soir, presque trois semaines après la rencontre en question. Et alors que les deux hommes risquaient jusqu'à 10 matches de suspension chacun selon le barème disciplinaire, aucune sanction n'a été formulée par la commission de discipline de la Ligue de Football Professionnel (LFP), l'instance expliquant dans un communiqué de presse « qu’elle ne dispose pas d’éléments suffisamment probants lui permettant d’établir la matérialité des faits ». 

« Les déclarations de Neymar et Alvaro sont contraires en quasi tous points »

Interrogé par la presse française, Sébastien Deneux, président de cette fameuse commission de discipline, est revenu en détail sur cette décision, dans des propos rapporté par le journal L'Équipe« Nous avons procédé à deux constats. Le premier est qu'aucun rapport officiel, d'arbitre ou de délégué n'a permis d'établir les éléments relatifs à ces propos ou injures à caractère discriminatoire. Le deuxième constat que l'on a fait, qui ressort à la fois du travail fourni par l'instructeur, mais également des auditions qui ont eu lieu, c'est que les déclarations de Neymar et Alvaro sont contraires en quasi tous points et qu'aucune d'entre elles ne permettait d'établir de manière claire, nette et précise la nature des propos échangés ». 

« La fiabilité des expertises en matière de lecture labiale est à hauteur de 30 % »

Si la commission de discipline et l'instructeur du dossier Michel Martin s'étaient pourtant adjoints des services d'un expert indépendant en lecture labiale, celui-ci n'a vraisemblablement pas suffi à apporter des réponses claires : « Dans le rapport d'instruction, là encore, nous avons malheureusement constaté que les conclusions de l'expert étaient trop aléatoires et ne constituaient pas un élément suffisamment tangible pour permettre de sanctionner. La fiabilité des expertises en matière de lecture labiale est à hauteur de 30 %. Il y avait donc un doute. Et ce doute, s'agissant d'un principe juridique assez élémentaire, devait profiter aux joueurs. La commission a donc décidé de ne pas les sanctionner ». 

Alors que le PSG et l'OM se sont activés chacun de leur côté afin de constituer le dossier le plus solide possible à leurs yeux avec des images et des analyses d'experts en lecture labiale, « les quelques éléments communiqués par les clubs rentraient aussi en contradiction avec l'expertise diligentée par la Ligue. Dans cette affaire, les experts n'étaient pas pleinement en ligne, c'est le moins que l'on puisse dire... », a poursuivi Sébastien Deneux, qui ne redoute pas les critiques de l'opinion publique suite à la décision de son instance : « On a fait notre job. C'est bien mieux d'avoir cherché à établir la vérité. C'est bien plus sérieux de faire ce que l'on a fait, quitte à aboutir à cette décision, que d'avoir classé purement et simplement le dossier il y a quinze jours ».

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