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Le mercato, Tuchel, Mbappé, Neymar, le Covid, etc, le passage complet de Leonardo au CFC

Publié le dimanche 6 septembre 2020 à 21:28 par Philippe Goguet
Leonardo était ce dimanche soir l'invité du Canal Football Club. Pendant une grosse demi-heure, il a répondu à absolument tous les sujets autour du PSG : le mercato et les difficultés économiques du club, sa relation avec Tuchel, les prolongations de Neymar ou Mbappé, le Covid-19, etc. Voici ses propos en intégralité.

Le début est assez informel avec un rappel sur son récent anniversaire et ses 51 ans (« C'est un peu trop déjà ») et un retour sur un vieux but marqué avec Kashima Antlers quand il jouait au Japon : « Cela fait déjà 25 ans. D'abord 15 ans, puis 20 et désormais 25, c'est comme ça. C'était une époque formidable au Japon, j'adore ce pays. C'était une belle époque. C'était un autre football, ils commençaient à avoir l'idée d'organiser une Coupe du monde de football, ce qu'ils ont réussi après en 2002, et c'était formidable de participer aux débuts du football au Japon. Formidable ! »

Arrivent ensuite réellement les questions et ses réponses :

Sa discrétion dans les médias durant la Champions League : 

« Non mais ce n'était pas le moment. Honnêtement, tout marchait très bien, dans un esprit très positif. Il n'y avait pas besoin de parler ou de m'exprimer par rapport à rien. On a beaucoup parlé en interne et c'est le plus important car cela changeait : c'était un tournoi, on était dans un hôtel pendant 20 jours. Il n'y avait pas de nécessité par rapport à ça (le fait de parler). Après, on a perdu la finale et j'attendais un peu le moment pour parler, de voir les choses et de faire des conclusions aussi (il sourit). Là, c'est une bonne opportunité. »

Dur de faire mieux après la meilleure saison de l'histoire du PSG...

« Oui, on commence par là, je suis d'accord... Mais je vais renverser la question car moi, honnêtement, cela me gêne et je ne comprends pas trop. Peut-être que c'est une question culturelle et je veux même comprendre de votre part. Après qu'on ait gagné, et même pendant la compétition, il n'y avait pas l'émotion... (Mathoux dit que cela vient peut-être du Covid) Peut-être, c'est vrai qu'on peut considérer que c'est une année très particulière mais quand même... Le fond, le ton, c'est quelque chose que je ne comprends pas trop. Peut-être que cela vient de moi.

« Comme si on avait inventé le Covid... C'est Paris ! Tout le monde a 8, 10, 11 joueurs positifs mais les positifs de Paris, c'est un scandale ! »

(Ménès lui dit que c'est peut-être parce que c'est Paris et Leo reprend) Mais pour quelle raison ? Du rejet ? Je ne sais pas. Il y a tellement de choses autour, même le contexte. Je pense qu'on n'est pas très aidés par les institutions. Quand on est en Champions League, il y a toujours une interprétation un peu négative des choses. Après, il y a beaucoup de positif, il ne faut pas parler que des choses négatives à la fin. Mais je pense que le ton après la Champions League, comme si on attendait quelque chose pour commencer à parler. C'est moi qui n'ai pas un bon rapport avec le coach, c'est le Covid à Ibiza, comme si on avait inventé le Covid... C'est Paris ! Tout le monde a 8, 10, 11 joueurs positifs mais les positifs de Paris, c'est un scandale ! »

Le Covid et les images des joueurs du PSG à Ibiza sur Instagram 

« Quelles images ? Ce sont des joueurs qui sont ensemble avec toutes les femmes et les enfants. Même Neymar qui n'est pas marié y était avec son enfant et son père. A la fin, je suis d'accord, je n'aime pas trop Instagram car cela te donne une image qui ne correspond pas à la réalité. Cela correspond de temps en temps à quelque chose que tu veux faire passer mais que tu ne vis pas. Tu es chez toi et tu fais une photo, ça ressemble à quelque chose comme si tu étais dans un château. Ca, je suis d'accord, je n'aime pas, je déteste même Instagram. Mais par rapport à ce qu'ils ont fait, on doit recommencer l'histoire.

« Pour moi, le problème de base, c'est d'organiser la première journée de L1 le même week-end que la finale de la Champions League. »

Pour moi, le problème de base, c'est d'organiser la première journée de L1 le même week-end que la finale de la Champions League. Quand on a joué la finale de la Coupe de la Ligue, la préoccupation, ce n'était pas la finale de la Champions League ou le Final 8, c'était le début de la Ligue 1 le 23 août. Pour moi, c'est incompréhensible ! Tu organises le début de L1 le même week-end alors qu'on était en quarts : "Ils ne vont pas y arriver", ce n'est pas très optimiste comme idée. Après, tu décales le match parce qu'on arrive en demi-finale. Et là commence une discussion "comment on organise le prochain match ?". Cela devient un problème. Tu t'imagines que quatre jours avant la finale, on était là à discuter si on décale le match ou pas. Honnêtement, je pense que ce n'est pas une idée sportive. Je ne sais pas si les décisions sont prises seulement du côté de l'organisation ou politique mais ce n'est pas sportif. Car d'un point de vue sportif, 5 ou 6 jours après une finale de Champions League, démarrer tout de suite alors que t'as déjà décalé un match...

« Nous, on a fait 4 mois et demi sans un match et on joue une finale de Coupe où on trouve une équipe qui nous a cassés en deux ! »

Autre chose, les quatre autres championnats européens, tous les autres, vont commencer le 12/13 (septembre) ou le 18. Pourquoi la France doit commencer ? (Mathoux le coupe mais il reprend) L'Allemagne, avec le Bayern qui a gagné, leur calendrier était parfait. Ils ont eu d'autres problèmes peut-être mais ils ont joué la Bundesliga, certes à 18 équipes avec moins de matches, mais ils ont fini exactement 20 jours avant la Champions League, ils ont donné une semaine ou 10 jours de vacances, ils ont fait une préparation et ils ont joué. Nous, on a fait 4 mois et demi sans un match officiel. Sans un match ! Et on joue une finale de Coupe où on trouve une équipe qui nous a cassés en deux ! Sur la première action, c'est Neymar qui vole sur un tacle. Après, c'est Mbappé qu'on perd jusqu'à la Champions League. Pour moi, toute l'organisation ne ressemble pas à quelque chose pour aider, aider dans le sens s'organiser pour aider une équipe qui était aussi Lyon. Et on joue une finale de Coupe de la Ligue où il y a même une prolongation. Deux équipes qui doivent jouer la Champions League et tu mets une prolongation afin de décider de la Coupe de la Ligue. Cela n'a pas été quelque chose de pensé. »

Le Covid-19 et le PSG 

« Moi, je suis très lié à la discipline, je crois en ça, je suis d'une autre génération, je suis très focalisé sur ça. Pour moi, c'est la discipline, le travail, le terrain. C'est une autre génération et cela a changé, OK. Mais quand on doit leur taper dessus par rapport à la performance ou l'image du club, on le fait. On le fait en interne, on parle, on cherche à transmettre ce que le club veut. Mais quand tu vois tous les joueurs qui sont en vacances à Ibiza, quand tu vois une bonne partie des joueurs du Bayern en vacances à Ibiza... Donc on doit dire les choses comme elles sont, pas seulement que les milliardaires qui sont là. Ce n'est pas comme ça quand on est dedans, on cherche à transmettre aux joueurs nos valeurs. S'il y a quelque chose qui dérange la performance ou l'image du club, on est là mais ce n'est pas le cas là. »

Le recrutement malgré la crise économique : 

« On a besoin de faire sortir des joueurs, peut-être à travers des ventes, oui »

« Il y a des moments où on oublie ce qu'il s'est passé. On parle de pandémie et c'est normal. Tous les clubs aujourd'hui ont besoin de vendre pour acheter, il y a aussi le fair-play financier qui t'interdit de mettre plus d'argent. On ne peut pas faire tout le temps comme ça. C'est sûr que le PSG vit la même situation. On a besoin de faire sortir des joueurs, peut-être à travers des ventes, oui. Ce n'est pas facile, parce que personne n'achète. Chaque club a fait peut-être un investissement et on a fait celui sur Icardi. C'est un gros investissement qu'on a fait sur un attaquant et ce n'était pas l'année passée, c'était cette année, là. On doit aussi penser à des situations où on doit être un peu créatifs sur ce qu'on veut faire. Concernant les départs des joueurs, c'était un peu prévu, il y a aussi eu des schémas différents vu qu'on a joué jusqu'il y a une semaine. C'était différent de finir en mai et pas en août. On a essayé des choses différentes. Mais la situation aujourd'hui n'est pas 'wahou'. S'il y aura des recrues ? L'idée, c'est ça. On a des postes qu'on vise en priorité et on pense le faire. On a un mois, jusqu'au 5 octobre, mais on doit regarder aussi le côté sorties car c'est obligé. »

Mbappé et son message du jour dans Téléfoot :

« Il y a des rôles dont on a besoin, c'est clair. »

« Si Kylian dit ça, c'est parce qu'il sait qu'on pense la même chose. Il ne pense pas qu'on pense quelque chose de différent. Oui et le PSG a toujours été ambitieux de ce côté-là mais il y a des situations évidentes avec lesquelles tu te dois de faire avec. Aujourd'hui, on est à un moment où, avant de faire un pas, on doit voir comment on fait et... C'est millimétré, tu ne peux pas (viser à côté). Il y a des rôles dont on a besoin, c'est clair. A droite, on en a besoin, c'est évident. Meunier est parti donc c'est évident qu'on a un besoin par exemple. Mais on doit tout contrôler. »

Thiago Silva et sa non-prolongation :

« Il était question de changer la génération »

« On a parlé au dernier moment et je pense que pour Thiago Silva, et c'est peut-être la même chose pour Cavani, que la décision n'est pas facile pour des joueurs comme ça. Des joueurs qui ont tout fait dans le club, qui sont des idoles totales, c'est dur de dire si c'est mieux un an de plus ou de moins ou de s'arrêter là. C'est toujours compliqué. Tu imagines si Thiago Silva reste un an, se blesse et cela ne marche pas bien. Après, on a pris une décision, il y a maintenant six mois au mois de mars, pour des questions financières, et c'est normal. Il était question de changer la génération et, après, on a eu un parcours complètement différent. Et ce que ce groupe-là a fait lors du second semestre, entre le Borussia et la Champions League, c'était formidable. Et ça, c'est vrai qu'on a un style différent, on est un groupe joyeux, c'est Neymar qui a sa manière d'être, c'est sa manière. Dès que cela ne dérange pas le club ni l'équipe, ça va, tu gères et il a été très positif aujourd'hui. Tout ça a fait qu'aujourd'hui, on a envie de maintenir un groupe. C'était un peu la dernière conversation avec Thiago Silva, mais lui a dit non.  »

Sa relation avec Tuchel :

« C'est très clair avec Tuchel, il sait tout ce qu'on pense et il sait la situation du club. On partage beaucoup de choses. »

« C'est très bien (comme question). On est depuis beaucoup de temps dans le football. Le rôle d'un directeur sportif, de l'entraîneur, du président et du préparateur physique, on le connaît bien et on connaît bien la limite de tout ça. Avec Tuchel, c'est très clair. La situation est très claire. On a parlé beaucoup, même lors des derniers jours. C'est très clair et je pense qu'il a fait quelque chose de fantastique. On parle toujours de la meilleure saison de l'histoire du club. C'est une évidence mais il y a ensuite ce moment difficile. C'est un moment de réflexion pour tout le monde et je pense qu'on doit le faire. On a le temps pour le faire et c'est très clair avec lui, il sait tout ce qu'on pense et il sait la situation du club. On partage beaucoup de choses. Le mercato, on en parle tout le temps pour savoir ce qui est le mieux. C'est normal, on peut avoir l'idée de faire un joueur ou un autre : combien ça coûte, la situation du mercato, etc. Si les deux doivent être d'accord ? Mais il y a toujours une conversation, c'est normal ! Mais ce n'est pas avec Tuchel, c'est avec tout le monde ! Pourquoi prendre un joueur qui est complètement en dehors de l'idée technique ou tactique ? Cela n'a jamais existé. Il n'y a pas un joueur depuis que je suis ici au club qu'il n'a pas validé et dont on n'a pas parlé. C'est pareil dans tous les autres clubs.  »

Des rapports compliqués avec Tuchel ?

« Quand je suis arrivé, j'avais le choix de décider si l'entraîneur pouvait continuer ou pas »

« Il a encore un an de contrat, enfin dix mois puisque cela se finit comme ça. On a le temps. C'est normal. Les gens disent ça parce qu'il est arrivé avant moi et ils disent que ce n'est pas mon choix, etc. Quand je suis arrivé, j'avais le choix de décider si l'entraîneur pouvait continuer ou pas. Tu arrives, tu dis "je veux, je veux pas" et tu t'arrêtes là. Ce n'était pas le cas, on a parlé très clairement. Cela ne change rien. On dit aujourd'hui "Tuchel n'est pas bon" mais le bon, il est où ? Tu en mets un autre et tu penses que cela fonctionne ? Allegri ? Je n'ai jamais parlé avec lui, je le connais, j'étais à Milan et en Italie, je le connais mais je n'ai jamais parlé avec même un seul entraîneur pour venir ici. Le moment venu, Tuchel sera le premier à savoir et ce n'est pas le cas. On vient d'une saison très positive et on a envie d'être mieux encore cette année. Dans les possibilités que l'on a au niveau économique car c'est comme ça désormais. »

Le marché français regardé ?

« C'est autre chose. Le joueur français, de temps en temps, il y a l'idée entre rester et partir, il fait toujours le premier choix de partir. Après, on est ensuite accusés de ne pas avoir de Français mais c'est un peu une situation... Le Français est tellement habitué à partir vu qu'il est bon, il joue dans une équipe nationale très forte et il est prêt sur le marché, même les jeunes. Ca, c'est difficile de temps en temps. Camavinga ? Il y a deux choses : avant et après-Covid. Camavinga, on parlait de 80M€ avant, c'est peut-être un peu moins aujourd'hui mais... C'est quelqu'un à regarder car c'est un joueur qui a très bien démarré et a du talent. Aouar ? Tu veux le mercato là ? On regarde beaucoup le marché français mais c'est vrai qu'on doit équilibrer car on ne va pas faire 10 joueurs. On va faire les choses qu'on peut faire et on va penser aux sorties et aux entrées, cela peut être des échanges, cela peut être beaucoup de choses, on doit être créatifs. De temps en temps, avec les équipes françaises, ce n'est pas facile de faire des échanges et c'est pour ça qu'on a beaucoup d'idées. »

Un effectif affaibli ?

« Il y a beaucoup de joueurs dans une base qui ont encore 5 ou 6 ans devant eux. »

« On était beaucoup, on avait 29 joueurs dans l'effectif, c'est trop. Peut-être que maintenant, on doit faire 2 ou 3 choses mais on n'arrivera pas encore à 29 joueurs. La base existe si on pense aux joueurs qu'on a. Aujourd'hui, Marquinhos, Verratti, Neymar, Mbappé, Di Maria qui est plus âgé mais est dedans, Sarabia... Navas ? Non, je parle des joueurs de moins de 27 ans. Après, tu as les autres mais je pense à une base sur 5 ou 6 ans qu'on a. Après, on a Navas qui est formidable. Kimpembe qui est encore très jeune, Paredes qui a 26 ans. Il y a beaucoup de joueurs dans une base qui ont encore 5 ou 6 ans devant eux. »

Marquinhos milieu ou défenseur central ?

« Il a joué beaucoup de matches comme ça. Le coach aime bien et lui aussi s'est habitué à jouer là-bas (au milieu). Le 6, soit Paredes soit Gueye qui ont été pris pour jouer 6, Mais on a aussi changé de manière de jouer, on a deux ou trois façons de jouer qui ont bien marché. Dans une saison, c'est normal, on a joué en 4-2-4 qui a très bien fonctionné, même en Champions League, puis on a fini en 4-3-3 d'une manière différente. Mais l'important pour moi, c'est d'avoir des joueurs qui peuvent donner au coach plus de solutions. Un 6 ? C'est le marché. Aujourd'hui, on le voit même pour toutes les équipes, ce n'est pas facile, c'est pas "celui-là, je le prends." Tu dois t'adapter. »

Le beau parcours du PSG en Champions League :

« C'est pour ça qu'on doit demander à la Ligue de faire le calendrier en considérant qu'on peut arriver jusqu'au bout... On parlait des garçons mais les filles aussi. Et j'y tiens beaucoup ! Du positif ressenti à Lisbonne ? Oui, et on l'a même ressenti après en arrivant à Paris, encore aujourd'hui. Je n'ai rien contre la presse, j'ai rien contre elle mais je pense qu'il y a un ton et une culture qu'on doit changer. Dans la rue, tu vois quand les gens en parlent et en ont parlé avec orgueil. Et ça, ça fait beaucoup plaisir. C'est bien, cela a dégagé quelque chose de très positif. On critique de temps en temps la danse de Neymar qui arrive avec son enceinte mais, à la fin, les gens, je comprends et je le connais toujours plus... Si tout le monde était dans cet esprit, il a dégagé quelque chose de très positif et, honnêtement, c'est même devenu quelque chose de gagnant. Tu as acquis un objectif comme ça d'arriver en finale de cette manière. Après, c'est toujours à gérer mais c'était très positif. »

Ibrahimovic, un joueur important du PSG :

« Il a été fondamental au moment où il était là. Paris était déjà Paris mais on avait vraiment besoin de croire qu'on pouvait faire quelque chose d'important. Et lui, tu n'as pas besoin de le convaincre, c'est pour ça qu'il est un phénomène dans ce qu'il fait. Même à l'entraînement. Et à l'entraînement, il est malin, il sait ce qu'il fait, il sait comment provoquer les joueurs aux entraînements, dans les petits matches. C'est même une stratégie. Et là, il est formidable. Quand il est arrivé, je me rappelle. Je le connaissais avant mais il m'a dit "Tranquille, les problèmes sont finis." Et c'est vrai. Il est très direct en tout. Après, on doit parfois le calmer car c'est trop sinon et il faut le faire rester à sa place de joueur mais je l'adore. Quel joueur, quel joueur ! »

Neymar qui s'est relancé à Paris

« Non, ce n'est pas moi qui l'ai relancé, c'est lui-même.  »

Les prolongations de Neymar et Mbappé :

« On a déjà parlé avec eux mais il faut trouver le bon moment et la bonne manière d'arriver à une conclusion. »

« On veut continuer avec eux, c'est sûr ! C'est clair ! Et tout est clair pour tout le monde. On sait comment cela se passe et deux ans de contrat sont deux ans... Tout le monde sait qu'on veut et eux aussi. On a déjà parlé avec eux mais il faut trouver le bon moment et la bonne manière d'arriver à une conclusion. C'est sûr qu'on doit continuer avec eux et après, c'est une chance. On en a déjà parlé mais avoir deux joueurs comme ça dans la même équipe, je pense que c'est jamais arrivé. Tu as eu Messi et Cristiano Ronaldo mais ils étaient toujours dans une équipe différente. Aujourd'hui, on a les deux meilleurs joueurs au monde, après Messi et Ronaldo vu qu'ils restent là malgré leur âge, au PSG. C'est quelque chose d'énorme.  »

Mbappé, une réelle envie de prolonger au PSG ?

« La réflexion, c'est normal qu'elle arrive. Mais il y a aussi tellement de bonnes choses ici, même pour lui qui est parisien. Le mariage est parfait pour moi, je ne vois pas.. Le football d'aujourd'hui est difficile pour beaucoup de monde, pour les autres équipes aussi. Ce n'est pas pour le convaincre mais c'est la vérité. Il y a des grandes équipes qui vont maintenant passer des années un peu dans la difficulté, même sur le plan des résultats sportifs. Je pense que Paris est un peu l'équipe qui va être présente dans les années à venir.  »

La Champions League pour convaincre les joueurs ?

« Je pense honnêtement qu'on a une base très forte, sur laquelle on a besoin de faire 2 ou 3 choses »

« Paris a toujours été ambitieux. Aujourd'hui, c'est un moment délicat et on ne peut pas éliminer ce qui s'est passé lors des 4 ou 5 derniers mois. On vit la conséquence de ça et cela va être encore pire cette année par rapport à ça. Tu imagines que tu vas jouer à huis clos jusqu'à tu ne sais pas quand. Tu n'as pas de recette des loges, pas de billetterie. C'est vraiment difficile et on voit aujourd'hui les chiffres des transferts. Il y a aussi autre chose : il y a des salaires qui n'existent plus aujourd'hui depuis 5 mois. Alors tu fais quoi ? Tu baisses le salaire du joueur qui vient d'arriver ? C'est compliqué mais c'est ça la situation aujourd'hui. Je ne veux pas pleurer là mais c'est la situation. Après, je pense honnêtement qu'on a une base très forte, sur laquelle on a besoin de faire 2 ou 3 choses. Mais cette équipe-là, il ne faut pas oublier qu'elle est arrivée en finale de la Champions League. Les joueurs dont on parlait, il y a Thiago Silva qui est parti, mais pas Meunier et Cavani qui n'étaient déja plus là, mais l'équipe a été présente et compétitive. Après, si on peut être mieux, on l'espère. »

La tentation Messi :

« Aujourd'hui, quand on parle de la situation financière, c'est compliqué. Mais quand on te dit "Messi va partir", ça te titille et tu te dis "putain, si c'était possible..." Ce sont des joueurs complètement hors de toute discussion. C'est comme Beckham qui finit à Paris. Messi qui finit à Paris, c'est quelque chose de... Je ne sais pas hein. Si on s'est renseignés ? A la fin, le football, quand tu es dedans, tu es à table et tout le monde parle de tout. Et ça avance.  »

Lens/PSG et le reste du calendrier :

« Garder le groupe, c'était l'idée »

« C'est le plus en danger. Six joueurs ne seront pas là. Pour Marseille, peut-être qu'on pourra en récupérer quelques-uns. On a beaucoup de matches et ce sera vraiment un enchaînement important mais je pense qu'on est prêts. Il faudra aussi voir le mercato. On a fait Rico et c'est important aussi. Il reste définitivement, c'était positif, on voit aussi la situation d'Areola. Il coûte cher, c'est juste, mais c'est un joueur de très haut niveau qui a besoin de jouer. C'est aussi ce que l'on cherche, de manière très claire, avec lui, et on cherche une solution. Je pense qu'on va la trouver et ce sera bien pour tout le monde. Garder le groupe, c'était l'idée. Après, cela va changer un peu et on va voir ce qu'on peut faire dans les prochains jours. »

La première grosse arrivée prévue pour quand ?

« On doit penser un peu aux ventes et être un peu créatifs comme je l'ai dit mais aussi se réjouir d'avoir tout le monde car on garde quand même une équipe de très haut niveau. »

Vous pouvez retrouver les commentaires de l'article sous les publicités.
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