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« On reproche au PSG ce que le Real et le Barça font depuis toujours » explique un ancien président madrilène

Publié le vendredi 17 septembre 2021 à 16:32 par Philippe Goguet
Très ciblé en Espagne, le PSG ne ferait pourtant qu'appliquer les méthodes... des deux plus grands clubs locaux que sont le Real Madrid et le Barça. Et c'est un ancien président madrilène qui le dit.

Déjà détesté en Catalogne depuis plusieurs années et dans le viseur du président de la Liga Javier Tebas depuis au moins aussi longtemps, le PSG a encore vu sa cote de désamour monter d'un cran cet été de l'autre côté des Pyrénées. Les premiers lui en veulent désormais aussi pour avoir chipé l'idole barcelonaise Lionel Messi ; tandis que les Madrilènes font désormais aussi bien partie des plus teigneux opposants au club parisien après les dossiers Sergio Ramos et surtout Kylian Mbappé. Comme le Barça par le passé, le Real a pu constater que le PSG n'est pas facile en affaires ni prompt à lâcher ses joueurs.

« La vieille aristocratie européenne a peur de voir le PSG changer l'ordre hiérarchique du football »

A l'heure de débuter la Champions League, le PSG apparaîssait même comme le club ennemi n°1 à l'échelle espagnole. Plusieurs acteurs du football local ont confirmé cette vision dans les colonnes de L'Equipe et Anton Meana, journaliste à la radio Cadena SER, a par exemple donné sa version de cette guerre Paris/Espagne : « La vieille aristocratie européenne a peur de voir le PSG changer l'ordre hiérarchique du football. Que, à terme, Paris devienne la capitale du foot mondial, et non plus Madrid ».

Mais la description la plus forte de la nouvelle puissance parisienne qui inquiète tant l'Espagne est venue de Ramon Calderon, président du Real Madrid entre 2006 et 2009. Pour lui, « on reproche au PSG ce que le Real et le Barça font depuis toujours : recruter les meilleurs joueurs ou parvenir à les conserver. C'est pour ça qu'il est aujourd'hui perçu comme le grand rival. Ce sont les nouveaux "Galactiques" et quand quelqu'un a ce que tu désires, ça suscite de la jalousie et de l'envie. »

Cette jalousie trouve d'ailleurs un certain écho chez Anton Meana : « En Espagne, tu es sympathique jusqu'au jour où tu commences à gagner. Que ce soit sur le terrain ou sur le marché des transferts. À partir de là, tu ne fais plus rire personne. Il y a aussi le fait d'être confronté à quelque chose d'inconnu. Face à des gens qui bousculent les normes établies et ne sont pas régis par les codes traditionnels du football. Ça déstabilise le Real et le Barça. » 

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