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Le match, son soulagement, Zaïre-Emery, Campos, l'arbitrage, etc, la conf' complète de Galtier après PSG/Lille (4-3)

Publié le dimanche 19 février 2023 à 16:50 par Arthur Verdelet
C'est un Christophe Galtier soulagé mais aussi bien conscient d'avoir évité le pire qui s'est présenté en conférence de presse après l'ébouriffant PSG/Lille (4-3) de ce dimanche. Il est revenu sur le match à plusieurs visages de son équipe, a commenté le rôle parfois très envahissant de Luis Campos ou encore l'arbitrage douteux de Willy Delajod, s'est exprimé sur la belle entrée de Zaïre-Emery et a partagé son sentiment d'immense soulagement après trois défaites. Voici ses propos en intégralité.

Que retenez-vous en priorité : la réaction de vos joueurs ou le fait qu’ils aient arrêté de jouer à 2-0 ?

« Les deux, forcément. Nous n’avions pas fait une telle entame de match depuis un moment. Nous marquons des buts intéressants sur ce que nous avions travaillé il y a 48 heures, avec des zones très identifiées. Même si Lille a deux belles situations juste avant, nous en avons aussi obtenu une à 0-0 par Lionel Messi. Nous avons le bonheur de faire une belle entame avec ce 2-0 et puis patatrac. Déconcentration totale. Les joueurs étaient très déterminés et l’ont prouvé, mais nous avons perdu en intensité, en remplacement et donné beaucoup d’espaces à cette belle équipe lilloise. Nous ne sommes pas concentrés sur le premier but adverse. Il y a aussi ce penalty sifflé en début de seconde période (50e). On sent que tout peut se passer et tourner du mauvais côté à ce moment-là.

« Je suis obligé de retenir la réaction de mes joueurs, appuyés par nos supporters qui ont poussé jusqu’au bout »

Je suis obligé de retenir la réaction de mes joueurs, appuyés par nos supporters qui ont poussé jusqu’au bout. Il y a aussi les circonstances du match, avec des blessures, dont celle rapide de Nuno Mendes, présent sur les deux premiers buts. Neymar souffre lui d’une entorse de la cheville. Un vent contraire a soufflé sur l’équipe. Avec les derniers résultats, ça semble très compromis. J’ai été bloqué sur les changements avec ces blessures. Il a fallu modifier l’organisation pour trouver plus d’agressivité sur les côtés et ça a fonctionné. Les joueurs y ont mis beaucoup de coeur, de générosité et de détermination. Je peux retenir ce qui n’a pas été bien ou bon, et j’en parlerai bien sûr avec mes joueurs, mais je veux aussi retenir la communion avec le public. »

Pouvez-vous nous en dire plus sur les blessures de Neymar et Mendes ? Le PSG souffre-t-il d’une poisse récurrente ?

« Neymar souffre d’une entorse de la cheville droite. Il est parti passer des examens pour connaître sa gravité. Nuno Mendes s’est étiré un peu le ligament latéral interne mais ça ne me parait pas très grave. Pour les blessures, ce n’est jamais dû au hasard. Il y a toujours des raisons aux blessures : le calendrier, l’enchaînements des matches. Mais ça complique les choses. Il faut faire le dos rond, mais ce dimanche c’est avec une victoire. C’est plus agréable. »

Luis Campos est descendu dans votre zone technique dans le dernier quart d’heure comme il l’avait déjà fait à Monaco. Comprenez-vous son attitude et est-ce au contraire de l’ingérence ?

« Ce n’est pas du tout de l’ingérence de Luis Campos »

« Ce n’est pas du tout de l’ingérence. Luis est un passionné assoiffé de victoires. Il n’y a pas du tout eu d’ingérence sur un plan tactique ou technique à Monaco. Il y a eu de l’énervement, enfin plutôt de la colère. Quant à aujourd’hui, je vois ce qu’il se passe devant mais pas derrière moi. Je suis concentré sur le match. Luis est un passionné, un grand compétiteur et ça démontre une grande envie de réussir de manière collective. À la fois avec nos supporters, nos joueurs ainsi que le staff technique et l’encadrement. Il y a la passion et uniquement la passion. »

On comprend votre ressentiment un peu partagé. La fin de match et son scénario fou peut-elle relancer quelque chose de plus positif pour le PSG ?

« (Il marque un long arrêt) Repartir, je ne sais pas si c’est le bon terme.C’était seulement le deuxième match de notre trio offensif. Les trois ont marqué. C’est très important. Cette capacité à créer du danger et à marquer donne de la confiance à une équipe et lui donne de l’espoir également. Je retiens ce côté positif de pouvoir marquer quatre buts. Il y a un bémol parce que, pendant 30 ou 40 minutes, il y a eu un trou d’air trop important qui coïncide avec le retour au score lillois. Nous devons être plus rigoureux et compact pour retrouver de l’allant. Ce que nous avons vu en début et fin de match est bon. Entre, il y a eu trop de déconcentration et de renoncement. Je ne saute pas au plafond mais je vous dirais simplement que c’est un grand soulagement. »

Ce match a également été marqué par deux erreurs d’arbitrage en votre défaveur : le penalty sur Verratti qui n’existait semble-t-il pas et une main oubliée sur une frappe de Messi. Aurait-il été problématique que votre saison puisse basculer sur une erreur ? En avez-vous discuté avec M. Delajod ?

« Je n’ai pas discuté avec lui. J’ai pris un carton jaune de manière logique. Mes remarques étaient pourtant cohérentes. Ce sont ses décisions. À partir du moment qu’il est aidé par l’assistance vidéo, il prend ses décisions. Ce sont des éléments qui peuvent faire basculer les choses du mauvais côté. L’histoire du match fait qu’il a basculé du bon côté. »

Comment vivez-vous ce soulagement après des dernières semaines compliquées ?

« Derrière ces trois défaites, j’ai eu beaucoup d’échanges avec Luis (Campos) et mon président (Nasser Al-Khelaïfi) »

« (Il sourit) De l’oxygène, oui, enfin. Quand vous êtes l’entraîneur du PSG, que vous avez été battu dans trois compétitions différentes, il y a vous aussi. J’essaye de faire abstraction, de ne pas trop vous écouter ni vous lire. De rester dans une bulle afin de ne pas perdre trop d’énergie. Derrière ces trois défaites, j’ai eu beaucoup d’échanges avec Luis (Campos) et mon président (Nasser Al-Khelaïfi). De manière assez régulière. C’est le plus important pour rester concentré sur mon travail et relancer une dynamique. »

Warren Zaïre-Emery a fait une entrée intéressante et a été qualifié de « joueur avec du caractère » par Kylian Mbappé. Allez-vous lui donner plus de responsabilités malgré son âge ?

« (Il fait la moue et réfléchit très longuement) J’ai lancé Warren avant ses 17 ans. Il a joué en Ligue 1, je l’ai fait rentrer en cours de match en Ligue des Champions puis titularisé face au Bayern, pas à son poste, certes, mais pour des raisons d’effectif. Je n’ai pas de problème avec l’âge d’un joueur. Il le sait. C’est un joueur, et pas un jeune garçon, que j’ai découvert au fur et à mesure des semaines de travail. J’ai dit récemment que s’il était une véritable valeur ajoutée à l’équipe, il n’aurait aucun problème pour jouer. Il a fait une bonne entrée à Montpellier, c’est encore le cas aujourd’hui. Il fallait changer le cours du match. C’était important de retrouver un milieu capable de gagner des ballons pour le faire. C’est un joueur qui paraît discret mais qui a une grande personnalité quand il est sur le terrain. »

En termes d’ascenseur émotionnel, où placez-vous ce match par rapport au Lyon-Lille d’avril 2021 (victoire 3-2 de Lille après avoir été mené 2-0) ?

« Le contexte n’est pas le même que ce Lyon-Lille quand même. Nous étions sur une très bonne dynamique à l’époque. Le contexte du jour était plus chargé. Sur un plan émotionnel, le terme approprié est "soulagement", j’en conviens. »


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