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Metz/PSG (1-2), les performances individuelles

Publié le jeudi 23 septembre 2021 à 1:58 par Philippe Goguet
Comme trois jours plus tôt face à l'OL (2-1), le PSG s'est encore imposé sur le gong face au FC Metz, Achraf Hakimi marquant le but de la victoire à la dernière seconde. Retour sur les performances individuelles des Parisiens au cas par cas.

Navas : De retour dans la cage, le gardien costaricien a bien concédé un but mais il a aussi gardé son équipe à égalité avant la pause. C'est en quelques minutes à peine que tout s'est joué pour Navas, d'abord crucifié par Kouyaté d'une tête puissante qu'il touche malgré tout. Il réussit ensuite l'arrêt qu'il faut sur un duel où l'attaquant adverse a pourtant tout pour l'aligner mais ne le trompe pas avec un petit ballon piqué. Un duel gagné qui vaut cher.

Hakimi : Le latéral droit marocain est décidément un bien étrange défenseur, avec des gestes et des statistiques d'attaquant. Buteur opportuniste sur l'un de ses premiers ballons, il a ensuite été l'homme de la victoire d'un enchaînement parfait à la dernière seconde d'un match où les nerfs de beaucoup ont été soumis à rude épreuve. Dans la surface, il a été le plus juste et le mieux placé des 22 acteurs. Concernant la partie défensive, il n'a pratiquement jamais été sollicité de la sorte vu que Rafinha a beaucoup compensé ses montées, même s'il signe un retour aussi important que chanceux en seconde période avec une légère main non sifflée. Paradoxalement vu son énorme impact sur le match, on a moins vu le Marocain que d'habitude quand il s'agissait d'attaquer et il est même parfois apparu moins tranchant au moment de déborder. Mais quel incroyable joueur quand il s'agit de conclure...

Marquinhos : Le capitaine parisien n'a pas signé une grande partie ce mercredi soir, même si Metz ne l'a au final pas si souvent sollicité. Alors que Kimpembe a souvent géré les attaques adverses, Marquinhos s'est régulièrement retrouvé à repousser des centres, ce qu'il a la plupart du temps réussi même s'il est en retard sur la première occasion franche messine du match. C'est finalement avec le ballon qu'il a été le plus intéressant, avec un jeu long utile et bien affûté.

Kimpembe : Alors que l'enchaînement des matches aurait pu faire craindre le pire, c'est tout le contraire qu'il s'est passé et Kimpembe a livré un gros match, étouffant notamment Niane de façon pratiquement constante. Le défenseur central parisien a aussi coupé un nombre impressionnant de contres, même s'il est finalement trop court sur celui de l'égalisation, et sa gestion de la profondeur a été dans l'ensemble très bonne alors que Nuno Mendes avait du mal à gérer son côté. Dans la relance, il a également tenté de trouver des solutions, malgré une perte de balle. A noter une fin de partie côté gauche.

Nuno Mendes : Trois jours après son très bon match contre l'OL, le Portugais n'a pas vraiment connu la même soirée. D'abord présent dans le jeu offensif mais sans se projeter réellement non plus, il a malgré tout signé un excellent centre pour Icardi sur l'une de ses rares montées. Problème, c'est sur son côté et particulièrement dans son dos qu'est apparu le réveil messin, Gueye s'y échappant bien trop souvent au point de provoquer pratiquement toutes les occasions messines du premier acte de la sorte. Mendes est également dépassé sur l'occasion repoussée par Navas avant la pause, se faisant prendre de vitesse avant de rater son interception. Visiblement recadré à la mi-temps, il a été beaucoup moins impliqué dans le jeu offensif, se montrant soudainement très prudent et avant tout concentré défensivement, ce qui ne va pas l'empêcher d'être averti. Entre sa fougue de dimanche soir et ses trous d'air de mercredi, le jeune Portugais (19 ans) doit encore trouver l'équilibre.

Draxler l'a remplacé pour la fin de match et il ne s'est pas vraiment signalé, si ce n'est sur quelques ballons perdus.

Danilo : De retour dans le onze de départ, le Portugais a signé un excellent début de partie, comme toute son équipe. Présent à la récupération, plus habile que d'habitude dans l'utilisation du ballon, le milieu défensif rayonnait mais il a peu à peu perdu pied. Kouyaté l'a devancé dans les airs sur le but, ce qui n'empêche pas que Danilo a malgré tout gardé une vraie utilité défensive jusqu'au bout de la rencontre, mais il a perdu tout apport à la construction assez vite, se contentant de nouveau de passes très simples qui ne font pas avancer le jeu. Il a fini en défense centrale, ce qui lui correspondait peut-être mieux vu le profil de la fin de match.

Wijnaldum : C'est au même poste de relayeur gauche qu'à Bruges qu'il a été relancé dans le onze de départ et cela ne s'est qu'à peine mieux passé pour le Néerlandais. Il a toujours autant de mal à se positionner par rapport à ses partenaires au moment d'attaquer et n'a d'ailleurs que très peu pesé dans le jeu parisien, se signalant par quelques rares bons appels aux abords de la surface, dont l'un s'est conclu par une frappe ratée. Seule une certaine présence défensive peut être apporté à son crédit mais Wijnaldum n'a absolument pas rassuré ni marqué des points, une nouvelle fois.

Di Maria l'a remplacé pour la fin de match et sa position a été dure à décrire, à la fois un peu partout et nulle part. Il a aussi beaucoup essayé mais n'a pas réussi grand-chose, signant une entrée très brouillonne.

Rafinha : Le milieu relayeur droit du soir a fait un match surtout tourné vers les autres, comme souvent. Avant de largement baisser de pied après la pause, il avait été l'un de ceux qui avait le plus fluidifié la circulation de balle parisienne, faisant tourner le ballon et jouer ses partenaires avant tout. C'est probablement dans ce rôle qu'il est le plus utile, sa justesse dans les choix baissant de façon drastique dès lors qu'il arrive dans les 30 derniers mètres. Défensivement, il a été très précieux par ses efforts tout au long du match, permettant notamment à Hakimi de se concentrer sur l'attaque. 

Herrera l'a remplacé en fin de match dans ce rôle de milieu à tout faire qui compense pour les autres et les sert, sans briller plus que ça.

Neymar : Positionné en n°10 axial, le Brésilien a rayonné sur le début de match, à la fois virevoltant dans ses dribbles, inspiré dans ses passes et prompt à combiner avec ses partenaires. C'est lui qui trouve Icardi sur le 1-0 et encore lui qui donne plusieurs ballons de buts à Mbappé. Mais Neymar va aussi s'éteindre au fur et à mesure de la première mi-temps et le retour des vestiaires est compliqué face à un adversaire qui lui met des coups. Alors que tout semblait en place pour un scénario déjà trop vu où il dégoupille, le Brésilien va reprendre le fil de son match et se remettre dans le bon sens. Dans un PSG sans idées, il va continuer à accélérer balle au pied, à tenter de trouver des décalages et à frapper, même s'il est souvent contré. Il tente jusqu'au bout et, alors qu'il semblait ne pas pouvoir parvenir à faire la différence, il trouve Hakimi d'une passe en or au bout du temps additionnel. Une bonne récompense pour son match et, une nouvelle fois, son envie d'aller chercher la victoire coûte que coûte. Le meilleur Neymar possible se rapproche peu à peu.

Mbappé : Dans un rôle très libre de second attaquant qu'il affectionne, le Français a beaucoup touché le ballon, a décroché autant qu'il a exploité la largeur et a souvent fait des différences au départ des actions, par ses dribbles, sa vitesse ou ses appels. Il n'a en revanche que très rarement donné une conclusion positive à ses actions, montrant un déchet dans le dernier geste tout bonnement exceptionnel le concernant : duels avec le gardiens perdus, contrôles ou frappes ratés, centres mal ajustés. Mbappé a été d'une rare maladresse et même ses quelques bons centres depuis la gauche en seconde période n'ont pas donné grand-chose.

Icardi : Comme le PSG, l'Argentin a excellemment démarré et son appel suivi d'un ballon piqué impeccable auraient dû lui permettre d'ouvrir le score, Hakimi le faisant finalement pour lui. Excellent dans le jeu, il brille par ses remises et ses passes, permettant à ses partenaires de se retrouver en bonne position. Paradoxalement le concernant, il est même meilleur dans le jeu que face au but où il n'a pas marqué malgré trois occasions. Mais cet Icardi n'a existé qu'une petite demi-heure et c'est ensuite un fantôme qui a joué l'heure suivante... 

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