Le PSG a été franchement bousculé par l'OM ce jeudi lors du Trophée des Champions 2025 joué au Koweït, avec une égalisation in extremis puis une séance de tirs au but pour gagner. Retour sur les performances individuelles des Parisiens au cas par cas.
Chevalier : Quelques mois après avoir coûté la victoire à son équipe au Vélodrome, le gardien parisien a superbement répondu, se montrant cette fois-ci impeccable dans sa surface de but avec plusieurs arrêts de très grande classe et une belle explosivité pour repousser les secondes chances adverses. Il est en revanche fautif sur le penalty de l'égalisation, sortant pourtant de façon très correcte malgré la faute durement sifflée, puisque lisant mal la situation au départ alors qu'il était pourtant largement en avance sur Greenwood au départ. Il s'est rattrapé lors de l'épreuve des tirs au but ensuite, avec deux arrêts. La déception serait au final plutôt son jeu au pied, avec beaucoup de déchet quand il a allongé et peu de solutions courtes trouvées. Pas de quoi gâcher pour autant ce qui est d'assez loin son match le plus abouti à Paris.
Zaïre-Emery : Il a signé dès les premières minutes un excellent centre pour Kvara mais ce sera pourtant une des rares fois où Zaïre-Emery va parvenir à avoir de l'influence offensive. Pour le reste, c'est surtout sa prestation défensive qui a fait la valeur de son match. Face à un Paixao souvent fuyant, le latéral droit de fortune l'a constamment rattrapé et dépossédé du ballon, lui imposant sa puissance en permanence de façon impressionnante. Au départ du premier but, c'est par exemple lui qui dévie la passe du Brésilien vers Vitinha. Avec le ballon, le milieu reconverti latéral a été plus neutre mais quel très bon match défensif.
Mayulu l'a remplacé pour les dernières minutes, tentant d'apporter du mouvement et des courses sur le côté pour égaliser.
Marquinhos : Heureusement pour le bavard capitaine brésilien qu'il s'est retrouvé entre les solides Zaïre-Emery et Pacho vu son match. Le défenseur central droit est directement dominé sur deux des plus grosses occasions adverses, Gouiri l'effaçant dans des proportions gênantes en un dribble, et il est encore très loin de l'action sur les deux buts adverses. Heureusement, il a été plutôt bon dans les airs et a réussi quelques sorties hors de sa défense car le bilan défensif est vraiment passable. Plus gênant, Marquinhos n'a pas non plus fait grand-chose avec le ballon, peinant à trouver des solutions face au pressing.
Pacho : Il a beau avoir marqué contre son camp, l'Equatorien a quand même été le meilleur joueur de champ parisien ce jeudi, c'est dire la qualité de son match. Et c'est quand il a pu s'éloigner de lui que Greenwood a enfin été décisif, une autre preuve de l'immense match livré par le gaucher. Dans les duels, Pacho a été un roc, les gagnant pratiquement tous. Plus il était proche de son but, meilleur il a été et son intervention critique face à Aubameyang à la 94e est même devenu le point de départ du deuxième but parisien. Avec le ballon, il assure plus qu'il ne construit, mais personne ne peut lui reprocher tant il est l'art de défendre personnifié.
Nuno Mendes : Le latéral portugais a encore livré une partie solide des deux côtés du terrain, dur si ce n'est impossible à déborder et capable d'avoir des éclairs offensifs absolument incroyables. Défensivement, à l'exception d'une glissade, il n'a pratiquement rien laissé passer et son retour sur Gouiri juste avant la pause a été énorme. Avec le ballon, il a parfois eu du mal à relancer par la passe mais il a été insaisissable dès lors qu'il a pu accélerer balle au pied. Son apport offensif a été compté, car il avait de lourdes responsabilités défensives, mais il aurait malgré tout pu marquer trois buts avec un soupçon de réussite, c'est dire son impact proche du but adverse.
Vitinha : Une passe décisive en une touche sur l'ouverture du score, une ouverture fabuleuse pour Barcola sur l'égalisation, mais vraiment pas grand-chose d'autre à noter de positif. Bien évidemment, Vitinha a tenté de jouer avec le pressing adverse balle au pied mais il n'a pas vraiment réussi, sans perdre le ballon pour autant. Et dans une équipe qui a assez mal utilisé le ballon dans l'ensemble, le Portugais était un peu aux abonnés absents, ne parvenant pas à tenir son rôle de régulateur comme d'habitude. Défensivement, il a également été en grande difficulté, se faisant passer balle au pied comme effacer dans les passes. Un tout petit match, mais deux sacrés éclats.
Joao Neves : Le Portugais est probablement celui qui a le mieux représenté le match livré par les Parisiens. Défensivement, le milieu relayeur a beaucoup couru, mais trop souvent dans le vide, et il a perdu un nombre de duels vraiment plus important que d'habitude au milieu du terrain. Avec le ballon, il a pendant la majeure partie du match été un bon cran en-deçà de ses standards, mais il est monté en régime autour de l'heure de jeu et s'est accroché jusqu'au bout pour égaliser. Un match plein de courage et d'abnégation, mais relativement pauvre en football.
Fabian Ruiz : Le relayeur gauche parisien a dans l'ensemble vécu un match assez similaire à son partenaire de l'autre côté du milieu du terrain, avec les mêmes difficultés à construire et à faire vivre le ballon de façon quantitative. Comme Neves, Ruiz a aussi beaucoup couru dans le vide, trop souvent effacé par les passes verticales marseillaises dans son dos, et ses quelques bonnes récupérations haut sur le terrain n'effacent pas ses difficultés globales.
Ramos l'a remplacé pour les dernières minutes et il a marqué, forcément, d'une jolie reprise de volée après avoir parfaitement utilisé la règle du hors-jeu passif. Il enchaîne ensuite avec un bon penalty.

Doué : Secoué par le très intense Medina dès les premières minutes, le jeune Parisien a eu du mal à sortir de ce duel avec l'Argentin et il a été absent des débats durant pratiquement toute la première heure, n'étant présent ni pour défendre ni pour attaquer. Il a heureusement commencé à peser autour de l'heure de jeu, avec notamment cette superbe frappe qui heurte le poteau, mais il est assez vite retombé dans ses travers avec des dribbles qui ne servent pas à grand-chose et un investissement défensif douteux, comme sur le but du 1-2. Il finit heureusement en beauté avec son tir au but de la gagne.
Dembélé : Le Ballon d'Or a encore marqué, et d'un joli but du pied gauche après un bel enchaînement, mais il a subi de plein fouet les difficultés, techniques, de son équipe à remonter la balle et les siennes, physiques, après une si longue absence. Dembélé a été très généreux dans le pressing mais il l'a payé sur la durée, disparaissant complètement après une grosse heure de jeu et baissant de gamme techniquement à l'image de ce une-deux mal remisé à Mendes qui partait au but. En début de match, il avait en revanche failli faire marquer le Portugais d'un bon centre. Sa meilleure forme est encore devant lui, mais il a retrouvé de l'efficacité depuis peu.
Kvaratskhelia : Des trois attaquants parisiens, c'est finalement le Géorgien qui a été le plus constant. Nuno Mendes ayant été le meilleur Parisien pour remonter les ballons, Kvara a pu en profiter et il a ainsi été touché dans des zones intéressantes du terrain. L'ailier parisien a régulièrement réussi à déborder son vis-à-vis mais il a en revanche fait preuve d'un gros déchet dans le dernier geste, qu'il s'agisse de passes, centres ou frappes. Défensivement, il s'est beaucoup donné et a signé plusieurs retours importants.
Barcola l'a remplacé poste pour poste pour les vingt dernières minutes. Avant sa dernière tête aérienne superbe consécutive à un appel qui l'était tout autant, son entrée était un modèle de désinvolture et de gâchis avec le ballon. Mais il a changé le script en une remise parfaite.