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Luis Enrique : « On a montré notre capacité à gérer des moments difficiles »

Publié le mardi 5 mai 2026 à 18:56 par Philippe Goguet
A la veille d'un Bayern/PSG qui s'annonce absolument immense, Luis Enrique a étalé en conférence de presse tout sa confiance envers son groupe après la courte victoire de l'aller. L'entraîneur du PSG sait que le chemin ne sera pas facile mais s'appuie sur le passé d'une équipe qui a déjà tout surmonté. Voici ses propos complets, retranscrits par nos soins.
A la veille d'un Bayern/PSG qui s'annonce absolument immense, Luis Enrique a étalé en conférence de presse tout sa confiance envers son groupe après la courte victoire de l'aller. L'entraîneur du PSG sait que le chemin ne sera pas facile mais s'appuie sur le passé d'une équipe qui a déjà tout surmonté. Voici ses propos complets, retranscrits par nos soins.

Au match aller on a eu l'impression qu'aucune des deux équipes n'avait eu envie de gérer le score, est-ce que c'est quelque chose qui peut arriver demain soir ?

« J ne peux pas dire que ça va être différent du premier match »

« Ce qu'on dit toujours en tant qu'entraîneur, c'est la différence qu'il y a entre le premier et le deuxième match, normalement, c'est soit par le résultat, soit par les stats, soit par les différences entre les deux équipes. Mais dans ce cas-là, je ne peux pas dire que ça va être différent de ce qu'on a vu lors du premier match. Je pense qu'aucune des deux équipes n'accepte que l'autre est meilleure et ça veut dire que chacune va vouloir montrer laquelle est la meilleure. »

Même s'il ne faut rien changer par rapport au premier match, est-ce que vous avez envie de changer quelque chose dans le jeu ? Est-ce qu'il faut faire quelque chose de différent pour aller en finale ?

« Ce qui est clair, c'est que l'on cherche toujours à s'améliorer. Et si on fait un petit retour sur les résultats entre le PSG, le Bayern Munich, Vincent Kompany et Luis Enrique, sur les quatre derniers résultats, il y a seulement le 5-4 de la semaine dernière, le reste sont des résultats plus ou moins normaux dans le football (NDLR : 0-1, 2-0 puis 1-2). Mais demain, je me répète, il y aura des situations pendant le match qui peuvent changer cette habitude (de score normal). Mais ce qui est clair, c'est que l'équipe qui est derrière au score a l'envie de changer le match et de chercher à gagner.

Et en tant qu'équipe, nous avons le même objectif qu'à tous les matchs à l'extérieur. Et vous savez que je me répète constamment, mais c'est notre mentalité. On cherche à gagner chaque match. Demain, on n'a pas besoin de défendre un résultat, parce que notre objectif, c'est de chercher à gagner le match. C'est un objectif difficile, c'est un défi, mais on est content de nos performances pendant cette saison, particulièrement à l'extérieur. »

Vous attendez-vous à un match aussi fou que celui de la semaine dernière ?

« Peu importe ce que j'attends ! Ce sera, je pense, un match de très haut niveau, entre deux équipes parmi les meilleures d'Europe, sans aucun doute, avec l'envie des deux d'atteindre une finale de Champions League, c'est un scénario passionnant pour tous les deux. »

Vous nous avez souvent répété sur vos trois premiers parcours européens avec le Paris Saint-Germain, avant des matchs importants, qu'il fallait y croire. Vous nous avez souvent dit, on va gagner, on va le faire. Est-ce qu'aujourd'hui, vous êtes capable de redire la même chose avant cette rencontre importante ? Est-ce que, selon vous, Paris va le faire ?

« C'est le moment de donner encore plus pour arriver à une deuxième finale »

« J'ai toujours dit la même chose. On va chercher à gagner le match. Après, si cela arrive ou pas, ça dépend de beaucoup de moments et de beaucoup de circonstances pendant le match. Mais il n'y aura aucun joueur, ni aucun supporter du PSG qui aura peur de chanter ou de jouer, dans le cas des joueurs. On est arrivé à ce moment parce qu'on a fait un très bon boulot. C'est le moment de donner encore plus pour arriver à une deuxième finale. C'est important dans ce type de match pour nous de montrer et de savoir pourquoi nous sommes ici et chercher à être les plus fidèles à ce que nous sommes en tant qu'équipe. »

Vous êtes de retour ici, à l'Allianz Arena, dans un stade où vous avez marqué l'histoire il y a un peu moins d'un an. Donc, quel sentiment avez-vous éprouvé en revenant ici ? Et est-ce qu'auprès de votre équipe, ça peut être une petite source de motivation supplémentaire pour la demi-finale de demain ?

« En premier lieu, on n'a pas besoin de plus de motivation, parce qu'on est à 100%. Être à 125%, ça ne marche pas bien. Je m'attends à avoir la motivation parfaite. Et c'est clair, ce sont de beaux souvenirs quand nous arrivons ici. Retourner à Munich, ce sera toujours un vrai plaisir, parce que cela peut nous rappeler ce qu'on a vu les dernières années. Et si je vais un petit peu loin, quand j'étais entraîneur de Barcelone, l'année où on a gagné la Champions League (NDLR : en 2015), on a joué le même match contre le Bayern Munich ici, la demi-finale, avec le deuxième match à Munich, on a joué cette finale et on a gagné cette finale. Pour moi, c'est encore plus motivant. »

Ça a été un match aller très éprouvant émotionnellement, ça a été intense sur le terrain, mais dans les émotions également. Comment vous avez digéré ce match-là ? Est-ce que vous vous sentez prêt pour le combat ? Et comment votre groupe a digéré cette grosse charge émotionnelle ? 

« C'est clair que quand tu joues ce type de match contre cet adversaire, sans aucun doute l'adversaire plus fort qu'on a affronté, avec ce résultat qui est surprenant pour tout le monde, pour nous aussi, la première chose que j'ai comprise et que j'ai cherché à transmettre, c'est qu'on a gagné le match, c'est la première chose. On a un petit avantage (il mime avec ses doigts) et ça ne représente rien dans ce football, parce que pendant ce dernier match, il y avait des moments pour les deux équipes pour aller gagner le match. Et rien de plus, c'est très important de contrôler les émotions.

« Contrôler les émotions, c'est plus facile à dire qu'à faire »

C'est une chose très facile à dire, plus facile à dire qu'à faire, mais on a l'expérience de l'année dernière, dans les moments plus difficiles, on a montré une résilience incroyable et un type de mentalité différente. Ce qu'on cherche tout le temps, c'est d'être à la hauteur de nos supporters et demain, ce seront presque 4000 Parisiens, tout fous, qui chantent tout le temps et c'est pour nous un extra de motivation de savoir qu'on a le soutien de nos supporters. »

Vous parliez de moments difficiles la semaine passée, il y aura forcément encore des moments difficiles pour le Bayern Munich et pour le Paris Saint-Germain, les deux équipes vont souffrir assurément demain. Est-ce que la gestion des temps faibles, est-ce que ce sera l'une des clés de cette rencontre ?

« Bien sûr, mais ce qu'ont montré les deux équipes, c'est notre capacité à gérer des moments compliqués. C'est ça qui a été différent. Le match a commencé avec le but de Harry Kane, après on a marqué deux buts, après ils ont égalisé à 2-2, après 3-2, après 5-2, c'est le bordel, et après 5-4, et tout le monde est préoccupé parce que... Préoccupé de quoi ? De quoi ? Je pense qu'on a montré quel type de mentalité ont les deux équipes, les deux clubs, les deux entraîneurs, les 28 joueurs qui ont joué. Il faut profiter de ce type de match et c'est clair qu'on veut encore, et bien sûr Vincent Kompany et les joueurs de Bayern Munich aussi, mais on peut améliorer encore notre performance et être encore mieux. »

Vous évoquiez le scénario de l'aller, justement, il y a un moment où vous meniez 5-2. Il y a beaucoup d'équipes qui seraient mortes à 5-2, le Bayern a montré qu'ils étaient capables de revenir. Est-ce que vous vous êtes peut-être préparé à vivre cette situation ? Et est-ce que ça peut se préparer mentalement de se dire qu'on peut être mené 2-3 buts et revenir dans la rencontre ?

« Ce que je peux dire, c'est que c'est plus facile à dire qu'à faire, mais que les deux équipes pendant la saison, et dans notre cas, l'année dernière et il y deux ans, on a montré tout le temps notre capacité à gérer des moments difficiles. Demain, on va jouer ici pour faire la même chose, pour chercher à être plus compétitifs que jamais, parce qu'on a besoin d'être plus compétitifs que jamais.

Et quand j'ai vu ce type de match, je me rappelle des mots de Rafael Nadal. Vous connaissez Rafa Nadal, non ? Il a dit qu'à un moment de sa carrière, la confrontation entre Federer et Djokovic a été une motivation pour lui. Il va voir un adversaire, il voit la capacité à s'améliorer. Ce que nous voulons, ce que je cherche à transmettre à mes joueurs, c'est qu'on a de l'admiration pour le Bayern, parce qu'il joue très bien au football, mais c'est une motivation pour nous de chercher à trouver notre meilleur moment, notre meilleure performance. C'est ça la motivation. Et demain, on va chercher à surmonter toute l'ambiance qui sera incroyable, une motivation extra pour nous, et surmonter une équipe qui joue de manière sensationnelle. »

Vous commencez le match avec un but d'avance. Est-ce qu'on peut encore parler d'avantage psychologique, ou on repart à zéro, et on laisse peut-être la folie et la beauté du football prendre le dessus ?

« Ce qu'on ne veut en aucun cas, c'est défendre un résultat »

« Si on pense un petit peu au dernier match contre Chelsea, on est allé à Londres avec trois buts de différence. Il y avait de la peur dans l'ambiance, parce que tu concèdes un but, c'est difficile. On a allé à Liverpool avec deux buts d'avance. Et si tu prends un but, c'est catastrophique. Demain, il n'y a pas de différence, c'est seulement un but. (Il mime des aller-retours avec ses mains) Ce sera comme ça tout le temps. On est prêt pour savoir que le Bayern peut surmonter ce résultat très facilement, mais nous pouvons aussi marquer des buts parce que ce qu'on ne veut en aucun cas, c'est défendre un résultat. On cherchera à gagner le match. »

Dans ce type de match, en tant qu'entraîneur, vous avez le temps d'en profiter ou vous souffrez plus que vous en profitez ? 

« Profiter en tant qu'entraîneur de haut niveau, c'est difficile. Profiter... Mais ce que nous cherchons en tant que staff, c'est de mentaliser à notre équipe les choses que nous pensons seront importantes. Et il y a des choses que nous pouvons améliorer en rapport à ce dernier match. Mais quand tu juges ce type de match qu'on a vu la semaine dernière, c'est difficile à voir des mauvaises choses ou de critiquer. Parce que tous les joueurs et les deux équipes donnent tout. Dans ce cas-là, je pense qu'on a parlé de ça : quand le match est fini, félicitations aux deux équipes et à tous les joueurs. »

On a appris qu'Achraf Hakimi, Lucas Chevalier et Quentin Ndjantou vont rejoindre le groupe demain. Est-ce que c'est une décision de votre part ? Et auront-ils un rôle à jouer dans le match demain, dans la préparation du match de demain ?

Non, cela vient d'eux. Ils ont demandé à venir, s'il y avait la possibilité d'y venir. Et pour nous, ça montre quel type de joueurs nous avons. Et demain, Hakimi, Quentin et Lucas Chevalier, ils seront là pour soutenir l'équipe et pour chercher à vivre ce match tous ensemble, comme d'habitude. »


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