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Verratti, Florenzi, Kean, leurs perfs individuelles de Pologne/Italie (0-0)

Publié le dimanche 11 octobre 2020 à 23:49 par Matthieu Martinelli
L'Italie n'a pu faire mieux que match nul (0-0) à Gdansk pour la troisième journée de la Nations League face à la Pologne. Titulaire, Verratti s'est une nouvelle fois distingué quand Florenzi a de son côté été plus neutre. Moise Kean est rentré en jeu en milieu de deuxième période sans parvenir à faire la décision.

Quatre jours après une promenade de santé à Florence en amical contre la Moldavie (6-0), la Nazionale emmenée par ses trois Parisiens n'a pas su se défaire d'une accrocheuse équipe de Pologne pour cette troisième journée du groupe 1 de la Nations League, dont elle garde toutefois les commandes. Si comme souvent désormais les transalpins ont affiché une nette domination du ballon et du terrain, la maladresse de ses attaquants, le peu d'espaces concédés par le bloc regroupé des Polonais et l'état déplorable de la pelouse du Stadion Energa de Gdansk ont fini par rendre infructueuses les velléités offensives de la Squadra Azzurra. Une impuissance qui aurait pu se payer en fin de match sur plusieurs situations dangereuses en transition offertes aux partenaires de Robert Lewandowski.

Comme à l'accoutumée, le sélectionneur national Roberto Mancini avait disposé ses hommes dans un 4-3-3 sur le papier se transformant en 3-4-2-1 quand son équipe avait le ballon, à la faveur de mouvements désormais automatisés :
- l'arrière droit Florenzi reste comme troisième central à la relance quand son homologue côté gauche Emerson prend tout le couloir
- l'ailier droit Chiesa se mue en piston quand Pellegrini (ou Insigne habituellement) se recentre en soutien de l'attaquant

Dans ce qui a longtemps ressemblé à une attaque-défense, Marco Verratti a été une nouvelle fois le phare du jeu offensif de son équipe en apportant constamment de la clarté à une manoeuvre italienne rendue plus laborieuse par la piètre qualité du terrain. En parvenant à garder la balle à terre, sans rebonds - une gageure ce soir - le Parisien réussissait à donner du temps à ses partenaires, même si les conditions ont inévitablement réduit la fréquence de ses échanges courts avec Jorginho.

En particulier, ses petits ballons en cloche sur un pas pour trouver Emerson démarqué et lancé ont longtemps semblé être la porte de sortie des Azzurri pour apporter le danger face à un bloc polonais très resserré centralement. Et puisque ce match disputé, voire heurté, rendait aussi nécessaires certaines basses œuvres, il Gufetto s'est également signalé par son abattage à la récupération, en grattant nombre de ballons dans les pieds polonais avant d'assurer une possession italienne, de lancer un contre ou d'obtenir une faute.

De son côté, Alessandro Florenzi occupait une nouvelle fois un rôle qui lui est désormais familier avec la sélection, mais très éloigné de ce qui lui est demandé en club. Là où l'équipe de Thomas Tuchel, qui penche fortement à gauche en construction et voit son ailier droit (Angel Di María, Julian Draxler ou Pablo Sarabia) repiquer très à l'intérieur, lui demande d'occuper tout le couloir et d'assurer une présence constante sur la largeur, le Mancio laisse ce rôle à Federico Chiesa, et préfère utiliser les bons pieds de l'ex-bandiera de la Roma pour sortir les ballons. Avec une base constante de trois joueurs, soutenue par un double pivot organisateur, la Squadra Azzurra parvient généralement à se défaire des pressions hautes adverses, comme ce soir où après une entame ambitieuse, les Polonais n'ont eu d'autre choix que d'abaisser la hauteur de leur bloc.

Ce positionnement a toutefois des conséquences dans le rôle dévolu à Florenzi offensivement, puisqu'il ne se retrouve que rarement en position de centrer depuis une position excentrée. A l'inverse, on le retrouve dans une position plus intermédiaire de relai avec son ailier droit, et de soutien lorsque celui-ci n'a pas d'autre choix que de repasser à l'intérieur. Dans l'ensemble donc, un match avec probablement moins de danger qu'il peut en créer en club, mais d'une bonne fiabilité technique et même défensive : jamais laissé en un contre un, le néo-parisien a pu se contenter d'assurer avec application ses dégagements et ses fermetures dans ses seize mètres.

Dernier Italien à avoir rejoint les rangs du Paris Saint-Germain, Moise Kean devait agiter une rencontre qui commençait à s'enliser, un rôle qu'il connaît déjà très bien et qu'il aura probablement à remplir régulièrement cette saison encore. Mission partiellement réussie, puisque sa puissance dos au jeu et sa détermination à accélérer vers le but sont directement à l'origine de deux situations offensives de son équipe dans le dernier quart d'heure, mais deux mauvais choix dans la surface adverse au moment de centrer (peu aidé là encore par l'état du terrain) empêcheront son entrée d'avoir l'impact escompté.

A noter également pour l'ex-turinois que son utilisation en club promet d'être différente de celle qui est la sienne sous Mancini, puisqu'à l'instar de ses précédentes sélections, on l'aura vu d'abord attaquant droit très excentré reprenant le rôle de Chiesa, puis milieu offensif axe gauche après l'entrée de Berardi, poste auquel il aura été moins remuant.

Nouvelle occasion de se mettre en valeur pour nos Parisiens mercredi soir, dans le choc du groupe face aux Pays-Bas de Frank de Boer.

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