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PSG/OM (2-1), les performances individuelles

Publié le jeudi 14 janvier 2021 à 3:33 par Philippe Goguet
Le PSG s'est imposé 2-1 face à l'OM dans le Trophée des champions, un match dans l'ensemble géré par les Parisiens. Retour sur leurs performances individuelles au cas par cas.

Navas : Après deux matches au cours desquels il a été très sollicité, le gardien costaricien a vécu un match plutôt tranquille vu que les Phocéens ont surtout tiré à côté. Il a certes été testé sur une tentative de lob de Kamara ou une frappe en angle très fermé de Thauvin mais rien de bien compliqué pour un portier de sa trempe. Il ne peut en revanche rien faire sur la déviation réussie de Payet en fin de match.

Florenzi : Pour sa première titularisation avec Pochettino, l'Italien va d'abord se montrer prudent offensivement, certes aussi empêché de monter par le fort pressing des Marseillais. Il va peu à peu être plus à l'aise dans le jeu et s'offre quelques montées, la première provoquant d'ailleurs un avertissement, mais il va surtout livrer une partie tout en contrôle, peut-être aussi pour éviter de se retrouver en difficulté sur les contres adverses. Sur certains de ceux-ci, Radonjic l'a parfois fait souffrir avec sa vitesse.

Marquinhos : Le capitaine parisien est dans une forme incroyable et l'a encore confirmé avec une partie dantesque, lui qui n'a jamais perdu contre l'OM. N'hésitant pas à suivre Payet pour l'annihiler dès sa prise de balle, il a aussi assuré à la perfection toutes les couvertures en faisant parler sa vitesse et sa lecture des trajectoires. Impressionnant de facilité après la pause sur des ballons parfois pas faciles à gérer, il va repousser bon nombre de tentatives adverses. Et même quand il est lobé sur un long ballon, il gagne le duel qui suit au sol et dégage son équipe. Indispensable, peut-être même le plus de l'équipe.

Diallo : Le gaucher enchaînait aux côtés de Marquinhos et il a forcément moins brillé que son capitaine mais n'a pas démérité pour autant. Rarement sollicité défensivement sur l'heure jouée dans l'axe, il a dans l'ensemble été attentif et a souvent été dans le contrôle. Avec le ballon, il a assuré la plupart du temps, plus quelques bonnes passes dans l'intervalle, mais les quelques risques qu'il a pris n'ont pas souvent payé, au contraire même puisqu'une de ses erreurs s'est transformée en coup franc dangereux après qu'il ait raté sa tentative d'interception pour se rattraper. Il a fini côté gauche, se montrant dans la même lignée, mais il est un peu loin de Thauvin quand ce dernier centre sur le 2-1. 

Kurzawa : De retour dans le onze de départ, il commence par un duel aérien raté et un boulevard offert mais il va dans l'ensemble livrer une bonne partie. Rugueux dans les duels en général, il va notamment réussir quelques bons gestes défensifs devant Thauvin, notamment un en pleine surface. Forcément, le fait qu'il se retrouve parfois à gérer deux joueurs sur son aile va le déstabiliser. Offensivement, il a tenté d'animer son couloir et va y parvenir en partie même si ses centres ont rarement trouvé preneur. Techniquement, il a malgré tout montré de bonnes choses et a plus subi le mauvais match de Mbappé qu'il n'en a profité pour briller.

Kimpembe l'a remplacé pour la dernière demi-heure et a joué ses premières minutes en 2021 après sa blessure. Il s'est montré dans l'ensemble très propre sur ses premiers ballons touchés mais il est en revanche devancé par Payet sur la réduction du score.

Paredes : Un mois pile après son effroyable dernier match contre l'OL, l'Argentin a été relancé et le résultat a été bien meilleur. Dans une position devant la défense qu'il affectionne et parfois même très bas sur le terrain, il a dicté le tempo du jeu parisien et a orienté le jeu à sa guise, l'OM ne le pressant pas si souvent. Malgré quelques passes ratées, le bloc adverse a eu du mal à lui résister en première période, certaines de ses transmissions créant le premier décalage, et il l'a littéralement découpé en pièces dans le second acte avec un nombre impressionnant de transmissions réussies dans un style plus direct. Son art de la passe a offert des situations en nombre et ses partenaires en ont bien profité. Concernant la partie défensive, il y a bien eu quelques bonnes interventions ou contres savamment coupés par des tacles ou des fautes mais son attitude interroge encore parfois. Il est bon de noter son excellent retour dans la surface à la 19e minute mais l'Argentin regarde littéralement l'action aller tout proche de son but en marchant, une attitude difficilement conciliable avec celle d'un milieu défensif de haut niveau. Dans l'ensemble, ce qui était un match de reprise s'est avéré excellent avec le ballon mais encore à améliorer sans. 

Danilo l'a remplacé pour les dernières secondes et il s'est montré dans un rôle défensif avec un bon retour sur un contre dans les dernières secondes mais aussi quelques frayeurs.

Herrera : Le milieu relayeur avait changé de partenaire avec Paredes plutôt que Gueye et il a eu bien du mal à se faire à ce nouveau duo. Peu présent dans l'orientation en début de match, il manque tellement à son rôle de courroie du jeu que c'est Verratti qui doit redescendre à sa place pour animer et orienter, l'Espagnol montant d'un cran. Il va finalement apparaître dans le jeu peu avant la mi-temps et continue dans la foulée, redevenant ce complément utile à ses partenaires au fur et à mesure du match, sans pour autant briller outre-mesure. 

Sarabia l'a remplacé pour les arrêts de jeu.

Verratti : De nouveau aligné un cran plus haut, l'Italien va montrer ses limites dans ce rôle plus, qu'au cours des deux premiers matches. Lui qui est si doué pour organiser le jeu de son équipe et la relancer depuis l'arrière va la plupart du temps subir les événements, trop privé du ballon pour peser. S'il va bien descendre assez vite sur le terrain pour aider, il s'est la plupart du temps effacé devant Paredes et n'a que trop peu pesé durant une large partie du match malgré de nombreux déplacements. Certes formidable contre-presseur et appui redoutable pour ses partenaires, il n'a malgré tout été qu'un joueur de complément. Un complément de luxe et parfois brillant, à l'image de sa tête qui envoie Icardi provoquer le penalty du 2-0, mais un joueur qui a semblé très sous-utilisé dans l'ensemble. Il a fini la partie un cran plus bas et sa maîtrise technique a fait du bien dans les dernières secondes.

Di Maria : Milieu offensif droit théorique mais en réalité très libre sur toute la largeur du terrain, l'Argentin a confirmé le regain de forme entrevu contre Brest en signant une partie où il aura souvent été déstabilisant et dangereux. Très impliqué dans le jeu, il est de pratiquement toutes les occasions parisiennes de la première heure. C'est notamment sa patte gauche fabuleuse qui trouve Icardi sur l'ouverture du score et il a été dans l'ensemble juste avec le ballon et pénible pour l'adversaire dans ses choix. Mieux, il a même semblé être redevenu ce meneur de jeu bis qui brillait en l'absence de Neymar il y a un peu plus d'un an, ce qui est porteur d'espoirs pour la suite. 

Neymar l'a remplacé pour la dernière demi-heure et il s'est placé sur le côté gauche de façon claire. D'abord peu inspiré sur ses premiers ballons, ses coups de boutoir ont fait de plus en plus mal au fur et à mesure que les prises de balles s'enchaînaient. Après avoir provoqué des fautes puis des cartons jaunes, il n'est pas sorti de son match et a transformé le penalty du 2-0 de façon parfaite. Un bon retour au jeu après un mois d'absence.

Mbappé : Placé à gauche, l'attaquant français aura été peu en vue en général et ravivé les doutes sur sa forme quand il a eu le ballon dans les pieds. Pas précis techniquement dans ses prises de balle et toujours à contretemps de ses partenaires, il va perdre un nombre de ballons important et n'a pas réussi grand-chose de bon dans la percussion ou la conduite de balle, même quand il est passé à droite en fin de match. En revanche, ses appels et courses depuis l'extérieur vers l'intérieur ont été tranchants et auraient mérité un meilleur sort que les deux buts refusés pour hors-jeu. C'est d'ailleurs possiblement en exploitant plutôt ses qualités naturelles que Mbappé pourrait rebondir et redevenir ce joueur létal qu'il ne parvient plus à être que de façon sporadique.

Icardi : Pour sa première titularisation depuis deux mois et demi, l'attaquant argentin a marqué des points et s'est placé dans la droite lignée de son entrée réussie contre Brest. Bien que secoué physiquement d'entrée par Caleta-Car, il n'a jamais renoncé et a continué à jouer son jeu, se montrant même plutôt actif via des remises régulières et bien vues. Mais c'est surtout dans la surface qu'il va être très inspiré. Après une bonne tête pas cadrée de peu, il se positionne superbement pour ouvrir le score, certes en deux temps. Il fracasse ensuite la barre transversale d'une frappe terrible du pied gauche puis va disparaître durant un bon moment en seconde période. Il ressort de sa boîte en passant devant un défenseur pour aller provoquer un penalty où il joue bien le coup. Si tout n'est pas parfait et que l'enchaînement des matches devrait lui faire du bien, il a malgré tout signé son meilleur match depuis un bail, possiblement même ce PSG/Saint-Etienne (6-1) qui avait lancé 2020 et avait été l'un des très rares matches réussis au cours d'une année à oublier.

Kean l'a remplacé dans les dernières secondes et s'est surtout signalé dans les duels avec une belle envie. Il n'a pas vraiment eu le temps d'être servi d'un point de vue offensif.

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