A l'issue d'un match qu'il n'a pas gagné mais a dominé dans l'ensemble (1-1), le PSG est reparti de Munich avec la qualification pour la finale en poche. Retour sur les performances individuelles de Parisiens au cas par cas pour ce Bayern/PSG.
Safonov : On pourra toujours douter de l'état de santé du Russe quand il est parti se faire enlever un bandage au doigt alors que ses coéquipiers célébraient le but de Dembélé et sa première demi-heure n'a pas été très rassurante, avec notamment une sortie folklorique sur un centre quelconque. Mais Safonov est peu à peu entré dans son match et a su affirmer sa présence, solide et toujours bien placé sur sa ligne jusqu'au but de Kane, capable d'aller faire le ménage dans les airs poing en avant dans son style unique. Avec ses pieds, il a rarement trouvé Kvaratskhelia, mais c'est visiblement bien cette zone qui était visée, et il a donc réussi sa mission, comme le reste de son match.
Zaïre-Emery : Positionné à droite de la défense comme attendu et pas loin d'être aussi libre que Hakimi puisqu'il était dans la surface sur le centre du 0-1, le jeune milieu a mis un peu de temps à entrer dans sa rencontre d'un point de vue défensif, bousculé dans les duels et perdant quelques ballons chauds. Mais passé la première demi-heure, Zaïre-Emery a changé de dimension et ce sont les Allemands qui ont subi. Capable de presser très haut comme de défendre très bas, il a signé une deuxième mi-temps exceptionnelle, ne laissant que des miettes à Luis Diaz tout en allant constamment harceler Stanisic puis Davies. Un immense match de latéral droit au final.
Marquinhos : Son entraîneur l'avait de nouveau placé face à Luis Diaz et le capitaine parisien a plus que rendu la monnaie de sa pièce au Colombien qui l'avait humilié lors de l'aller. Le marquage individuel de Marquinhos a été de grande qualité, suivant parfois l'ailier du Bayern très loin de sa défense, et il a été un modèle d'intelligence et de gestion dans ce duel compliqué, n'utilisant le joker du carton jaune que dans les derniers instants. Il a aussi su intervenir dans sa surface à bon escient et a été propre techniquement, signe d'un match complet.

Pacho : Les premières minutes ont montré un Pacho bien différent du match aller, concentré, rugueux et dominant, ce sentiment s'est étendu jusqu'au temps additionnel où Kane a su profiter de son seul moment de liberté du soir pour frapper victorieusement. Mais que l'Equatorien lui avait fait mal jusque-là, l'étouffant comme rarement et l'empêchant de peser vraiment dans le jeu. A ce duel gagné, Pacho a aussi ajouté quelques jaillissements impressionnants et une relance pas si mauvaise. On l'avait vu immense à Anfield, on l'a retrouvé colossal à Munich.
Nuno Mendes : Après un premier match très compliqué, le Portugais a eu sa revanche sur Michael Olise, une bascule dans la domination qui est apparue dès les premières secondes avec un Mendes bien plus pêchu qu'une semaine plus tôt. Le carton jaune vite reçu a rééquilibré le duel exceptionnel que se sont livrés les deux hommes mais dans l'ensemble et malgré un coup de mou de l'arrière gauche autour de la demi-heure de jeu, c'est bien Nuno Mendes qui a gagné le deuxième épisode de ce duel de champions. Il s'est parfois un peu trop jeté et a fini épuisé, avec un passage en ailier limité à deux accélérations, mais quel beau rebond de sa part.

Mayulu l'a remplacé pour les dernières minutes et il s'est placé comme ailier gauche mais c'est surtout par des interventions défensives précieuses devant sa défense qu'il s'est le plus signalé.
Vitinha : Dans un match sans la possession du ballon, le Portugais a forcément eu un impact limité sur son équipe mais il a su sortir quelques actions qui ont fait du bien, notamment pour faire respirer son équipe. On l'a aussi retrouvé en très bon tireur de coups de pieds arrêtés pour son compère Neves. Pour le reste, Vitinha a beaucoup couru dans le vide pour limiter les espaces devant sa défense et parfois presser très haut, avec un certain succès. Défensivement, il a eu une vraie utilité en dégageant plusieurs ballons chauds.
João Neves : Quand Luis Enrique parle d'une équipe qui aime lutter bien que pétrie de qualités, comment ne pas penser à lui ? D'une intensité folle dans les duels, toujours là à gratter des ballons et à rendre la vie compliquée à ses adversaires, capable de repartir avec la balle d'un tacle glissé totalement improbable, Neves a été immense à Munich dans sa partie défensive. Il a moins régalé dans le jeu offensif, sans démériter pour autant et en étant proche de marquer de la tête une fois de plus, mais son courage et ses courses en tous genres valaient de l'or.

Fabian Ruiz : Le grand revenant n'a pas déçu et il ne lui a d'ailleurs fallu que quelques minutes pour montrer que le pied gauche est toujours aussi affûté lorsqu'il a envoyé Kvara vers le but d'une passe en une touche parfaite. Son duo avec le Géorgien a d'ailleurs probablement été le meilleur circuit offensif du PSG et Ruiz a délivré quelques offrandes formidables sur des contres. Toujours impliqué défensivement, il a été une vraie aide pour Nuno Mendes face à Olise même si l'Espagnol, en manque de rythme, a aussi un peu souffert en seconde période.
Beraldo l'a remplacé poste pour poste et le Brésilien s'est surtout appliqué à défendre et à verrouiller le côté gauche de façon générale, y parvenant sans faute bête.
Dembélé : Sa frappe victorieuse du pied gauche au bout de quelques minutes a changé le destin du match et ce fut finalement son action la plus marquante de la partie. Régulièrement exilé à droite alors que le jeu parisien penchait à gauche, Dembélé a finalement été assez peu trouvé pour attaquer. Il a donc défendu, beaucoup, et n'a jamais rechigné à presser pour gêner. Un match de généreux, alors qu'il est pourtant un talentueux avant tout.

Barcola l'a remplacé et il s'est placé à droite. Le PSG ne jouait plus que des contres et l'ailier s'est souvent retrouvé isolé. Il est parvenu plusieurs fois à s'arracher pour obtenir quelque chose de ballons impossibles mais a paradoxalement eu plus de mal à bonifier des actions plus faciles.
Doué : Attendu à droite, c'est finalement surtout dans l'axe qu'il a été et il a mis du temps à prouver sa place sur le terrain et de la justesse dans le jeu. Pas dans le ton techniquement en première période et avec du mal à garder la balle dos au but, il a au moins toujours tenté de s'arracher pour réparer ses erreurs. Mais repassé à droite en seconde période, il a alors fait mal au Bayern, ses conduites de balle impeccables faisant gagner des mètres à Paris jusqu'à créer des occasions de but. Son incroyable volume de courses s'est beaucoup fait ressentir à ce moment-là, son immense talent aussi.

Hernandez l'a remplacé et il a verrouillé le couloir avant tout, entrant en arrière gauche. Pas de fioritures avec le ballon, mais une belle application défensive qui a fini d'éteindre Olise.
Kvaratskhelia : Au bout de trois minutes, il avait déjà rappelé qu'il est l'homme de cette Champions League 2026 avec cette action qu'il a initiée puis relayée de façon parfaite jusqu'à ce centre en or pour Dembélé. Inarrêtable côté gauche, capable de bonifier des ballons impossibles, il a fait des miracles avec ses pieds durant une large partie du match bien que régulièrement isolé. Si dominateur qu'Upamecano est venu s'occuper de lui en personne à de nombreuses reprises, le Géorgien a juste manqué la balle de 2-0 après une action d'élite. Mais il a compensé par une activité défensive dingue pour un talent pareil. Quel match encore une fois.