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15 pensées rapides sur Nice/PSG (0-4)

Publié le dimanche 22 mars 2026 à 23:59 par Philippe Goguet
Au lendemain d'un Nice/PSG (0-4) marqué par des choix de Luis Enrique totalement inattendus, retour sur ce match en 15 pensées rapides à propos du contenu collectif, du contexte général ou encore de quelques individualités.
Au lendemain d'un Nice/PSG (0-4) marqué par des choix de Luis Enrique totalement inattendus, retour sur ce match en 15 pensées rapides à propos du contenu collectif, du contexte général ou encore de quelques individualités.
  1. Le précédent déplacement des Parisiens en Ligue 1 s'était soldé par une victoire 1-0 au Havre en ayant pourtant une multitude d'occasions. Ce succès à Nice y ressemble un petit peu, à une différence notable : cette fois-ci les joueurs du PSG ont un peu moins tremblés devant le but et se sont ainsi assurés une fin de match tranquille.
     
  2. Senny Mayulu était déjà un milieu relayeur très adroit devant le but, mais la qualité de l'enchaînement de Dro Fernandez sur sa première réalisation avec le club de la capitale laisse à penser que le PSG a récupéré un nouveau milieu de terrain avec de vraies facultés devant le but. Le contrôle pour effacer le dernier défenseur était impeccable et la frappe qui a suivi parfaitement placée est le signe d'une vraie maîtrise du geste de la part du jeune milieu. 
  3. Les Niçois pourront hurler autant qu'ils veulent à l'arbitrage, il est déjà miraculeux que le dénommé Youssouf ait pu atteindre l'heure de jeu sachant qu'il avait asséné un véritable coup de poing dans le dos de Pacho à la 20e minute puis fracassé la cheville de Désiré Doué cinq minutes plus tard. À cet instant, à lui seul, il en aurait déjà dû être à un penalty, un carton rouge évident avec, et possiblement un second carton rouge pour ce tacle engagé et très douteux sur le jeune milieu offensif parisien. Il aura donc fallu la troisième agression de ce joueur violent pour que l'arbitre prenne enfin ses responsabilités.
     
  4. Il aura donc fallu attendre plus de 2 ans pour voir Lucas Beraldo enfin être testé au milieu du terrain par son entraîneur, pourtant pas le dernier à déplacer les joueurs sur le terrain. C'est probablement la première et dernière fois que des supporters Parisiens auront pensé à un replacement avant l'entraîneur, immense spécialiste de la chose.
  5. La mi-temps très réussie de Lucas Beraldo dans l'entrejeu a été décrite par son entraîneur comme « une très belle surprise », ce qui sous-entend donc que Luis Enrique n'imaginait pas vraiment le Brésilien être en mesure de briller à ce poste. Toute projection autour de Beraldo milieu de terrain doit toutefois être compensée par quelques rappels : Lee Kang-in a joué à ce poste quelques matchs il y a des mois, montrant au passage un réel potentiel à ce poste, il n'y a plus rejoué une minute depuis...
     
  6. Si ce repositionnement venait à se confirmer, cela offrirait au milieu parisien un second gaucher après Fabian Ruiz, désormais porté disparu depuis deux mois. Autre gaucher concerné, Lucas Hernandez pourrait bien être un autre grand bénéficiaire de l'éventuel remplacement de Beraldo au milieu, l'axe gauche de la défense devenant soudainement beaucoup plus accessible.
     
  7. De façon inattendue et très naturelle, Luis Enrique a salué le match de Lucas Hernandez, expliquant que le Français tenait son rang dès qu'il jouait. Il a également salué les prestations de Dro ou encore Mayulu parmi les joueurs qui jouent peu. Pas un mot en revanche pour la prestation de Lee, ce qui va dans le sens d'un joueur qui n'a pas marqué de points.
  8. Pas certain que le PSG a souvent signé des semaines à deux déplacements, sept buts marqués et zéro encaissé en ayant joué un 8e de finale retour de Ligue des Champions et un match jamais facile de Ligue 1.
     
  9. À lui seul, l'axe Vitinha-Dembélé est juste beaucoup trop fort pour n'importe quelle équipe de Ligue 1 qui décide de laisser un peu d'espace. Entre la capacité du Portugais à faire avancer le ballon et le sens de la passe du Français un cran plus haut, les deux hommes font sauter n'importe quelle organisation défensive du championnat de France de par leur seul talent. Il n'y a pas vraiment de honte à avoir pour les équipes de notre cher Ligue des talents, des formations de niveau continental ont exactement le même problème face au talent des deux hommes.
     
  10. Autant Ilya Zabarnyi commence à montrer de belles dispositions dans le duel, au sol ou dans les airs, autant l'Ukrainien reste toujours très perfectible dans la lecture des trajectoires aériennes, les deux seules opportunités de Nice en première période venant de longs ballons depuis la droite sur lesquels le défenseur central parisien peine à comprendre où se situe la menace, à savoir dans son dos.
     
  11. Doué aurait largement pu inscrire un triplé ce samedi soir à Nice et ce n'est pas forcément une critique des deux dernières occasions qu'il s'est procuré où il a fait le choix individuel plutôt que collectif. Mais il faut reconnaître au jeune milieu offensif qu'il ne se trompe pas beaucoup lorsqu'il choisit de frapper en force face au but. Bien que doté d'une technique soyeuse, il a en revanche un taux de réussite bien moins important lorsqu'il tente de trouver des zones plus compliquées que le plein milieu du but sous la barre.
  12. Il y a eu des compositions d'équipe difficiles à anticiper de la part de l'entraîneur du PSG cette saison mais celle-ci à Nice sera forcément sur le podium. L'entraîneur avait parlé à quelques reprises de faire jouer Nuno Mendes un cran plus haut, mais il était inattendu qu'il le fasse dès lors que Bradley Barcela était blessé. C'est bien évidemment Kvara qui était attendu sur ce côté gauche où il brille tant lors des soirs de Ligue des Champions mais le facétieux Luis Enrique avait donc décidé de l'utiliser en fausse pointe.
     
  13. Comment Nuno Mendes fait-il pour être aussi peu inspiré lorsqu'il est trouvé arrêté haut sur le terrain et aussi létal lorsque, dans la même zone, il arrive à être trouvé en étant lancé ? Le Portugais, dans l'ensemble bon technicien, paraît même pataud lorsque le ballon lui parvient et qu'il est fixé au sol.
     
  14. On se demande encore comment le VAR mais également Ligue 1+ ont fait pour passer sous silence le coup de poing reçu par Pacho de la part de Youssouf sur le corner de la 20e ? Le geste est clair, brutal, et diffusé en direct. Pas un mot, pas une allusion, à croire qu'il n'a pas existé. Et ce n'est pas comme si Pacho n'était pas resté au sol pendant quelques secondes après avoir reçu ce coup, de quoi laisser le temps de comprendre ce qui s'est passé.
     
  15. Il y a un côté symbolique fort à ce que ce soit le plus jeune joueur de l'effectif et le dernier arrivé qui inscrive le centième but des Parisiens cette saison. Pas anodin non plus le fait que l'action soit initié par Vitinha puis brillamment relayée par Dembélé, les deux joueurs les plus importants du jeu parisien.

 


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